On ne peut énumérer les tentations tant elles sont nombreuses.
Paul a ciblé pour sa part certaines d'entre elles, comme la colère, le vol ou la médisance :
« Etes-vous en colère ? Ne péchez pas ! Que le soleil ne se couche pas sur votre amertume. N'offrez pas une occasion au diable.
Que le voleur cesse de voler mais plutôt qu'il prenne la peine d'accomplir ce qui est bien de ses propres mains. Il pourra ainsi partager avec celui qui est dans le besoin.
Qu'aucune parole malvenue ne sorte de votre bouche, mais plutôt quelque bonne parole pour édifier celui qui en a besoin et apporter une grâce à ceux qui l'écoutent.
N'attristez pas le Saint Esprit de Dieu par qui vous avez été marqués d'un sceau en vue du jour du rachat.
Que soient bannis de chez vous toute amertume, fureur ou colère, cri et insulte, ainsi que toute méchanceté.
Soyez bons les uns envers les autres, compatissants. Pardonnez-vous mutuellement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ. »
(Ephésiens 4.26-32)
Savoir pardonner à l'image du Seigneur, n'est-ce pas la meilleure réponse ?
Sachant que face à l'adversité, le pardon que vous accorderez ne calmera pas pour autant la ou les parties qui vous agressent.
Il faudra donc serrer les dents ...
« Ne soyez nullement effrayés par les adversaires. Ce sera pour eux le signe de leur perte et pour vous celui du salut, et cela vient de Dieu.
Car il vous a été donné la grâce, pour servir Christ, non seulement de croire en Lui, mais encore de souffrir pour Lui.
Vous livrez le même combat que vous m'avez vu mener, et dont vous m'entendez encore parler. »
(Philippiens 1.28-30)
Les épreuves seront-elles insupportables ?
Non, Paul nous invite à croire que le Seigneur en limitera la portée.
Cependant : « Que celui qui croit tenir debout prenne garde de ne pas tomber !
La tentation ne s'est pas vraiment emparée de vous, seulement celle à la mesure de l'homme. Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, Il vous donnera aussi le moyen d'en sortir et de pouvoir la supporter. »
(1 Corinthiens 10.12-13)
Le soutien du Seigneur nous est indispensable par la consolation qu'Il nous apporte :
« Il nous console dans toutes nos détresses, afin que nous ayons le pouvoir de consoler tous ceux qui sont dans la détresse, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu.
Car si les souffrances du Christ abondent pour nous, c'est aussi par le Christ que notre consolation abonde.
Si nous sommes en difficulté, c'est pour votre consolation et votre salut. Si nous sommes consolés, c'est pour que vous soyez réconfortés afin de supporter les mêmes souffrances, comme nous les subissons aussi.
Et notre espérance pour vous est ferme, sachant que, en partageant les souffrances, vous partagez aussi la consolation. »
(2 Corinthiens 1.4-7)
Cette consolation est l'annonce d'une première rétribution.
Mais la rétribution sera encore plus conséquente pour ceux qui auront semé pour la justice :
« Celui qui fournit la semence au semeur, et le pain pour nourriture, fournira et multipliera votre semence et fera croître les fruits de votre justice.
En tout, vous serez enrichis de toute libéralité. Elle produit par notre intermédiaire une action de grâce envers Dieu. »
(2 Corinthiens 9.10-12)
2. La rétribution selon les œuvres.
Paul a mis en valeur ses expériences de la vie afin de servir d'exemple aux disciples qui doivent apprendre à résister pour porter du fruit :
« Je sais vivre dans l’indigence, et je sais aussi être dans l’abondance. J’ai appris en toutes circonstances à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance comme dans le besoin.
Je peux tout par Celui qui me fortifie.
Cependant, vous avez bien fait de prendre part à ma détresse.
Car vous le savez, Philippiens, au début de la prédication de l’Evangile, en partant de Macédoine, aucune Eglise n’entra en compte avec moi, en débit ou crédit, si ce n'est vous seuls.
Déjà à Thessalonique, une puis deux fois, vous m'avez envoyé de quoi pourvoir à mes besoins.
Ce n’est pas que je recherche les dons, mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte. »
(Philippiens 4.12-17)
Produire du fruit afin d'être rétribué en conséquence, tel est l'objectif.
Cependant, toutes les œuvres ne se valent pas.
Et si celles-ci se révèlent improductives, l'auteur qui agit de bonne foi ne perdra pas pour autant son salut ...
« L'œuvre de chacun sera manifeste le jour venu, car c'est le feu qui la révèlera, et chaque œuvre sera éprouvée par le feu.
