Les fruits de l'Esprit

Exemplaire et humble




La lecture de la Bible et, notamment, les recommandations sur la conduite à tenir, peuvent nous inciter à dire :

"Je n'y ariverai pas !"

La barre à franchir est souvent très haute.

Mais le but de ces enseignement est-il de nous faire franchir la barre en toutes situations ou de nous élever afin de nous améliorer ?

N'est-ce pas ainsi que nous allons préparer notre entrée dans le Royaume de Dieu ?

Auquel cas, si nous ne pouvons atteindre le but, il nous incombe cependant de tendre vers ce qui est Beau, Honnête et Juste, c'est-à-dire de nous tendre vers Dieu.

1. L'exemplarité face au péché.

En matière d'exemplarité, Paul ne ménage pas les disciples quand il leur dit :

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3.16)

Habités par l'Esprit de Dieu, les disciples se doivent donc d'être exemplaires face au péché :

« Ainsi, considérez-vous de même comme étant morts au péché, d'une part, et vivants pour Dieu en Jésus Christ, d'autre part.

Aussi, que le péché ne règne pas dans vos corps mortels pour obéir à ses convoitises.

Ne faites pas de vos membres des armes d'injustice au service du péché. Mais disposez de vous-mêmes comme des vivants revenus d'entre les morts pour Dieu, et faites de vos membres des armes de justice pour Dieu.

Car le péché ne dominera plus sur vous. Vous n'êtes plus en effet sous la loi, mais sous la grâce.

Mais quoi ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce ? Qu'il n'en soit rien !

Ne savez-vous pas qu'en entrant au service de quelqu'un pour obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché pour mourir, soit de l'obéissance qui mène à la justice. » (Romains 6.11-18)

Cette exemplarité semblait d'autant plus évidente pour Paul qu'il voyait venir l'imminence du retour du Seigneur :

« La nuit est avancée, le jour approche. Rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons plutôt les armes de la lumière.

Conduisons-nous convenablement, comme en plein jour, loin des ripailles et des beuveries, sans coucheries ni débauches, sans querelles ou jalousies.

Mais revêtez le Seigneur Jésus Christ, et ne vous préoccupez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises. » (Romains 13.12-14)

De ce fait, Paul nous invite à faire preuve de sagesse face à l'inconscience qui règne sur ce monde :

« Prenez bien garde à vous conduire non comme des insensés mais comme des sages. » (Ephésiens 5.15)

Etre purs et irréprochables dans un monde qui croule sous le poids du péché, telle est la recommandation de Paul :

« Et je prie pour que votre amour s'accroisse en pleine connaissance et en parfaite compréhension.

Ainsi vous discernerez ce qui convient pour être purs et irréprochables au jour du Christ. » (Philippiens 1.9-10)

Ce comportement va nous mettre à l'écart du péché, réservés pour Dieu, c'est le but de la sanctification.

Irréprochables, inattaquables ... Paul aurait pu ajouter intouchables.

Selon la Loi de Moïse, ce qui était impur était intouchable.

Mais désormais, c'est la pureté qui rend le disciple intouchable par le péché :

« Vous étiez autrefois des étrangers, ennemis tant par la pensée que par vos mauvaises actions.

Mais maintenant, Il vous a réconciliés par Sa mort dans un corps de chair afin de vous présenter saints et irréprochables, inattaquables devant Lui. » (Colossiens 1.21-22)

2. L'exemplarité face au monde.

Il est toujours facile de donner des conseils, de prêcher des recommandations.

Mais pour être crédible, il faut être soi-même en mesure de les respecter ...

« C'est ainsi que moi, je cours, mais non à l’aveuglette. Si je me bats, ce n'est pas en frappant dans le vide.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens en bride, afin de ne pas être moi-même disqualifié aux yeux des autres, après leur avoir prêché. » (1 Corinthiens 9.26-27)

Il est donc indispensable de se montrer exemplaire pour ne pas être l'objet de critiques :

« Ne soyez une source de scandale ni pour les Juifs, ni pour les Grecs, ni pour l'Eglise de Dieu. » (1 Corinthiens 10.32)

En ce qui concerne Paul, ce principe s'appliquait quelque soient les situations :

« Nous ne voulons être pour personne un sujet de scandale afin que notre ministère soit sans reproche.

