De passage à Ephèse, Paul rencontre quelques disciples auxquels il demande :
« Avez-vous reçu l'Esprit Saint en devenant croyants ?
Ils lui répondirent : "Mais nous n'avons pas même entendu parler d'un Esprit Saint."
Il ajouta : "Comment avez-vous été baptisés ?"
Ils répondirent : "Selon le baptême de Jean."
Paul dit : "Jean a baptisé le peuple d'un baptême de repentance en disant de croire en Celui qui viendrait après lui, c'est-à-dire en Jésus."
Ils l'écoutèrent et se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Paul leur imposa les mains et l'Esprit Saint vint sur eux. Ils parlaient en langues et prophétisaient. »
(Actes 19.2-6)
Ce passage nous décrit un processus classique auquel plusieurs mouvances chrétiennes se réfèrent : baptême d'eau au Nom du Seigneur Jésus, apposition des mains, dons de l'Esprit.
Cette dernière étape est considérée comme étant le baptême dans l'Esprit Saint.
Mais cela ne se passe pas toujours dans le même ordre ...
« Comme Pierre prononçait encore ces paroles, l'Esprit Saint descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.
Les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits que le don du Saint-Esprit soit aussi répandu sur les païens.
Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre reprit la parole :
"Peut-on empêcher que ceux-ci soient baptisés d'eau, alors qu'ils ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ?"
Il décida qu’ils soient baptisés au nom de Jésus Christ. »
(Actes 10.44-48)
Dans le cas présent, le baptême de l'Esprit est reçu avant le baptême d'eau.
Ceci nous montre que le Seigneur n'est pas prisonnier des rituels qui sont, trop souvent, le fruit de traditions ne venant pas de Dieu.
Rappelons ce que Jésus a dit à ce sujet en citant Ésaïe 29.13 :
« En vain, ils me vénèrent, les préceptes qu'ils enseignent ne sont que directives humaines. » (Matthieu 15.9)
Qu'il s'agisse des conditions individuelles de la conversion, ou de la réception des dons de l'Esprit, le Seigneur opère comme Il l'entend en fonction de chaque individu.
Sachant que nous sommes tous différents, à Ses yeux nous sommes tous uniques ... mais les dons sont multiples !
=> 1. La prophétie.
L'Ancien Testament nous présente de nombreux prophètes faisant fonction de porte-parole du Seigneur.
La qualité de prophète est couramment revendiquée par des individus qui ne le sont pas.
C'est dans les faits, et par leur accomplissement, que l'on identifie la nature prophétique d'une proclamation.
C'est ainsi que l'emprisonnement de Paul avait été annoncé par un prophète :
« Nous y résidions depuis plusieurs jours quand un prophète, nommé Agabus, arriva de Judée.
Il vint nous voir et, après avoir ôté la ceinture de Paul, il se lia les pieds et les mains en disant : L'Esprit Saint dit ceci :
L'homme auquel appartient cette ceinture sera lié de même à Jérusalem par les Juifs qui le livreront aux mains des païens. »
(Actes 21.10-11)
Paul, lui-même, révèle son don prophétique quand il annonce à ceux qui sont pris avec lui dans une tempête interminable :
« Hommes, je pressens que ce voyage se fera avec des dommages et beaucoup de pertes, non seulement pour la cargaison et le navire, mais également pour nos vies. » (Actes 27.10)
Aussi Paul attache-t-il beaucoup d'importance à la fonction prophétique :
« Recherchez l'amour, et faites preuve de zèle pour les manifestations spirituelles, surtout pour prophétiser.
Car celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, puisque personne ne comprend. Cependant, c'est par l'Esprit qu'il énonce des mystères.
Celui qui prophétise parle aux hommes en édifiant, en exhortant, en réconfortant.
Celui qui parle en langue s'édifie lui-même. Par contre, celui qui prophétise édifie l'assemblée.
Je veux que tous vous parliez en langues, mais surtout que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus utile que celui qui parle en langue, à moins qu'il n'interprête, afin que l'assemblée en soit édifiée. »
(1 Corinthiens 14.1-5)
=> 2. La glossolalie.