Celui dont l'œuvre, qu'il a édifiée dessus, résistera, celui-là recevra un salaire.
Celui dont l'œuvre sera consumée en subira la conséquence. Il sera cependant sauvé, mais comme on l'est à travers le feu. »
(1 Corinthiens 3.13-15)
La Bible nous enseigne que nous ne sommes pas justifiés par nos œuvres mais par la foi.
Cependant, la rétribution dans le Royaume de Dieu dépendra des œuvres accomplies et du fruit obtenu.
Qu'en sera-t-il plus précisément ?
Nous le saurons en temps voulu !
3. Ce qui nous attend.
Le but à atteindre implique des contraintes, à l'image d'un sportif qui doit avoir une discipline de vie pour gagner :
« Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d’y avoir ma part.
Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais un seul remporte le prix ? Aussi, courez afin de le remporter !
Tout concurrent s’impose toutes sortes d’abstinences, et ils font ceci pour obtenir une couronne périssable, mais nous, pour une couronne impérissable. »
(1 Corinthiens 9.23-25)
Paul s'est consacré à la diffusion de l'Evangile, non sans peine :
« Et c’est à cause de tout cela que j'endure des souffrances. Mais je n’en ai pas honte car je sais en qui j’ai cru. Et je suis persuadé qu’Il a le pouvoir de garder ce qu'Il m'a confié jusqu’à ce jour-là. » (2 Timothée 1.12)
Cependant, les peines, les souffrances, les contraintes en ce monde doivent être considérées comme secondaires :
« Que les esclaves obéissent en tout à leurs maîtres d'ici-bas, non pour chercher à plaire aux hommes qui les surveillent, mais en toute simplicité de cœur, dans la crainte du Seigneur.
Quelle que soit votre activité, travaillez de bon cœur comme pour le Seigneur, et non pour les hommes.
Vous savez que vous recevrez du Seigneur l'héritage en récompense. Soyez au service du Seigneur Christ. »
(Colossiens 3.22-24)
Quoique secondaires, les peines endurées ne sont pas vaines :
« Aussi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables. Abondez toujours plus dans l'œuvre du Seigneur, sachant que votre peine dans le Seigneur n'est pas vaine. » (1 Corinthiens 15.58)
4. Le jour de gloire.
Pour ceux qui, comme Paul, on subi de multiples tourments, souffrances et persécutions, il est légitime d'espérer rejoindre le Seigneur au plus tôt :
« Car pour moi Christ est ma vie, et mourir m’est un gain.
Mais si vivre ici-bas apporte du fruit à l'ouvrage, que faut-il choisir ? Je ne sais.
Je suis tiraillé par ce dilemne. Le désir de partir pour être avec Christ me semble bien préférable.
Mais il est plutôt nécessaire de rester en vie à cause de vous. »
(Philippiens 1.21-24)
Paul devait se résoudre, par compassion, à rester afin de poursuivre sa mission d'évangélisation.
Cette mission incluait un accompagnement des disciples afin de les fortifier dans l'espérance et l'attente du jour de gloire :
« Nous savons que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus. Il nous placera avec vous près de Lui.
Car tout arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder l'action de grâce d’un plus grand nombre à la gloire de Dieu.
Donc, ne perdons pas courage. Même si notre enveloppe humaine se dégrade, notre être intérieur se renouvelle jour après jour.
Car les légères afflictions que nous vivons actuellement produisent, en s'accumulant, un capital de gloire infini.
Ne soyons pas attentifs à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible. Car ce qui est visible est provisoire, mais ce qui est invisible est éternel. »
(2 Corinthiens 4.14-18)
Barnabas et Paul avaient notamment souligné que les épreuves n'étaient pas négligeables :
« Ils affermissaient l'âme des disciples, les exhortant à demeurer dans la foi, car :
Il nous faut beaucoup d'épreuves pour entrer dans le Royaume de Dieu. »
(Actes 14.22)
Mais la récompense est grande ...
« Et vous les affligés, vous aurez du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus se révèlera dans le ciel avec les anges de Sa puissance. » (2 Thessaloniciens 1.7)
L'avènement du Seigneur, ou parousie, est une source de réjouissance pour les croyants, surtout les plus affligés, comme l'enseignait Jésus :
« Heureux les affligés, car ils seront consolés. » (Matthieu 5.4)
Il ne reste plus qu'à s'armer de patience ...
« Désormais, la couronne de justice m’est réservée. Le Seigneur, le juste juge, me la remettra le jour venu. Non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » (2 Timothée 4.8)