En toute situation, nous nous recommandons nous-mêmes comme ministres de Dieu avec beaucoup de constance : dans les détresses, les contraintes, les angoisses ;

sous les coups, dans les prisons, les émeutes, les fatigues, les veilles, les jeûnes ;

par la pureté, la science, la patience, la bonté, par l'Esprit Saint et l'amour sans feinte ;

par la parole de vérité, la puissance de Dieu, avec les armes offensives et défensives de la justice ;

dans la gloire et le mépris, avec bonne réputation ou traités d'imposteurs bien que véridiques ;

inconnus bien que très connus, moribonds et toujours vivants, châtiés mais sans être mis à mort ;

apparemment attristés mais toujours joyeux, très pauvres mais enrichissants, nous semblons démunis mais nous possédons tout !

Nous avons parlé pour vous, Corinthiens, notre cœur s'est grand ouvert. » (2 Corinthiens 6.3-11)

Il recommande aux disciples d'avoir une attitude réservée :

« Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains saintes, sans colère ni dispute.

Quant aux femmes, qu'elles se parent elles-mêmes avec décence et modestie, en tenue convenable, et non de tresses, avec de l'or, des perles ou de riches vêtements.

Car ce sont les bonnes œuvres qui conviennent aux femmes qui professent la crainte de Dieu. » (1 Timothée 2.8-10)

L'exemple doit venir des plus anciens, afin que les générations suivantes bénéficient de bonnes références :

« Mais toi, enseigne ce qui est conforme à la saine doctrine.

Les vieillards doivent être sobres, dignes, pondérés, sains dans la foi, l'amour et la persévérance.

De même les femmes âgées, par leur mode de vie, seront dignes de ce qui est saint : non médisantes, non adonnées aux excès de vin, enseignant ce qui est bien.

Ainsi apprendront-elles aux jeunes à aimer leur mari et leurs enfants.

Qu'elles soient modestes, chastes, femmes d'intérieur, subordonnées à leurs maris afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée.

Exhorte aussi les jeunes gens à se comporter sagement.

En tout domaine, toi aussi, montre-toi comme un modèle de belles œuvres, dans la pureté et le respect de la doctrine.

Que ta parole soit saine, indiscutable, afin que l'adversaire soit couvert de confusion en n'ayant rien de mal à dire à notre sujet. » (Tite 2.1-8)

Ainsi les plus jeunes pourraient devenir des modèles et, de ce fait, être mieux respectés par les plus anciens :

« Que personne ne méprise ta jeunesse, mais sois, pour les croyants, un modèle en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. » (1 Timothée 4.12)

Pour être irréprochable, il est nécessaire de s'appuyer sur une base solide, ce que Paul appelle "le commandement", c'est-à-dire notre Bible, recueil de la Parole de Dieu.

« Garde avec toi le commandement en demeurant sans tache, irréprochable, jusqu'à la manifestation de notre Seigneur Jésus Christ ! » (1 Timothée 6.14)

De ce fait, ceux qui sont habilités à répandre la Parole au sein de l'Eglise, ou à servir dans le cadre du culte, doivent être irréprochables :

« Cette parole est digne de foi : si quelqu'un aspire à l'épiscopat, il désire une belle œuvre.

Mais il faut que l'épiscope soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, honorable, accueillant, capable d'enseigner.

Il ne doit pas se laisser aller à boire, ni à se battre, mais être doux, sans querelle, désintéressé.

Qu'il dirige bien sa propre maison, tenant ses enfants dans l'ordre, en toute dignité.

Car si quelqu'un ne sait pas gérer sa propre maison, comment prendrait-il soin d'une Eglise de Dieu ?

Ce ne doit pas être un néophyte, pour ne pas être aveuglé par l'orgueil et tomber sous la même condamnation que le diable.

Il faut qu'il ait aussi un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l'opprobre et les filets du diable.

Les diacres aussi doivent être sérieux, n'avoir qu'une parole, buvant peu, sans rechercher des gains malhonnêtes.

Qu'ils conservent le mystère de la foi dans une conscience pure.

Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite le diaconat, s’ils sont irréprochables.

Que les femmes soient de même sérieuses, non médisantes, sobres, fidèles en tout.

Les diacres doivent être maris d’une seule femme, et bien conduire leurs enfants et leurs maisons respectives.

Car ceux qui exercent bien leur diaconat s’acquièrent un rang honorable, et une grande assurance dans la foi en Jésus Christ. » (1 Timothée 3.1-13)

Ce que Paul a recommandé à Timothée, il le recommande également à Tite :

« Je t'ai laissé en Crète afin que tu achèves d'organiser ce qui doit l'être encore en établissant des anciens dans chaque ville comme je te l'ai ordonné.

