Les fruits de l'Esprit

Amour, accueil et solidarité




Dans les textes de la Bible écrits en grec, deux mots sont utilisés pour le verbe aimer : agapao et phileo.

Dans le Nouveau Testament c’est le plus souvent "agapao" qui est utilisé.

"Phileo" est une racine que l'on retrouve dans philosophie (aimer la sagesse) ou philanthrope (aimer les humains) et l'on a même imaginé un néologisme dans les années 1960 avec copocléphile (ceux qui aiment les porte-clefs).

"Agapao" n'a guère eu de succès dans notre langue si ce n'est avec agape, c'est-à-dire festin, un mot dérivé des repas fraternels entre les premiers chrétiens.

Il nous semble évident que l'on ne devrait pas aimer ses porte-clefs comme on peut aimer son chien, sa femme, ses enfants ou ses amis.

Mais alors, qu'est-ce que l'amour au sens biblique ?

1. La voie de l'excellence.

Il arrive que le mot amour dérange, car il peut prêter à confusion ... et certaines traductions utilisent le terme de charité.

Mais n'est-ce pas restrictif ?

Car l'amour tel que Paul nous le décrit semble bien plus vaste ...

« Et je vais vous montrer la voie de l'excellence. » (1 Corinthiens 12.31)

Lorsque Paul fait cette annonce, il vient de faire un exposé sur les dons de l'Esprit.

Dans le chapitre suivant (1 Corinthiens 13.1-13), il nous démontre que tous ces dons, qui pourraient en inciter certains à être fiers de les avoir reçus, peuvent se révéler complètement creux si l'amour ne s'inscrit pas au cœur de l'esprit de celui qui a reçu quelque don.

Il s'avère de plus que ces dons sont éphémères à l'image de notre enveloppe charnelle ...

« L'amour ne succombe jamais. Les prophéties ? Elles seront abolies. Les langues ? Elles cesseront. La connaissance ? Elle sera abolie. » (1 Corinthiens 13.8)

L'amour, par contre, ne succombe jamais car il est infini, sans commencement ni fin, à l'image du Dieu invisible qui est l'essence même de l'Amour :

« Donc, ne perdons pas courage. Même si notre enveloppe humaine se dégrade, notre être intérieur se renouvelle jour après jour.

Car les légères afflictions que nous vivons actuellement produisent, en s'accumulant, un capital de gloire infini.

Ne soyons pas attentifs à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible. Car ce qui est visible est provisoire, mais ce qui est invisible est éternel. » (2 Corinthiens 4.16-18)

Et ce qui est éternel est nécessairement parfait :

« Revêtez l'amour en plus de tout ceci, c'est le lien de la perfection. » (Colossiens 3.14)

Il importe donc de prier le Seigneur afin qu'Il fasse croître au sein de Son peuple cet amour infini :

« Que le Seigneur fasse croître et abonder l'amour que vous avez les uns pour les autres, et envers tous, à l'image de celui que nous avons pour vous. » (1 Thessaloniciens 3.12)

Certaines Eglises ont compris ce message :

« En ce qui concerne l'amour fraternel, ce n'est pas nécessaire de vous écrire, car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres.

Et en effet, vous le pratiquez pour tous les frères, dans toute la Macédoine. Nous vous exhortons, frères, à persévérer dans cette voie. » (1 Thessaloniciens 4.9-10)

Mais il faut toujours raviver cette flamme :

« Que l'amour soit sincère. Fuyez le mal en horreur, attachez-vous au bien !

Que l'amour fraternel vous rende pleins d’affection les uns pour les autres, rivalisant dans l'estime réciproque. » (Romains 12.9-10)

Car bien des Eglises ont perdu de vue ce qu'elles ont pu connaître :

« Mais j’ai contre toi d'avoir abandonné ton premier amour. » (Apocalypse 2.4)

Aussi est-il nécessaire de rappeler comment s'exprime concrètement cet amour :

« Prenez part aux besoins des saints, en exerçant l’hospitalité.

Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.

Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent et pleurez avec ceux qui pleurent.

Vivez en accord les uns avec les autres, sans vous montrer prétentieux, mais en quête d'humilité. Ne vous prenez pas pour des sages.

