Hélas, il n'en est pas toujours ainsi, même au sein des familles chrétiennes.
Car la tentation est grande de tomber dans le piège des désaccords et des divisions. Beaucoup finissent d'ailleurs par se replier sur eux-mêmes pour éviter de nouvelles désillusions ...
« Venons-en à ce que vous m’avez écrit : "Il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme".
Cependant, pour éviter la débauche, que chacun ait sa femme, et que chacune ait son mari.
Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et de même pour la femme envers son mari.
Ce n'est pas la femme qui dispose de son corps, mais son mari. De même, ce n'est pas le mari qui dispose de son corps, mais sa femme.
Ne vous privez pas l’un de l’autre, sauf d’un commun accord pour un temps, afin d'être disponibles pour la prière. Puis unissez-vous, afin que votre manque de maîtrise ne donne à Satan l'occasion de vous tenter.
Je dis cela par condescendance, ce n'est pas un ordre.
Je voudrais que tous les hommes soient comme moi, mais chacun tient de Dieu un don particulier, pour l'un celui-ci, pour l'autre celui-là.
Donc, je dis aux célibataires et aux veuves qu'il est bon pour eux de rester ainsi, comme moi.
S'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que brûler.
Mais à ceux qui sont mariés, je prescris, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari.
Si elle en est séparée, qu'elle ne se remarie pas ou bien qu'elle se réconcilie avec son mari. Que le mari ne repousse pas sa femme.
Je dis aux autres, c'est moi qui parle et non le Seigneur : si un frère à une femme non croyante, et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la repousse pas.
Et si une femme a un mari non croyant, et qu'il consente à habiter avec elle, qu'elle ne repousse pas son mari.
Car le mari non croyant a été sanctifié par sa femme, et la femme non croyante a été sanctifiée par le frère. Autrement, vos enfants seraient impurs or, maintenant ils sont saints.
Si le non croyant veut se séparer, qu'il se sépare. Dans de tels cas, le frère ou la sœur ne sont pas liés. Dieu vous a appelés pour vivre en paix !
En effet, sais-tu femme si tu sauveras ton mari ? Ou bien, sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
D'ailleurs, que chacun vive dans la condition que le Seigneur lui avait assignée lorsque Dieu l'a appelé. C'est ce que je recommande à toutes les Eglises. »
(1 Corinthiens 7.1-17)
Paul recommande à ceux qui vivent en couple de vivre dans l'unité et la fidélité.
Son choix personnel était différent car il est resté célibataire.
Paul n'est pas hostile aux unions entre croyants et incroyants mais, de toute évidence, sa préférence va au célibat :
« Concernant les vierges, je n’ai pas d’ordre du Seigneur, mais je donne un avis comme un homme qui, ayant reçu du Seigneur miséricorde, peut être digne de confiance.
Je pense donc qu'il est bon, à cause des temps difficiles, oui, il est bon à un homme d’être ainsi.
Es-tu lié à une femme ? Ne cherche pas la rupture. N’as-tu aucune attache envers une femme ? Ne cherche pas de femme.
Pourtant, si tu te maries, tu ne pèches pas. Et si la vierge se marie, elle ne pèche pas. Mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner.
Je dis ceci, frères, parce que le temps est compté. Désormais, que ceux qui ont une femme soient comme n’en ayant pas.
Que ceux qui pleurent soient comme s'ils ne pleuraient pas. Que ceux qui se réjouissent soient comme s'ils ne se réjouissaient pas et ceux qui achètent comme s'ils étaient dépossédés.
Que ceux qui profitent du monde soient comme s'ils n’en profitaient pas, car la figure de ce monde passe.
Je veux que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié se soucie des affaires du Seigneur et cherche comment plaire au Seigneur.
Par contre celui qui est marié se soucie des affaires du monde et cherche comment plaire à sa femme.
Et il est partagé ! De même, la femme sans mari et la vierge se soucient des affaires du Seigneur, afin d’être saintes de corps et d’esprit. Par contre, celle qui est mariée se soucie des affaires du monde et cherche comment plaire à son mari.
Je dis ceci dans votre intérêt. Je le dis non pas pour vous prendre au piège, mais afin de bien vous tenir dans l'assiduité auprès du Seigneur, sans être partagé.
