A l'aube de la Création, avant même que celle-ci soit manifeste, apparaît une créature que chacun peut identifier :
« Il est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute créature.
Car en Lui, toutes choses furent créées, dans les cieux comme sur la terre, visibles et invisibles, comme les trônes, souverainetés, principautés et autorités. Tout a été créé par Lui et pour Lui.
Il est avant toutes choses, et tout subsiste pour Lui.
Il est la tête du corps de l’Eglise. Il est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin d’avoir en tout le premier rang.
Car la toute plénitude a trouvé bon d'habiter en Lui. »
(Colossiens 1.15-19)
Paul nous parle du commencement, et le Seigneur ajoute :
« Moi, Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » (Apocalypse 22.13)
Le Seigneur est dépositaire de la puissance primordiale et, de ce fait, Il est l'autorité fondamentale :
« Car en Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.
Et vous êtes en Lui, pleinement comblés : Il est le chef de toute domination et de toute autorité. »
(Colossiens 2.9-10)
Du fait que le principe d'autorité repose sur le Créateur de celle-ci, Paul en déduit que toute autorité vient de Dieu et doit, de ce fait, être respectée :
« Que chaque individu soit soumis aux autorités supérieures. Car il n'est d'autorité qui ne vienne de Dieu, celles qui existent sont établies par Dieu.
Aussi, celui qui s'oppose à l'autorité se dresse contre l'ordre de Dieu. Ceux qui se rebellent ainsi hériteront de la condamnation sur eux-mêmes.
En effet les magistrats ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu recevras ses éloges !
Car elle est au service de Dieu pour te pousser au bien. Mais si tu fais le mal, crains-là ! Car ce n'est pas en vain qu'elle porte le glaive, puisqu'elle est au service de Dieu pour montrer Sa colère envers celui qui agit mal.
C'est pourquoi il est nécessaire de se soumettre, non seulement à cause de la colère, mais aussi du fait de la conscience.
C'est aussi pour cette raison que vous payez des impôts. Ceux qui les perçoivent sont chargés par Dieu de s'acquitter de cette fonction.
Rendez à chacun son dû : l'impôt à qui de droit, la taxe de même, la crainte à qui doit être craint, l'honneur à Celui qui doit être honoré. »
(Romains 13.1-7)
Paul s'est d'ailleurs excusé le jour où il manqua de respect au grand prêtre :
« Je ne savais pas, frères, que c'était le grand prêtre, car il est écrit :
Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple. »
(Actes 23.5)
Ses recommandations envers Tite vont dans le même sens :
« Tu leur rappelleras d'être subordonnés aux dirigeants et aux autorités, d'obéir, afin d'être prêts pour toute œuvre bonne. » (Tite 3.1)
Mais tous ceux qui sont investis de l'autorité ne sont pas armés de bonnes intentions ...
« Je recommande donc, avant tout, de faire des demandes, des prières, des requêtes et actions de grâce pour tous les hommes.
De même pour les rois et ceux qui sont élevés en autorité, afin que nous menions une vie calme et tranquille, en toute piété et dignité. »
(1 Timothée 2.1-2)
Ils sont même nombreux ceux qui, gonflés d'orgueil, se croient investis de prérogatives qui les poussent à se prendre pour des dieux :
« Car il y a bien de prétendus dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, et de fait, ils sont nombreux ces dieux et ces seigneurs.
Mais pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous vivons, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous vivons. »
(1 Corinthiens 8.5-6)
Revêtus de leurs illusions de gloire, ils en oublient leur condition humaine qui les conduit, comme tout mortel, à la déchéance finale ...
« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.23)
Tous ont péché mais ceux qui croient en Jésus Christ deviennent des enfants de Dieu.
Ils attendent Sa Gloire afin de la partager :
« Tous ceux qui sont guidés par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu.
Vous n'avez pas reçu un esprit de servitude, qui vous ramène dans la peur, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : "Abba ! Père !"
