Les interdits religieux et toutes sortes de pratiques rituelles ont toujours imprégné l'esprit humain, faussant le jugement, troublant la conscience.
Paul savait de quoi il parlait puisqu'il était issu du milieu des Pharisiens qui étaient profondément ancrés dans la religiosité.
Jésus a bouleversé les consciences par Ses enseignements en professant notamment :
« Car c'est de l'intérieur, du cœur de l'homme, que sortent les mauvaises paroles et les inconduites, les vols, les meurtres, les adultères, la cupidité, la méchanceté, la ruse, la débauche, l'envie, le blasphème, l'orgueil, la déraison.
Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. »
(Marc 7.21-23)
Paul nous enseigne par ailleurs :
« Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n'est à rejeter, si on le prend avec action de grâce. » (1 Timothée 4.4)
Que peut-on ajouter à cela ?
N'est-ce donc pas la conscience humaine qui est capable de pervertir ce qu'elle a pu recevoir ?
Et si le fait d'avoir une conscience faussée est de nature à fausser le jugement en voyant le mal partout, et surtout là où il n'est pas, n'allons-nous pas transformer notre vie en enfer et imposer aux autres de vivre ce même enfer ?
Il incombe donc à chacun d'examiner l'état de sa conscience afin de mieux comprendre la nature des actes, des paroles, et des pensées qui nous animent.
Cette prise de conscience de nos réelles impuretés, et l'abandon des fausses croyances, contribue au changement d'état d'esprit qui accompagne la conversion, et doit s'accompagner d'un changement de comportements.
Tout ne sera pas réglé en un jour.
L'adversaire demeure présent, il s'efforce de semer la confusion dans l'esprit des croyants, de les accuser à tort.
En insinuant le doute, il retarde l'évolution du croyant en le tirant en arrière, vers ses mauvaises habitudes issues de son passé, de son éducation, de sa culture.
Il faudra persévérer dans ce combat, dans cette création d'une conscience nouvelle.
Aussi, ne perdons pas de temps en commençant dès à présent !