La sanctification est loin d'être acquise lors de la conversion.
C'est un objectif à atteindre qui implique de s'être engagé sur la voie qui y mène après avoir franchi la porte étroite :
« Je parle comme un homme à cause de votre faiblesse naturelle. Et comme vous avez offert vos membres en esclaves de l'impureté et de l'injustice, au nom de l'injustice, offrez maintenant vos membres comme esclaves de la justice, en vue de la sanctification. » (Romains 6.19)
Au terme du chemin, le fruit de la sanctification se profile pour ceux qui persévèrent jusqu'au bout.
Ce fruit, c'est la vie éternelle ...
« Car le salaire du péché, c'est la mort. Mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. » (Romains 6.22)
2. L'espérance du salut.
Paul scinde la sanctification en deux étapes :
1. La justification qui repose sur la foi,
2. La profession de foi, dans la persévérance, qui conduit au salut.
« Si tu professes de ta bouche que Jésus est Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu L’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
Car croire en son cœur conduit à la justice, et professer de sa bouche conduit au salut. »
(Romains 10.9-10)
Le salut repose sur l'Evangile ou "bonne nouvelle", par lequel le salut est annoncé :
« Par Lui, vous avez entendu aussi la parole de vérité, l'Evangile de votre salut. En Lui encore, vous avez cru et vous avez été marqués d'un sceau par l'Esprit de la promesse, le Saint.
Ce sont les arrhes de notre héritage, en attendant la rédemption, dont nous prendrons possession. Louons donc Sa gloire ! »
(Ephésiens 1.13-14)
Mais le salut demeure une espérance car il est au terme de chaque parcours individuel :
« Car c'est en espérance que nous avons été sauvés. Voir ce que l'on espère, ce n'est plus espérer, car comment espérer ce que l'on voit ? » (Romains 8.24)
Dans l'étude sur la "prédestination", nous avons relevé quatre étapes mentionnées par Paul :
« Ceux qu'Il a prédestinés, Il les a aussi appelés. Et ceux qu'Il a appelés, Il les a aussi justifiés. Ceux qu'Il a justifiés, Il les a aussi glorifiés. » (Romains 8.30)
La justification s'achève par la glorification, dernière étape qui se concrétise par le salut.
L'espérance du salut nous accompagne donc comme un casque protecteur entre les deux dernières étapes : justification et glorification.
« Nous qui sommes du jour, soyons sobres, revêtus de la cuirasse de la foi et de l'amour, avec pour casque : l'espérance du salut !
Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais pour l'obtention du salut par notre Seigneur Jésus Christ. »
(1 Thessaloniciens 5.8-9)
Nous retrouvons dans ce passage trois éléments présentés par ailleurs comme éternels :
« Maintenant donc il demeure la foi, l’espérance, l'amour, tous trois. Le plus grand des trois, c’est l'amour ! » (1 Corinthiens 13.13)
La foi et l'amour forment une cuirasse que le disciple portera pour l'éternité.
Mais pourquoi mettre l'espérance sur un même plan ?
Le salut étant acquis au terme de cette vie terrestre, que pourrons-nous encore espérer ?
Que serait donc cette vie éternelle s'il n'y avait plus rien à espérer ?
La vie éternelle ne deviendrait-elle pas un long parcours monotone et sans attrait ?
L'espérance est une composante de la dynamique du vivant, celle qui nous fait avancer vers l'horizon sans jamais l'atteindre.
Mais au gré de cette marche vers l'infini dans le Royaume de Dieu, vous pourrez prendre le temps d'observer, d'écouter, de savourer chaque instant présent.
3. Le but à atteindre.
La perspective de cette marche vers l'infini s'approche ...
« Sachant en quel temps nous sommes, c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus proche de nous que lorsque nous avons cru. » (Romains 13.11)
Elle s'approchait pour Paul, pour les disciples qui ont vécu à ses côtés, pour ceux qui vivent maintenant et s'inscrivent dans la profession de foi chrétienne :
« Mais qu'importe ? De toute manière, que ce soit un prétexte, ou en vérité, le Christ est annoncé. Je m’en réjouis, et je m’en réjouirai encore.
Car je sais que cela aboutira à mon salut, grâce à vos prières et à l’assistance de l’Esprit de Jésus Christ. »
(Philippiens 1.18-19)
En nous accordant Sa miséricorde, le Seigneur nous a fait le plus beau des dons ...
« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi. Et ceci ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Cela ne vient pas des œuvres, afin que personne ne se vante. » (Ephésiens 2.8-9)
Et le don de Sa grâce, en nous conduisant à une sainte vocation, à la sanctification, nous accompagne depuis notre conception ... et pour toujours :
« Il nous a sauvés et appelés à une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels. » (2 Timothée 1.9)