La glossolalie est le fait de parler ou de prier à haute voix dans une langue ayant l'aspect d'une langue étrangère, inconnue de la personne qui parle, ou par une suite de syllabes incompréhensibles.
Lorsque Paul évoque le parler en langue, c'est de celà qu'il s'agit :
« Car celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, puisque personne ne comprend. » (1 Corinthiens 14.2)
Cette façon de parler en langue diffère totalement de la xénoglossie.
=> 3. La xénoglossie.
La xénoglossie ou xénolalie désigne la faculté de parler, ou d'écrire, dans une langue étrangère sans l’avoir apprise.
Cela s'est produit lors de la Pentecôte :
« Quand ce bruit se produisit, la foule s'assembla dans la confusion parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
Ils étaient stupéfaits et s'étonnaient en disant : "Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment les entendons-nous chacun dans notre propre langue de naissance ?
Les Parthes comme les Mèdes, Elamites, habitants de Mésopotamie, de Judée ou de Cappadoce, du Pont et d’Asie !
De Phrygie et de Pamphylie, d’Egypte et des terres de Cyrène en Libye, ou ceux qui résident à Rome !
Juifs comme prosélytes, Crétois et Arabes, tous nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu ! »
(Actes 2.6-11)
Ce phénomène exceptionnel par son ampleur, et très rare, n'a donc rien à voir avec ce que l'on entend couramment dans certaines assemblées de chrétiens qui pratiquent non pas la xénolalie mais la glossolalie.
=> 4. Les rêves et les visions.
Restons dans le prolongement de la Pentecôte où une manifestation fréquente de l'Esprit dans l'Ancien Testament est annoncée : le rêve ou la vision.
« Je déverserai de mon Esprit sur toute chair et vos fils et vos filles prophétiseront. Vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des songes.
Et même sur mes serviteurs et mes servantes, en ces jours-là je déverserai de mon Esprit et ils prophétiseront. »
(Actes 2.17-18)
Dans ce passage, Pierre cite le prophète Joël.
Et Paul, pour sa part, va aussi connaître ce type de manifestations du Seigneur, notamment sur le navire pris dans la tempête :
« Maintenant je vous invite à prendre courage. Car personne ne périra, et seul le bateau sera perdu.
En effet, un ange du Dieu auquel j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit. Il disait :
N'aie crainte, Paul, il faut que tu comparaisses devant César. D'ailleurs Dieu, par sa grâce, t’accorde la vie de tous ceux qui naviguent avec toi. »
(Actes 27.22-24)
Lorsque l'individu conscient lâche prise, et surtout quand il s'endort, l'inconscient peut servir d'interface que le Seigneur utilise pour délivrer des messages.
=> 5. La multiplicité et l'utilité des dons.
Paul nous livre une énumération qui n'est pas exhaustive :
« Il y a diversité de dons par la grâce, mais tous d'un même Esprit.
Il y a diverses façons de servir, mais pour le même Seigneur.
Il y a diverses façons de les mettre en œuvre, mais c'est le même Dieu qui met tout en œuvre en tous.
La manifestation de l'Esprit est donnée à chacun en vue de l'utilité commune.
Car à l'un, l'Esprit donne une parole de sagesse, à un autre une parole de connaissance par le même Esprit.
A un autre, c'est la foi, par le même Esprit, ou pour l'autre des dons de guérison par l'unique Esprit.
Un autre accomplit des miracles, un autre prophétise, un autre discerne les esprits, un autre parle en langues, un autre interprète les langues.
Tout cela procède d'un unique et même Esprit qui distribue personnellement à chacun ce qu'Il veut.
En effet, comme un seul corps a plusieurs membres, tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est de même du Christ. »
(1 Corinthiens 12.4-12)
Les dons visent à l'utilité commune, c'est pourquoi Paul recommande la prophétie plutôt que le parler en langue :
« Mais dans une assemblée, je préfère dire cinq paroles intelligibles, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue. » (1 Corinthiens 14.19)
=> 6. Les dons et l'Amour.
Les dons de l'Esprit ne visent pas à nous rendre orgueilleux.