Chacun d'eux doit être irréprochable, mari d'une seule femme, avec des enfants croyants que l'on ne puisse accuser d'inconduite ou d'insoumission.

Il faut en effet que l'épiscope soit irréprochable en sa qualité d'intendant de Dieu : ni arrogant, ni coléreux, ni buveur, ni bagarreur, ni avide de gains malhonnêtes.

Qu'il soit hospitalier, ami du bien, pondéré, juste, saint, maître de soi.

Attaché à l'enseignement d'une parole digne de foi, il sera ainsi capable d'exhorter dans la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs. » (Tite 1.5-9)

3. L'humilité.

L'humilité n'est ni un don de l'Esprit, ni un fruit de l'Esprit, si l'on se réfère aux épîtres de Paul.

Ce peut-être le produit d'une éducation, ou d'expériences ayant incité à demeurer humble, le but étant de ne pas se croire supérieur au reste du monde ...

« Vivez en accord les uns avec les autres, sans vous montrer prétentieux, mais en quête d'humilité. Ne vous prenez pas pour des sages. » (Romains 12.16)

Mais le monde nous regarde, et il arrive que cette humilité soit parfois mal perçue.

Paul s'interroge à ce sujet face aux Corinthiens :

« Ou bien, ai-je commis un péché en m’abaissant moi-même, afin que vous soyez élevés, quand nous vous avons gratuitement annoncé l’Evangile de Dieu ? » (2 Corinthiens 11.7)

Mais il finit par leur livrer cette réponse :

« S'il faut se mettre en valeur, je me vanterai de ma faiblesse. » (2 Corinthiens 11.30)

Reconnaître sa faiblesse et ses limites démontre l'aptitude à reconnaître ses fautes et à se repentir.

C'est d'autant plus nécessaire pour un personnage qui, comme Paul, a reçu des dons du Seigneur.

Car au vu de ses expériences, cette faiblesse fait sa force :

« C'est à cause de ces révélations extraordinaires. Afin que je n'en tire aucun orgueil, j'ai reçu une écharde dans la chair, un ange de Satan qui me frappe pour m'éviter de me vanter.

A ce sujet, j'ai prié le Seigneur par trois fois de l'écarter de moi.

Mais Il m'a dit : "Ma grâce te suffit, car la puissance se révèle dans la faiblesse."

C'est donc fort volontiers que je me ferai plutôt valoir dans mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ.

C'est pourquoi je me complais dans les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les angoisses pour Christ. Car quand je suis faible, alors je suis fort ! » (2 Corinthiens 12.7-10)

La véritable force ne réside pas dans les comportements prétentieux, arrogants, mais dans l'humilité de celui qui reconnaît ses limites.

Et si le Seigneur a bien voulu nous doter de quelques dons, n'oublions jamais que ceux-ci n'ont pas pour but de nous vanter mais de servir à l'utilité commune :

« En effet, qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te faire valoir comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4.7)

4. L'humilité et l'obéissance.

Ainsi, l'humilité implique de ne pas se croire supérieur à qui que ce soit.

Le fait d'être disciples de Jésus ne fait nullement de nous des "élus" au-dessus du reste de l'humanité, mais simplement des pécheurs grâciés par le sacrifice du Christ :

« Ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire, mais en toute humilité. Considérez les uns et les autres comme supérieurs à vous-mêmes.

Que chacun de vous, au lieu de veiller sur ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.

Comportez-vous ainsi entre vous comme étant en Jésus Christ.

Bien que de condition divine, Il n’a pas considéré Son égalité avec Dieu comme une proie à saisir.

Mais Il s’est dépouillé Lui-même, en prenant la condition d'un serviteur pour devenir semblable aux hommes. Et Il a pris forme humaine !

Il s’est humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même à mourir sur la croix.

C’est pourquoi Dieu L’a souverainement élevé, et Lui a fait le don du Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Philippiens 2.3-9)

Jésus est le modèle de l'humilité.

Sa soumission à la volonté du Père illustre le comportement qu'il faut avoir face aux autorités :

« Que chaque individu soit soumis aux autorités supérieures. Car il n'est d'autorité qui ne vienne de Dieu, celles qui existent sont établies par Dieu.

Aussi, celui qui s'oppose à l'autorité se dresse contre l'ordre de Dieu. Ceux qui se rebellent ainsi hériteront de la condamnation sur eux-mêmes.