Si quelqu'un craint manquer de retenue envers la vierge qui lui est destinée, pris d'un désir ardent et souhaitant qu'il en soit comme il le veut, qu'il le fasse, qu'ils se marient, il ne commet pas de péché.
Cependant, celui qui reste ferme dans son cœur, qui a toute autorité sur sa propre volonté, et qui a décidé dans son for intérieur de respecter la virginité de sa fiancée, celui-là fera bien.
Ainsi, celui qui épouse sa fiancée fait bien, et celui qui ne l'épouse pas fera encore mieux.
Une femme est liée à son mari pour autant qu'il vit. Si le mari meurt, elle est libre d'épouser qui elle veut, mais seulement dans le Seigneur.
A mon avis, elle sera plus heureuse si elle reste comme elle est. C'est ce que je pense, ayant moi aussi l'Esprit de Dieu. »
(1 Corinthiens 7.25-40)
Paul, considérant que les temps étaient "difficiles", et que "le temps est compté", se situait dans l'optique des temps de la fin.
Il croyait à un retour prochain du Seigneur et à la nécessité de se consacrer à l'Evangile.
De ce fait, le mariage créant des obligations entre époux, avec des enfants, la disponibilité pour le service du Seigneur s'en trouve atténuée.
Ce choix est conforme à une prédication de Jésus qui disait :
« En effet, il y a des eunuques engendrés comme tels dans le ventre de leur mère, des eunuques qui le sont devenus du fait des humains, et d'autres qui le deviennent d'eux-mêmes en vue du Royaume des cieux. » (Matthieu 19.12)
Paul s'est aussi exprimé sur la problématique de l'adultère, suivant la Loi de Moïse :
« Ignorez-vous frères, je m'adresse à des spécialistes de la loi, que la loi ne domine sur l'homme qu'aussi longtemps qu'il vit ?
Ainsi, la femme est liée par la loi à la domination de son mari de son vivant. Mais, si le mari meurt, elle est délivrée de la loi conjugale.
Donc, du vivant de son mari, elle sera adultère si elle va vers un autre homme. Si le mari meurt, elle est libre au regard de la loi et ne sera pas adultère si elle va vers un autre homme. »
(Romains 7.1-3)
Selon la Loi, l'adultère n'était conçu que de la part des femmes.
Toujours selon la Loi, la femme est soumise à la "domination" de son mari, et Paul considère cette relation comme une duplication de la soumission de l'homme envers le Seigneur :
« Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte du Christ.
Que les femmes soient envers leurs maris comme envers le Seigneur.
Car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l’Eglise, le Sauveur de son corps.
Or, comme l’Eglise est subordonnée au Christ, les femmes le sont aussi en tout à leurs maris.
Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise. Il s’est livré Lui-même pour elle.
Afin de la sanctifier en la purifiant, en la baignant d'eau, dans la parole.
Afin de faire paraître devant Lui-même une Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.
Ainsi les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même.
Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend soin, comme le Christ le fait pour l’Eglise.
Car nous sommes membres de Son corps.
"C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux ne seront qu'une seule chair."
Ce mystère est grand. Moi, je dis qu'il se rapporte au Christ et à l’Eglise.
Quoi qu'il en soit, les uns et les autres, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. »
(Ephésiens 5.21-33)
En retour de cette soumission de la femme, le mari doit être prêt à se sacrifier pour elle comme le Christ s'est sacrifié pour Son Eglise.
Cette relation n'est pas évidente dans un monde où de telles considérations sur l'amour semblent irréelles.
C'est pourquoi Paul écrit qu'il s'agit d'un "mystère".
Car il sera difficile de comprendre et d'admettre que l'homme et la femme, comme Paul le rappelle en citant Genèse 2.24, forment une seule chair à l'image du Christ et de Son épouse : l'Eglise.
2. La famille.
Paul reprend dans l'épître aux Colossiens ce qu'il a dit aux Ephésiens à propos des époux en élargisant le champ de sa réflexion aux enfants :
« Que les épouses soient subordonnées aux maris comme il convient dans le Seigneur.
Que les maris aiment leurs femmes et ne s'énervent pas contre elles.
Que les enfants obéissent en tout aux parents, car cela plait au Seigneur.