Car ils ne sont pas là pour nous satisfaire ...
« Au nom de la grâce qui m’a été donnée, je recommande à chacun de vous de ne pas avoir une trop haute opinion de lui-même, mais de se revêtir de sagesse, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée en partage.
En effet, nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et tous les membres n’ont pas la même fonction.
De même, à plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part.
Comme nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en accord avec la foi.
Que celui qui est appelé au service, s’attache à son service, et que l'enseignant enseigne.
Que celui qui exhorte soit dans l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité. Que celui qui préside le fasse avec zèle. Que celui qui exerce la miséricorde le fasse avec joie.
Que l'amour soit sincère. Fuyez le mal en horreur, attachez-vous au bien ! »
(Romains 12.3-9)
Ce que Paul vient de dire pour conclure son exposé sur les dons doit attirer notre attention.
« Que l'amour soit sincère ... » car l'amour n'est pas un don de l'Esprit.
L'amour n'est pas un don, mais une voie, la voie par excellence ...
« Vous êtes le corps du Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
Et vous êtes ceux que Dieu a placés dans l'Eglise, premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des enseignants, puis il y en a qui ont le don des miracles, des guérisons, l'entraide, la gouvernance, le parler en langues.
Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils enseignants ? Tous font-ils des miracles ?
Tous ont-ils des dons pour guérir ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ?
Ainsi, faites preuve de zèle pour les dons les meilleurs ! Et je vais vous montrer la voie de l'excellence. »
(1 Corinthiens 12.27-31)
Cette voie de l'excellence, Paul nous la livre dans le chapitre suivant, nous démontrant à quel point les dons peuvent se révéler vides de sens s'ils sont pratiqués sans l'Amour du prochain :
« Si je parle les langues des hommes, et même celles des anges, mais sans amour, je ne suis rien de plus qu'un bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit.
Et si j'ai le don de prophétie et la science de tous les mystères et de toute connaissance, même si j'ai la foi au point de transporter des montagnes, mais sans l'amour ... je ne suis rien !
Quand bien même je partagerais tous mes biens et livrerais mon corps pour me vanter, sans l'amour, je ne sers à rien. »
(1 Corinthiens 13.1-3)
Ainsi parler en langue, prophétiser, servir dans l'Eglise ou en dehors n'est rien si l'on se comporte comme un religieux, comme un Pharisien, plus soucieux des apparences que d'une foi fondée sur l'Amour.
Aussi, ne nous attachons pas aux dons ... ils sont éphémères :
« Les prophéties ? Elles seront abolies. Les langues ? Elles cesseront.
La connaissance ? Elle sera abolie. Car nous connaissons en partie et nous prophétisons en partie.
Mais que vienne la perfection, et ce qui est partiel sera aboli. »
(1 Corinthiens 13.8-10)
A l'inverse de dons qui ne sont pas éternels, trois éléments le sont :
« Maintenant donc il demeure la foi, l’espérance, l'amour, tous trois.
Le plus grand des trois, c’est l'amour ! »
(1 Corinthiens 13.13)
=> 7. Les dons et l'Eglise.
La multiplicité des dons, leur répartition au sein de l'Eglise, va permettre d'édifier celle-ci comme un corps, comme un être vivant dont chaque membre peut concourir au bon fonctionnement :
« Et à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don du Christ.
C’est pourquoi il est dit : "Monté dans les hauteurs, il a emmené des captifs, il a fait des dons aux hommes."
"Il est monté." Que dire ? Sinon qu'Il est aussi descendu dans les terres inférieures.
Celui qui est descendu est aussi Celui qui est monté plus haut que tous les cieux, afin de remplir l'univers.
Et Lui-même a donné aux uns d'être apôtres, prophètes pour d'autres, d'autres sont évangélistes, pasteurs, enseignants.
Ceci pour permettre aux saints d'accomplir le ministère visant à l'édification du corps du Christ. »
(Ephésiens 4.7-12)
Et si l'Eglise forme un corps, il va de soi que celle-ci a besoin d'une tête.