En effet les magistrats ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu recevras ses éloges !

Car elle est au service de Dieu pour te pousser au bien. Mais si tu fais le mal, crains-là ! Car ce n'est pas en vain qu'elle porte le glaive, puisqu'elle est au service de Dieu pour montrer Sa colère envers celui qui agit mal.

C'est pourquoi il est nécessaire de se soumettre, non seulement à cause de la colère, mais aussi du fait de la conscience.

C'est aussi pour cette raison que vous payez des impôts. Ceux qui les perçoivent sont chargés par Dieu de s'acquitter de cette fonction.

Rendez à chacun son dû : l'impôt à qui de droit, la taxe de même, la crainte à qui doit être craint, l'honneur à Celui qui doit être honoré. » (Romains 13.1-7)

Selon Paul, toute autorité vient de Dieu car c'est Dieu, en effet, qui a institué le principe d'autorité dont Il est le premier titulaire.

Paul se réfère dans ces versets aux situations où la justice des hommes est correctement exercée pour réprimer le mal.

Mais que faire si cette autorité est corrompue ?

Paul nous dit de nous soumettre « du fait de la conscience ».

Face à l'injustice, notre conscience nous dira de nous tourner vers le seul Juste, notre Seigneur, en le priant de nous indiquer ce que nous devons faire.

Car « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5.29)

Paul nous confirme par ailleurs ceci :

« C'est pourquoi, mes bien-aimés, puisque vous avez obéi en tout temps, non seulement en ma présence mais encore plus, maintenant, en mon absence, que votre salut soit productif dans la crainte et le respect.

Car Dieu actionne en vous, selon Son bon vouloir, la volonté et la mise en œuvre.

Accomplissez tout sans murmures ni discussions.

Ainsi serez-vous irréprochables et sans compromission, des enfants de Dieu sans défaut au milieu d'une génération dévoyée et pervertie où vous brillerez comme des flambeaux dans le monde. » (Philippiens 2.12-15)

Si le Seigneur actionne en nous « la volonté et la mise en œuvre », il va de soi que ce ne sera pas pour pécher en nous associant aux puissances de ce monde investies de l'autorité et qui servent l'injustice.

Ces autorités ne servent pas le Seigneur mais le diable, même si elles affichent, pour tromper le monde, l'apparence de la foi en Dieu.

En refusant les alliances infâmes, vous serez « irréprochables et sans compromission ».

Ayons un comportement digne de notre Seigneur, en Lui demandant de nous corriger si nécessaire :

« Nous tous donc, ayons le comportement des parfaits. Et si vous vous comportez autrement en quelque point, Dieu vous le révèlera aussi. » (Philippiens 3.15)

Si l'humilité n'est ni un don de l'Esprit, ni un fruit de l'Esprit, comment la définir ?

Peut-être comme le fruit d'un combat intérieur qui consiste à savoir s'effacer et admettre ses limites.

Agé de dix-huit ans, un jeune homme trouva un jour ce mot qui lui était destiné :

"Chaque chose à sa place."

Celui qu'il croyait être son meilleur ami lui avait écrit ce mot car il pensait que ce jeune homme avait voulu se mêler de sa vie privée.

Ce n'était pas le cas et la lecture de ce mot injuste l'a peiné.

Mais il s'est toujours souvenu qu'il faut effectivement savoir rester à sa place, sans autre ambition que de rechercher à faire ce qui est bien.

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Récapitulatif

des versets cités

dans leurs contextes

1 ... 1 Corinthiens 3.16

2 ... Romains 6.11-18

3 ... Romains 13.12-14

4 ... Ephésiens 5.15

5 ... Philippiens 1.9-10

6 ... Colossiens 1.21-22

7 ... 1 Corinthiens 9.26-27

8 ... 1 Corinthiens 10.32

9 ... 2 Corinthiens 6.3-11

10 .. 1 Timothée 2.8-10

11 .. Tite 2.1-8

12 .. 1 Timothée 4.12

13 .. 1 Timothée 6.14

14 .. 1 Timothée 3.1-13

15 .. Tite 1.5-9

16 .. Romains 12.16

17 .. 2 Corinthiens 11.7

18 .. 2 Corinthiens 11.30

19 .. 2 Corinthiens 12.7-10

20 .. 1 Corinthiens 4.7

21 .. Philippiens 2.3-9

22 .. Romains 13.1-7

23 .. Actes 5.29

24 .. Philippiens 2.12-15

25 .. Philippiens 3.15