L'impôt du Temple

L'impôt du Temple

Spécificités

de Matthieu

Onzième spécificité :

L'impôt du Temple


Evangile selon Matthieu : Chapitre 17

24. S'étant rendus à Capharnaüm, les percepteurs de didrachmes s'approchèrent de Pierre et dirent : « Votre maître ne paie-t-il pas les didrachmes ? »

25. Il dit : « Oui ». De retour à la maison, Jésus prit les devants pour lui demander : « Selon toi, Simon, les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt ? De leurs fils ou des étrangers ? »

26. Comme il répondait : « Des étrangers », Jésus lui déclara : « Donc, les fils sont libres.

27. Mais, afin de ne pas les scandaliser, va à la mer jeter l'hameçon et remonte le premier poisson venu. En ouvrant sa bouche, tu trouveras un statère. Prends-le et donne-leur pour moi et pour toi. »

Commentaires et annotations

La liberté dans la foi
Le didrachme consistait en un impôt annuel de deux drachmes pesant sur chaque Juif pour l'entretien du Temple de Jérusalem.

Le statère valait de deux à quatre drachmes, et Jésus décide donc de s'acquitter librement de l'impôt du Temple.

Une simple phrase résume la position de Jésus à l'égard des obligations de chacun dans le cadre de leur foi :

« Donc, les fils sont libres. » (Matthieu 17.26)

Qui sont "les fils" ?

Les fils symbolisent l'ensemble des fidèles d'une confession religieuse.

Cette liberté dans la foi a largement été bafouée dans le monde chrétien car, dès le VIe siècle après Jésus-Christ, la dîme fut rendue obligatoire et l'excommunication promise pour "les fils" de l'Eglise qui ne s'en acquitteraient pas.

Si la plupart des dénominations chrétiennes ont renoncé à cette contrainte, d'autres persistent à imposer la dîme comme une loi.

Pourtant, il est écrit dans le Nouveau Testament :

« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, non à regret ou par nécessité, car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens 9.7)

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