Cette tête, c'est Jésus, incarnation de l'Esprit qui va répandre Ses dons ...
« Il est au-dessus de tout prince et autorité, de toute puissance et seigneurie, et de tout nom qui puisse être nommé, non seulement en ce monde, mais aussi dans celui qui vient.
Il a tout mis sous Ses pieds et Il L'a placé à la tête de toute l'Eglise.
Elle est Son corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous. »
(Ephésiens 1.21-23)
Chaque assemblée va ainsi pouvoir bénéficier des dons de l'Esprit en partageant, notamment, les enseignements bibliques.
C'est la principale fonction des conducteurs d'Eglises :
« En attendant que je vienne, applique-toi à lire, à exhorter, à enseigner.
Ne néglige pas le don de la grâce qui est en toi. Il te fut donné par une parole prophétique, avec imposition des mains du collège des anciens.
Occupe-toi de cela, entièrement consacré, afin que tes progrès soient manifestes aux yeux de tous.
Sois sur tes gardes et persévère dans l'enseignement. En agissant de la sorte, tu te sauveras toi-même et ceux qui t'écoutent. »
(1 Timothée 4.13-16)
Si Timothée avait reçu un don par imposition des mains, Paul lui recommande d'être prudent avant de transmettre lui-même un don :
« N'impose pas hâtivement les mains et ne participe pas aux péchés des autres. Toi-même, reste pur ! » (1 Timothée 5.22)
L'expérience montre en effet que bon nombre de disciples ayant reçu un don de l'Esprit ne répondent pas aux attentes du Seigneur :
« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?
Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. »
(Matthieu 7.22-23)
S'il ne faut pas s'empresser d'aposer les mains pour transmettre un don de l'Esprit, il faut par contre veiller précieusement sur les dons que l'on a reçus.
Tout comme Sa grâce, c'est un cadeau du Seigneur !
« C’est pourquoi je t'encourage à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains.
Car ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais de puissance, d’amour et de maîtrise de soi. »
(2 Timothée 1.6-7)
2. Les fruits de l'Esprit.
=> 1. Un fruit et des fruits ...
Nous avons vu ci-dessus que l'Amour n'est pas un don mais une voie, et, plus précisément, c'est le fruit de l'Esprit par excellence :
« Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi, et la loi n’est pas contre de telles choses. » (Galates 5.22-23)
Dans cette énumération, l'Amour figure en premier et tout le reste en découle.
L'Amour est un fruit qui se décline au travers des fruits de l'Esprit.
La joie figure en seconde position et l'épître aux Philippiens est un hymne à la joie :
« En tout temps et dans chacune de mes prières pour vous tous, c'est avec joie que je prie. » (Philippiens 1.4)
Paul prie dans la joie et associe la joie à la foi, un autre fruit de l'Esprit :
« Et j'en suis persuadé : je sais que je resterai pour demeurer auprès de vous tous pour votre progrès et être joyeux dans la foi. » (Philippiens 1.25)
Il nous montre ensuite que les épreuves ne sont pas un obstacle à la joie :
« Et même si je sers de libation dans le sacrifice et au service de votre foi, je m'en réjouis et veux vous associer à ma joie.
Réjouissez-vous de même et associez-moi à votre joie ! »
(Philippiens 2.17-18)
Car la joie a une compagne : la bienveillance !
« Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps. Je le répète : réjouissez-vous !
Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. »
(Philippiens 4.4-5)
La douceur est aussi un fruit de l'Esprit qui doit dicter notre comportement :
« Que personne ne porte d'injure, évitons les bagarres, soyons indulgents en affichant une réelle douceur envers tous les humains. » (Tite 3.2)
En écartant les fruits de la chair, Paul nous invite à rechercher les fruits de l'Esprit :
« Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses. Recherche la justice, la piété, la foi, l'amour, la patience, la douceur. » (1 Timothée 6.11)
Et le fait de pratiquer de bonnes œuvres va s'inscrire aussi comme un fruit de valeur :
« Cette parole est digne de foi ! Et je veux que tu sois très attentif à ce sujet : que ceux qui ont cru en Dieu soient soucieux de pratiquer de bonnes œuvres. Voilà qui est beau et utile aux hommes ! » (Tite 3.8)
Car la pratique de bonnes oeuvres est un fruit qui porte du fruit en manifestant, aux yeux du monde, que le disciple du Christ n'est pas égoïste :
« Que les nôtres apprennent aussi à exceller dans de belles œuvres pour subvenir aux besoins pressants, afin qu’ils ne soient pas sans porter de fruits. » (Tite 3.14)
=> 2. Adorer en Esprit et en vérité.