Ne rendez à personne le mal pour le mal, vous efforçant de faire le bien devant tous les hommes.

Autant que possible, si cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.

Mes biens-aimés, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais lâchez prise à la colère, comme il est écrit :

"A moi la vengeance, c'est moi qui rétribuerai" dit le Seigneur.

Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s'il a soif, donne-lui à boire, car, en agissant ainsi, tu accumuleras des charbons ardents sur sa tête.

Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. » (Romains 12.13-21)

Après avoir formulé cet exposé, Paul se réfère à l'Ancien Testament.

Il cite notamment Lévitique 19.18, tout comme Jésus dans les Evangiles :

« Ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres. Car celui qui aime les autres accomplit la loi.

En effet, les commandements : "Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas" et tout autre commandement similaire, se résument dans cette parole :

"Tu aimeras ton prochain comme toi-même."

L’amour ne fait aucun tort au prochain. Donc l’accomplissement de la loi, c'est l'amour.

Sachant en quel temps nous sommes, c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus proche de nous que lorsque nous avons cru.

La nuit est avancée, le jour approche. Rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons plutôt les armes de la lumière. » (Romains 13.8-12)

Il fait de même dans une autre lettre :

« En effet, toute la loi est accomplie en une seule parole, qui est :

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Galates 5.14)

Ce principe fondé sur l'amour du prochain résume toute la Loi de Moïse.

Et le pardon accompagne nécessairement l'amour :

« Aussi vous ai-je écrit en pleine détresse, le cœur chargé d'angoisse, débordant de larmes, non pour vous attrister, mais afin que vous sachiez tout l'amour que je vous porte.

Si quelqu’un a causé de la peine, ce n’est pas moi qu’il a attristé, mais vous tous, du moins en partie, pour ne rien exagérer.

Pour un tel individu, il suffit du blâme infligé par le plus grand nombre.

De sorte que, au contraire, vous devez plutôt lui pardonner et le consoler, de peur qu’il ne soit accablé par un plus grand chagrin.

C'est pourquoi je vous exhorte à faire preuve d'amour envers lui.

Car c'est aussi pour cela que je vous ai écrit : pour savoir, en vous mettant à l’épreuve, si vous êtes obéissants en tout.

A qui vous pardonnez, je pardonne aussi. Car ce que j’ai pardonné, si j’ai pardonné quelque chose, c’est à cause de vous, sous le regard du Christ.

Ainsi, ne soyons pas dupes de Satan, car nous n’ignorons pas ses intentions. » (2 Corinthiens 2.4-11)

L'amour et le pardon vont conduire Paul à rédiger son épître à Philémon.

C'est ainsi que Paul intercède en faveur d'Onésime, esclave de Philémon.

Ce qu'il demande à Philémon, Paul le demande à tous les disciples de Jésus :

« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants. Pardonnez-vous mutuellement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ. » (Ephésiens 4.32)

Et quand lui-même se trouve abandonné, c'est au Seigneur qu'il demande de pardonner ...

« Personne ne m'a soutenu lorsque j'ai présenté ma première défense, mais tous m'ont abandonné. Puisse cela ne par leur être imputé ! » (2 Timothée 4.16)

2. La solidarité.

Le terme de "chrétiens" désigne, en principe, les disciples du Christ.

Ce n'est pas un hasard si l'apparition de ce terme dans la Bible est aussitôt associé à un acte de solidarité :

« C'est à Antioche, pour la première fois, que les disciples furent appelés chrétiens.

En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.

L’un d’eux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’une grande famine allait se répandre sur toute la terre. Cela arriva sous Claude.

Des disciples décidèrent d’envoyer, chacun selon ses ressources, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul. » (Actes 11.26-30)

La collecte effectuée en faveur des frères de Judée est aussi mentionnée à Corinthe :

« Concernant la collecte en faveur des saints, agissez vous aussi comme je l'ai prescrit aux Eglises de Galatie.

Le premier jour de la semaine, que chacun de vous mette de côté chez lui ce qu'il aura éventuellement pu épargner, afin de ne pas attendre ma venue pour faire des collectes.