L'Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers. D'une part héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ d'autre part, si toutefois nous souffrons avec Lui, afin d'être glorifiés avec Lui.
J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes de la gloire qui doit nous être révélée.
Car la création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
En effet, la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise, avec cette espérance :
Que la création soit elle-même libérée de l'esclavage de la corruption pour partager la liberté et la gloire des enfants de Dieu. »
(Romains 8.14-21)
Et face à eux, les puissants de ce monde, ceux qui exigeaient le respect sans respecter qui que ce soit, se verront dépouillés de toute puissance et de toute gloire :
« Il a dépouillé les dominations et les autorités, les a publiquement portées en dérision, en triomphant d’elles. » (Colossiens 2.15)
2. La puissance du Seigneur.
Comment s'exprime la véritable puissance ?
Est-ce par le pouvoir orgueilleux, à l'image de ce qui domine ce monde ?
Ou par une faiblesse apparente ... qui annonce la puissance à venir ?
« Ainsi vous cherchez la preuve que Christ parle en moi, Lui qui n'est pas faible envers vous, mais montre Sa puissance en vous.
Car c'est dans la faiblesse qu'Il a été crucifié, mais Il vit par la puissance de Dieu. Et si nous sommes faibles en Lui, nous vivrons avec Lui par la puissance de Dieu envers vous. »
(2 Corinthiens 13.3-4)
L'exemple du Christ, qui s'est humilié jusqu'au bout, doit nous guider :
« Comportez-vous ainsi entre vous comme étant en Jésus Christ.
Bien que de condition divine, Il n’a pas considéré Son égalité avec Dieu comme une proie à saisir.
Mais Il s’est dépouillé Lui-même, en prenant la condition d'un serviteur pour devenir semblable aux hommes. Et Il a pris forme humaine !
Il s’est humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même à mourir sur la croix.
C’est pourquoi Dieu L’a souverainement élevé, et Lui a fait le don du Nom qui est au-dessus de tout nom.
Afin que, au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre.
Et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, pour la gloire de Dieu le Père. »
(Philippiens 2.5-11)
Revêtus de la foi en Christ, dans l'attente du Royaume de Dieu, la puissance du Seigneur nous permet d'envisager sereinement la résurrection :
« Mais nous, notre citoyenneté est dans les cieux, d’où nous attendons aussi le Sauveur : le Seigneur Jésus Christ.
Il transformera ce corps de misère en le rendant semblable au corps de Sa gloire, par la force qui Lui permet d’assujettir toutes choses à Son pouvoir. »
(Philippiens 3.20-21)
Car la puissance du Seigneur est au-dessus de tout :
« Il est au-dessus de tout prince et autorité, de toute puissance et seigneurie, et de tout nom qui puisse être nommé, non seulement en ce monde, mais aussi dans celui qui vient.
Il a tout mis sous Ses pieds et Il L'a placé à la tête de toute l'Eglise.
Elle est Son corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. »
(Ephésiens 1.21-23)
Aussi l'exemple du Christ permet de nous éclairer sur nos forces et nos faiblesses, sachant que celles-ci nous conduisent sur des chemins de gloire ...
« Car de l'aveu de tous, le mystère de la piété est grand. Il fut manifesté dans la chair, justifié dans l'Esprit, vu des anges, proclamé parmi les païens, cru dans le monde, puis enlevé dans la gloire. » (1 Timothée 3.16)
3. De la gloire à la Gloire.
Les gloires terrestres sont toujours éphémères.
Mais la rencontre du Seigneur par la foi peut nous faire toucher du doigt une gloire qui préfigure la gloire éternelle.
Moïse en a fait l'expérience sur le Sinaï :
« Le ministère de la mort, gravé en lettres sur les pierres, fut d'une telle gloire que les Israëlites ne pouvaient regarder le visage de Moïse à cause de cette gloire, bien que passagère, sur son visage.
De combien sera supérieur en gloire le ministère de l'Esprit ?