Le fruit de l'Esprit va se révéler à la lumière de l'Esprit :
« Autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Conduisez-vous comme des enfants de lumière !
Car le fruit de la lumière se révèle en toute bonté, justice et vérité.
Discernez ce qui est agréable au Seigneur ! »
(Ephésiens 5.8-11)
Ce qui est agréable au Seigneur, c'est de Lui rendre un culte qui se fonde non sur la chair mais sur l'Esprit :
« Car c'est nous qui sommes circoncis, nous qui rendons un culte par l'Esprit de Dieu et sommes fiers d'être en Jésus Christ. Nous ne plaçons pas notre foi dans la chair. » (Philippiens 3.3)
Une affirmation que Jésus a formulé en des termes similaires quand Il s'est entretenu avec une femme samaritaine ...
« Mais l'heure vient, et c'est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Car c'est ceux qui l'adorent ainsi que le Père recherche.
Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et en vérité. »
(Jean 4.23-24)
Si le ou les fruits de l'Esprit se manifestent par la vue, l'Esprit qui en est la source ne se manifeste pas de même :
« Car nous marchons par la foi et non par la vue. » (2 Corinthiens 5.7)
Pour le disciple né de nouveau, les anciennes pratiques religieuses sont révolues :
« Car si quelqu'un est en Christ, c'est une nouvelle créature. Ce qui est ancien est passé, ce qui est nouveau est là ! » (2 Corinthiens 5.17)
=> 3. Le fruit d'une vie juste.
Le fruit est aussi une récompense pour ceux qui auront porté du fruit :
« Ainsi vous discernerez ce qui convient pour être purs et irréprochables au jour du Christ.
Vous serez comblés du fruit de la justice produit par Jésus Christ, à la gloire et à la louange de Dieu. »
(Philippiens 1.10-11)
=> 4. La vie éternelle.
Mais le fruit attendu, celui qui est espéré au-delà de tout, c'est celui de la vie éternelle :
« De la même façon, mes frères, vous êtes morts au regard de la loi, par le corps du Christ, pour aller vers un autre, celui qui est ressuscité des morts, afin de porter du fruit pour Dieu.
Car lorsque nous vivions selon la chair, les passions pécheresses agissaient dans nos membres du fait de la loi, en portant du fruit pour la mort.
Mais maintenant, nous avons été délivrés de la loi, étant morts à ce qui nous retenait captifs, afin d'être au service de la vie nouvelle de l'Esprit et non de l'ancienne lettre. »
(Romains 7.4-6)
Vivre selon la chair conduit à porter du fruit pour la mort car notre enveloppe matérielle n'a pas d'autre destinée.
Par contre, l'enveloppe spirituelle porte du fruit pour l'éternité ...
« C'était impossible par la loi, parce qu'elle était était impuissante du fait de la chair. A cause du péché, Dieu a envoyé son propre fils dans une enveloppe de chair pécheresse, afin de condamner le péché dans la chair.
De ce fait, le principe de la loi est accompli en nous qui nous conduisons selon l'Esprit, et non selon la chair.
Car ceux qui sont issus de la chair, se comportent conformément à la chair, et ceux qui sont issus de l'Esprit, conformément à l'Esprit.
Or, la conformité à la chair, c'est la mort, tandis que la vie et la paix sont conformes à l'Esprit.
Aussi la conformité à la chair est ennemie de Dieu, car elle n'est pas soumise à la loi de Dieu. D'ailleurs, elle en est incapable.
Ceux qui sont soumis à la chair ne peuvent plaire à Dieu.