Que les pères n'exaspèrent pas leurs enfants de peur qu'ils ne se découragent. »
(Colossiens 3.18-21)
Nous voyons dans ces recommandations une réciprocité entre époux, d'une part, et entre parents et enfants, d'autre part.
Il s'adresse aux Ephésiens en se référant à Exode 20.12 et Deutéronome 5.16, mais aussi à toute l'Eglise car cette épître était probablement une circulaire :
« Les enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur, car cela est juste.
"Honore ton père et ta mère", c'est le premier commandement avec une promesse :
"Afin que tu aies bonheur et longue vie sur terre".
Quant aux pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les éduquant et en les instruisant dans le Seigneur. »
(Ephésiens 6.1-4)
La promesse d'avoir une longue vie dans le prolongement du respect des parents mérite d'être méditée.
Combien d'enfants ont vu partir leurs parents, ou l'un des deux, sans leur avoir exprimé leur affection ?
Combien se sont quittés fâchés, et ont ensuite regretté de ne pas avoir dit à leurs parents, de leur vivant, qu'ils souhaitaient faire la paix ?
Ces ressentiments, ce pardon qui n'a pas été accordé, va hanter l'âme des survivants qui seront loin de connaître le bonheur.
Ces remords pourront même abréger leurs vies par des maladies ou la détresse morale.
Aussi, réconciliez-vous avec vos parents avant qu'il ne soit trop tard pour le faire ...
Dans le cadre de ses réflexions sur la famille, Paul va aussi s'adresser aux responsables de l'Eglise :
« Cette parole est digne de foi : si quelqu'un aspire à l'épiscopat, il désire une belle œuvre.
Mais il faut que l'épiscope soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, honorable, accueillant, capable d'enseigner.
Il ne doit pas se laisser aller à boire, ni à se battre, mais être doux, sans querelle, désintéressé.
Qu'il dirige bien sa propre maison, tenant ses enfants dans l'ordre, en toute dignité. »
(1 Timothée 3.1-4)
Les autres serviteurs du Seigneur doivent aussi afficher une conduite méritoire :
« Les diacres aussi doivent être sérieux, n'avoir qu'une parole, buvant peu, sans rechercher des gains malhonnêtes.
Qu'ils conservent le mystère de la foi dans une conscience pure.
Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite le diaconat, s’ils sont irréprochables.
Que les femmes soient de même sérieuses, non médisantes, sobres, fidèles en tout.
Les diacres doivent être maris d’une seule femme, et bien conduire leurs enfants et leurs maisons respectives. »
(1 Timothée 3.8-12)
Enfin, il y a les aînés qui méritent toute notre attention :
« Ne sois pas rude avec un vieillard, mais exhorte-le comme un père, et les jeunes gens comme des frères.
Traite les femmes âgées comme des mères, les jeunes femmes comme des sœurs, en toute pureté.
Honore les veuves qui sont vraiment veuves.
Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent d'abord à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qui leur est dû en retour, car ceci est agréable à Dieu.
Celle qui est vraiment veuve, qui est demeurée tout à fait seule, qu'elle mette son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans les requêtes et les prières.
Mais celle qui vit dans les plaisirs est déjà morte, quoique vivante.
Prescris-leur tout ceci, afin qu’elles soient irréprochables.
Si quelqu’un ne prend pas soin des siens, et surtout ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un incroyant.
Pour inscrire une veuve en tant que telle, il faut qu'elle ait au moins soixante ans et n'ait eu qu'un seul mari.
Elle doit être réputée pour ses belles œuvres, avoir élevé des enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les malheureux, et s'être ainsi impliquée dans toute œuvre bonne.
Par contre, tu écarteras les jeunes veuves. Car lorsque leurs désirs les éloignent du Christ, elles veulent se remarier.
Elles risquent d'être jugées pour avoir rompu leur premier engagement.
De plus, étant inactives, elles vont de maison en maison pour ne rien faire, pour apprendre les bavardages et les indiscrétions et parler à tort et à travers.
Je veux donc que les jeunes se remarient pour avoir des enfants, diriger leur maison, et ne donnent aucune prise aux médisances de l'adversaire.
Car il en est déjà qui se sont égarées en suivant Satan.
Si une croyante a des veuves, qu'elle les assiste afin que l'Eglise n'en ait pas la charge, afin de pouvoir assister celles qui sont réellement veuves. »
(1 Timothée 5.1-16)