Quand je serai arrivé, j'enverrai ceux que vous aurez choisis, munis de lettres, pour porter votre don grâcieux à Jérusalem. » (1 Corinthiens 16.1-3)

Il semble que l'Eglise de Corinthe n'ait pas manqué de moyens, à la différence de celles de Macédoine qui, bien que pauvres, n'hésitaient pas à être généreuses ...

« Frères, nous voulons porter à votre connaissance la grâce de Dieu envers les Eglises de Macédoine.

Affligés par de multiples épreuves, ils abondaient dans la joie et, bien que très pauvres, ils ont débordé par la richesse de leurs dons.

Spontanément selon leurs moyens, j'en témoigne, et même au-delà de leurs moyens.

Ils ont beaucoup insisté auprès de nous pour avoir la grâce de participer à cette collecte en faveur des saints.

Il n'ont pas donné comme nous l'espérions, mais ils se sont donnés eux-mêmes, d'abord au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu.

Nous avons donc exhorté Tite à achever chez vous cette œuvre de bienfaisance, comme il l’avait commencée.

Comme vous disposez de tout en abondance, en foi, en éloquence, en connaissance, en zèle à tous égards, et en amour reçu de nous, abondez aussi dans cette œuvre de bienfaisance.

Je ne dis pas cela comme un ordre, mais pour attester l'authenticité de votre amour à l'image du zèle des autres.

Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ. Il s’est fait pauvre pour vous, de riche qu’Il était, afin que vous deveniez riches par Sa pauvreté.

J'exprime une opinion à ce sujet : c'est cela qui vous convient, à vous qui non seulement avez commencé à agir, et qui, les premiers, en avez eu la volonté dès l’an dernier.

Aussi maintenant, menez ceci à bien, afin que l'empressement dans la volonté se réalise de même selon vos moyens.

Car si la bonne volonté existe, on est bien accueilli avec ce que l'on a, et ce que l'on n'a pas importe peu.

Il ne s'agit pas de vous mettre dans la gêne pour soulager les autres, mais d'instaurer l’égalité.

En cette circonstance, votre superflu compensera ce qui leur manque, afin que leur superflu compense aussi ce qui vous manque. Ainsi, il y aura égalité. Car il est écrit :

Celui qui avait beaucoup n’avait rien de trop, et celui qui avait peu n’a manqué de rien. » (2 Corinthiens 8.1-15)

En citant Exode 16.18, Paul se réfère au don de la manne qui tomba du ciel dans le désert.

Lorsque la générosité du Seigneur se manifeste pour un individu ou sur une communauté, quand on se sent riche, il convient de partager.

A défaut, le Seigneur pourrait nous dire comme à cette Eglise :

« Je connais tes œuvres, tu as la renommée d'être vivante, mais tu es morte. » (Apocalypse 3.1)

L'Eglise de Sardes était probablement riche, mais peu soucieuse de partager cette richesse ...

A l'inverse, celle qui est pauvre mais généreuse s'entendra dire :

« Je sais ce que tu éprouves et ta pauvreté, mais tu es riche ... » (Apocalypse 2.9)

L'Eglise de Corinthe a entendu l'appel à la générosité :

« Il est superflu de vous écrire au sujet de l’assistance destinée aux saints.

Car je connais votre empressement dont je fais l'éloge pour vous auprès des Macédoniens en disant que l’Achaïe est prête depuis l’an dernier, et votre zèle a stimulé le plus grand nombre.

J’ai envoyé les frères afin que l’éloge que nous avons fait de vous ne soit réduit à néant sur ce point-là, et que vous soyez tout à fait prêts comme je l’ai dit.

Je ne voudrais pas, si les Macédoniens viennent avec moi et ne vous trouvent pas prêts, que notre assurance tourne à notre déconfiture, pour ne pas dire à la vôtre.

J’ai donc pensé qu'il était nécessaire d’inviter les frères à se rendre d'abord chez vous pour préparer les libéralités déjà promises. Ce qui sera prêt pourra être recueilli comme une bénédiction, sans avarice.

N'oubliez pas ceci : Celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème largement moissonnera largement.

Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, non à regret ou par nécessité, car Dieu aime celui qui donne avec joie.

Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, en tout temps, tout en disposant du nécessaire, vous ayez encore du superflu pour toute bonne œuvre. D'ailleurs il est écrit :

Il a distribué, il a donné aux pauvres, Sa justice subsiste à jamais. » (2 Corinthiens 9.1-9)

Outre les actions charitables, être chrétien et solidaire peut aussi se manifester d'autres manières ...

« Portez les fardeaux les uns des autres et ainsi vous accomplirez la loi du Christ. » (Galates 6.2)

Aider son prochain, c'est aussi s'efforcer de lui plaire :

« Nous qui sommes forts, nous devons porter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, sans complaisance pour nous-mêmes.

Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour l'édification.

Car le Christ ne s'est pas complu en Lui-même, mais comme il est écrit :

Les insultes de ceux qui t'insultaient sont retombées sur moi. » (Romains 15.1-3)

Mais il peut-être difficile de supporter son prochain.

Car il faut faire preuve de patience envers ceux qui sont insupportables ...

« Supportez-vous les uns les autres avec amour, en toute humilité et douceur, avec patience. » (Ephésiens 4.2)

Tout ceci doit s'accomplir dans le plus parfait désintéressement :

« Que personne ne recherche son intérêt personnel, mais celui de l'autre. » (1 Corinthiens 10.24)

Paul nous invite à nous détacher de nous-mêmes :

« Que chacun de vous, au lieu de veiller sur ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. » (Philippiens 2.4)

Aussi, avant de quitter les disciples à Ephèse, il a pu conclure :

« Je vous ai montré en toutes occasions que c’est en peinant de la sorte qu’il faut soutenir les faibles, et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, qui a dit Lui-même :

Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » (Actes 20.35)

3. L'accueil dans la foi.

Tout le monde n'est pas prêt à entendre la Parole de Dieu et à l'accueillir dans la foi.

Ainsi, quand Paul et Silas firent leur prédication à Thessalonique auprès des Juifs ...

« Certains parmi eux en furent convaincus et suivirent Paul et Silas avec de nombreux Grecs remplis de foi et bon nombre de femmes influentes. » (Actes 17.4)

Des Juifs, des Grecs et de nombreux païens ont ainsi ouvert leurs esprits pour accueillir le Seigneur dans leurs vies :

« En effet, on raconte à notre sujet quel accueil nous avons reçu et comment vous vous êtes tournés vers Dieu, loin des idoles, pour servir le Dieu vivant et véritable. » (1 Thessaloniciens 1.9)

Les conditions de l'accueil que l'on réserve aux nouveaux convertis est importante.

Il faut savoir faire preuve de tolérance et de patience ...

« Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses opinions.

L'un croit pouvoir manger de tout, l'autre qui est faible ne mange que des légumes.

Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu l'a accueilli.

Qui es-tu pour juger le serviteur d'un autre ? C'est pour Son propre maître qu'il tient debout ou qu'il tombe. Et il tiendra bon ! Car le Seigneur a le pouvoir de le faire tenir.

L'un choisit tel jour plutôt qu'un autre, l'autre choisit n'importe quel jour. Que chacun soit bien convaincu de ce qu'il pense.

Celui qui règlemente son comportement au quotidien le fait pour le Seigneur, et celui qui mange le fait pour le Seigneur car il rend grâce à Dieu. De même celui qui ne mange pas le fait pour le Seigneur et rend aussi grâce à Dieu.

En effet, aucun d'entre nous ne vit pour soi-même et aucun ne meurt pour soi-même.

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, quand nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Que nous vivions ou que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » (Romains 14.1-8)

4. L'amour de Dieu.

Le Seigneur nous a accueillis par Son amour, il nous appartient d'accueillir nos frères et sœurs dans la foi de la même façon :

« Aussi, accueillez-vous les uns les autres comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » (Romains 15.7)

Il nous a accueillis comme pécheurs, et Il s'est sacrifié pour nous :

« Dieu a prouvé Son amour pour nous car, alors que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5.8)

Il a ainsi mis un terme à la malédiction qui pesait sur l'humanité depuis la Création.