Vous, par contre, vous ne vivez pas selon la chair mais selon l'Esprit, si l'Esprit de Dieu habite en vous. Car celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Si le Christ vit en vous, le corps, certes, mourra à cause du péché, mais vous vivrez par l'Esprit à cause de la justice. »
(Romains 8.3-10)
3. Signes et miracles.
Les dons de l'Esprit peuvent se traduire, avec la puissance de l'Esprit, par toutes sortes de signes ou de miracles.
On associe le plus souvent cette puissance à la vie de Jésus mais, après Son ascension, des apôtres se sont vus revêtus de cette puissance.
C'est le cas de Paul :
« Dieu accomplissait des miracles extraordinaires par les mains de Paul.
C'est ainsi que l'on appliquait sur les malades des mouchoirs ou des linges mis à son contact. Alors, les maladies les quittaient et les mauvais esprits s'en allaient. »
(Actes 19.11-12)
De ce fait, Paul pouvait se référer à ces actes démontrant la puisssance de l'Esprit :
« Et ma parole, comme ma prédication, n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse, mais relevaient d'une démonstration d'esprit et de puissance.
Afin que votre foi ne s'inscrive pas dans la sagesse des hommes mais dans la puissance de Dieu. »
(1 Corinthiens 2.4-5)
Ceci s'inscrivait dans sa mission apostolique :
« Les signes de mon apostolat se sont constamment manifestés parmi vous : signes mais aussi prodiges et miracles. » (2 Corinthiens 12.12)
Paul distingue ici les signes des miracles.
La lecture des Evangiles révèle aussi une distinction comparable.
Les signes (semeïa en grec) sont une manifestation personnalisée de l'Esprit perceptible par un individu alors que les miracles (dunamesin en grec) ont le plus souvent un impact collectif.
Nous avons ci-après un exemple de miracle lorsque Paul, mordu par une vipère, resta indemne :
« Paul avait ramassé une quantité de bois mort qu'il avait jetée sur le feu. Une vipère sortit sous l'effet de la chaleur et s'accrocha à sa main.
Quand les barbares virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent les uns aux autres :
"Cet homme est sûrement un meurtrier. La mer l'a relâché sain et sauf mais la justice ne lui permet pas de vivre."
Quant à lui, il secoua la bête dans le feu sans ressentir le moindre mal.
Ils s'attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Ils attendirent pendant un long moment et constatèrent qu'il ne lui arrivait rien de fâcheux. Alors, ils changèrent d'avis et dirent qu'il était un dieu. »
(Actes 28.3-6)
Cet évènement a eu un impact collectif mais imaginons qu'il vous arrive la même chose sans témoin.
Vous serez le seul à croire que le Seigneur vous a guéri.
Pour vous, ce sera un signe, mais les autres vous croiront-ils ?
S'ils ont la foi, ils songeront peut-être à cet enseignement de Jésus :
« Des signes accompagneront ceux qui auront cru : ils expulseront les démons en mon nom, ils parleront des langues nouvelles.
Ils prendront des serpents dans leurs mains et s'ils boivent quelque poison mortel, cela ne leur nuira pas. Ils imposeront les mains sur des infirmes qui se porteront bien. »
(Marc 16.17-18)
Paul, pour sa part, a poursuivi sa mission, ne doutant pas un seul instant que la puissance du Seigneur lui permettrait d'accomplir des guérisons ...
« Le père de Publius était retenu au lit par des fièvres et la dysenterie. Paul se rendit près de lui, il pria, lui imposa les mains et il le guérit.
Après cet évènement, les autres malades de l'île se présentèrent aussi et furent guéris. »
(Actes 28.8-9)
... des guérisons, et même une résurrection !
« Assis sur la fenêtre, un jeune homme nommé Eutychos, s’endormit profondément pendant le long discours de Paul. Entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut soulevé mort.
Paul descendit, se pencha sur lui et le prit dans ses bras. Il dit :
Ne vous inquiétez pas, car son âme est en lui ! »
(Actes 20.9-10)
4. Les révélations.
Il serait dommage d'omettre, parmi les fruits de l'Esprit, les révélations que le Seigneur peut communiquer à Ses disciples.