En effet, si le ministère de la condamnation fut glorieux, combien le sera davantage le ministère de la justice !
Car ce qui fut alors glorifié en cette occasion ne l'est plus face à cette gloire débordante.
En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent sera bien plus glorieux.
Avec une telle espérance, nous disposons d’une pleine assurance. »
(2 Corinthiens 3.7-12)
Pour Paul, cette gloire fut passagère car elle n'était pas portée par l'espérance d'une gloire plus puissante et permanente.
Porteur des tables de la Loi écrites sur la pierre, Moïse rayonnait pourtant de cette gloire car le don de la Loi était profondément novateur ...
« Il est manifeste que vous êtes une lettre du Christ, pour notre service, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, dans vos cœurs.
Telle est notre assurance, grâce au Christ, devant Dieu.
Nous ne pouvons mettre à notre compte une quelconque capacité venant de nous-mêmes, car nos capacités viennent de Dieu.
C'est aussi Lui qui nous a rendus capables d'être ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit. Car la lettre tue, tandis que l'Esprit donne la vie.
Le ministère de la mort, gravé en lettres sur les pierres, fut d'une telle gloire que les Israëlites ne pouvaient regarder le visage de Moïse à cause de cette gloire, bien que passagère, sur son visage. »
(2 Corinthiens 4.3-7)
La gloire de Moïse fut passagère, mais annonciatrice d'une gloire éternelle : celle de l'Esprit !
« Car, le Seigneur c’est l’Esprit ! Et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
Nous tous, qui avons eu le visage voilé, reflétons maintenant la gloire du Seigneur comme dans un miroir. Nous sommes transfigurés en cette même image, de gloire en gloire, par le Seigneur, qui est l'Esprit. »
(2 Corinthiens 3.17-18)
Les disciples de la nouvelle alliance ne portent plus les tables de la loi gravées dans la pierre, mais les tables de la foi dans leur chair, dans leur cœur.
Il leur incombe de célébrer cette gloire :
« Ainsi, nous servons à célébrer Sa gloire, nous qui d'avance avons espéré en Christ. » (Ephésiens 1.12)
Car cette gloire est celle des justes :
« Pour les uns, qui œuvrent avec persévérance à rechercher la gloire, l'honneur et l'incorruptibilité, ce sera la vie éternelle.
Pour les autres, esprits contestataires rebelles à la vérité mais soumis à l'injustice, ce sera la colère et la fureur.
Détresse et angoisse pour toute âme humaine ayant commis le mal, d'abord le Juif, mais le Grec aussi.
Gloire, honneur et paix, par contre, pour quiconque agit bien, d'abord le Juif, mais aussi le Grec. »
(Romains 2.7-10)
Et cette gloire qu'ils vivent intérieurement pourra resplendir quand le Seigneur se manifestera :
« Lorsque le Christ apparaîtra, alors votre vie apparaîtra aussi avec Lui dans la gloire. » (Colossiens 3.4)
Attachons-nous à cette espérance :
« En ce jour-là, Il viendra pour être glorifié en Ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru, car vous avez cru à notre témoignage. » (2 Thessaloniciens 1.10)
Car maintenant est venu le temps de la reconnaissance et de la louange :
« Le seul qui soit immortel, habitant une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir. A Lui sont l'honneur et la puissance éternelle. Amen. » (1 Timothée 6.16)
Glorifions le Seigneur au-dessus de tout :
« Vous connaîtrez l’amour du Christ, qui surpasse toute connaissance, afin d'être comblés jusqu’à recevoir toute la plénitude de Dieu.
A Lui qui a le pouvoir, au-delà de tout, par la puissance qui agit en nous, de réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou pensons.
A lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus Christ, pour toutes les générations aux siècles des siècles. Amen ! »
(Ephésiens 3.19-21)
A Dieu la Gloire pour l'éternité :
« Car tout est de Lui, par Lui et pour Lui. A Lui la gloire pour l'éternité ! Amen. » (Romains 11.36)