L'amour conduit au pardon ... et à la réconciliation :

« Tout vient de Dieu. Il nous a réconciliés avec Lui par le Christ, et nous a confié le ministère de la réconciliation.

Par le fait que Dieu était en Christ, Il a réconcilié le monde avec Lui-même, ne mettant pas ses fautes à son compte, et mettant en nous la parole de réconciliation.

Nous sommes donc ambassadeurs du Christ, comme si Dieu lançait un appel par nous. Au nom du Christ, nous vous en prions : réconciliez-vous avec Dieu !

Celui qui n'a pas connu le péché, Il Lui a fait porter le péché pour nous, afin que nous devenions, par Lui, justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5.18-21)

Forts de cette réconciliation, nous pouvons vivre dans la joie, la paix et l'espérance.

Nous nous perfectionnerons en partageant l'amour de Dieu autour de nous ...

« Au demeurant, frères, soyez dans la joie, travaillez à vous perfectionner, encouragez-vous, soyez en accord, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.

Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent.

Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit, soient avec vous tous. » (2 Corinthiens 13.11-13)

Et ce perfectionnement va conduire à une connaissance au-delà de ce que nous pouvons avoir connu :

« Vous connaîtrez l’amour du Christ, qui surpasse toute connaissance, afin d'être comblés jusqu’à recevoir toute la plénitude de Dieu. » (Ephésiens 3.19)

Ainsi armés de la puissance de l'amour, Paul nous livre cette dernière recommandation :

« Et marchez dans l'amour, comme le Christ vous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous en offrande, en sacrifice à Dieu, comme un parfum à l'odeur agréable. » (Ephésiens 5.2)

Pourrions-nous conclure en omettant cette citation ?

« Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils, l'Unique, afin que quiconque croit en lui ne soit perdu mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3.16)

Ce verset répond à lui seul à cette question posée au début de cet exposé :

Qu'est-ce que l'amour au sens biblique ?

L'amour, c'est rechercher le bonheur des autres ... et non le sien.

L'amour est altruiste, et l'amour exclusif de soi est purement égoïste.

Et Dieu n'est pas égoïste ...

« ... Dieu est amour.

L’amour de Dieu s'est manifesté parce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui. » (1 Jean 4.8-9)

Si vous vous demandez pourquoi Il a créé l'univers et tout ce qu'il contient, dont l'humanité, vous trouvez ici la réponse.

Dieu, qui est amour et ne pouvant être égoïste, devait nécessairement projeter Son amour sur des êtres en mesure de le recevoir.

Créés à Son image, il nous appartient donc de projeter notre amour autour de nous.

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Récapitulatif

des versets cités

dans leurs contextes

1 ... 1 Corinthiens 12.31

2 ... 1 Corinthiens 13.1-13

3 ... 2 Corinthiens 4.16-18

4 ... Colossiens 3.14

5 ... 1 Thessalon. 3.12

6 ... 1 Thessalon. 4.9-10

7 ... Romains 12.9-10

8 ... Apocalypse 2.4

9 ... Romains 12.13-21

10 .. Romains 13.8-12

11 .. Galates 5.14

12 .. 2 Corinthiens 2.4-11

13 .. Philémon 1-25

14 .. Ephésiens 4.32

15 .. 2 Timothée 4.16

16 .. Actes 11.26-30

17 .. 1 Corinthiens 16.1-3

18 .. 2 Corinthiens 8.1-15

19 .. Apocalypse 3.1

20 .. Apocalypse 2.9

21 .. 2 Corinthiens 9.1-9

22 .. Galates 6.2

23 .. Romains 15.1-3

24 .. Ephésiens 4.2

25 .. 1 Corinthiens 10.24

26 .. Philippiens 2.4

27 .. Actes 20.35

28 .. Actes 17.4

29 .. 1 Thessalon. 1.9

30 .. Romains 14.1-8

31 .. Romains 15.7

32 .. Romains 5.8

33 .. 2 Corinthiens 5.18-21

34 .. 2 Corinthiens 13.11-13

35 .. Ephésiens 3.19

36 .. Ephésiens 5.2

37 .. Jean 3.16

38 .. 1 Jean 4.8-9