Les prophètes de l'Ancien Testament en furent les témoins, mais avec l'incarnation de Jésus, nous sommes entrés dans les temps de la fin, le temps des révélations et de l'accomplissement.
Paul retrace ce parcours de la connaissance, citant au passage Ésaïe 64.3, dont les révélations sont notoires ...
« La sagesse que nous prêchons parmi les adultes n'est pas de ce siècle, ni celle des dominations présentes appelées à disparaître.
Mais nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et demeurée cachée, que Dieu avait autrefois destinée d'avance pour notre gloire.
Aucun des princes de ce siècle ne l’a connue. Car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. Mais, comme il est écrit :
"Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, et ce qui n'est pas monté au cœur de l’homme, c'est ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment."
Dieu nous l'a révélé par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu !
Qui donc, parmi les hommes, connaît ce qui est dans l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? Aussi personne ne connaît ce qui est en Dieu, sinon l’Esprit de Dieu.
Et nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin de connaître ce qui nous est donné par Dieu.
Aussi, nous ne prêchons pas comme si nous étions enseignés dans le langage de la sagesse humaine, mais dans celui qu’enseigne l’Esprit, exprimant en termes spirituels ce qui est spirituel.
La nature de l'homme n'accueille pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu, car c'est une folie pour lui, et il ne peut en connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.
Celui qui est spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. »
(1 Corinthiens 2.6-15)
Paul évoque sa propre expérience, sans pour autant tout dévoiler :
« Faut-il s'enorgueillir ? C'est bien inutile ! Venons-en d'autre part à des visions et aux révélations du Seigneur.
Je connais un homme en Christ qui fut enlevé jusqu'au troisième ciel, voici quatorze ans, je ne sais si c'est dans son corps ou hors du corps, Dieu seul le sait.
Je sais qu'il en fut ainsi pour cet homme, soit dans son corps, soit sans son corps, Dieu seul le sait.
Il fut enlevé au paradis et entendit des paroles inexprimables qu'il n'est pas permis à l'homme de répéter.
Pour un tel homme, je m'enorgueillirai, quant à moi, je ne me ferai valoir que dans mes faiblesses.
Car si je voulais me faire valoir, je ne serai pas insensé. En effet, je dirai la vérité. Mais je m'en abstiens, de peur que l'on ait de moi une opinion supérieure à ce que l'on voit de moi ou à ce que l'on m'entend dire.
C'est à cause de ces révélations extraordinaires. Afin que je n'en tire aucun orgueil, j'ai reçu une écharde dans la chair, un ange de Satan qui me frappe pour m'éviter de me vanter. »
(2 Corinthiens 12.1-7)
Un prophète ne se vante pas d'être prophète.
Il prend acte de ce qu'il a reçu et s'efforce de le restituer au mieux.
Si le Seigneur a répandu Sa grâce, c'est pour ouvrir les esprits afin de comprendre Son plan pour l'humanité :
« Il l'a abondamment répandue en nous ouvrant à toute sagesse et intelligence.
Il nous a fait connaître le mystère de Sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’Il avait conçu en Lui-même. »
(Ephésiens 1.8-9)
Aussi, les révélations ne sont pas réservées à une élite.
Chacun peut recevoir des révélations contribuant à l'édification et à la compréhension du plan individuel et collectif qui découle du dessein de Dieu :
« Je rends grâce sans cesse à votre sujet, faisant mention de vous dans mes prières.
Ceci afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père à qui revient la gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation pour mieux Le connaître.
Ainsi votre cœur s'illuminera afin de savoir quelle vocation rejoint Son espérance, et quelle est la richesse de Sa gloire qui forme Son héritage parmi les saints. »
(Ephésiens 1.16-18)
Alors écoutons ce qu'Il nous dit, dans le cadre de notre relation personnelle, ou par le ministère de croyants sincères :
« N’éteignez pas l’Esprit.
Ne méprisez pas les prophéties.
Examinez tout et retenez ce qui est bon. »
(1 Thessaloniciens 5.19-21)