Le premier verset de l'Evangile selon Jean est parfois confondu avec le premier verset du Premier (ou Ancien) Testament :
« En un commencement, Elohim créa les cieux et la terre. » (Genèse 1.1)
En hébreu, "commencement" se dit "bereschit", mot commençant par la seconde lettre de l'alphabet hébreu : "Beth"
"Beth" a aussi une valeur numérique qui est de 2.
Avant le "Beth", il y a "Aleph", première lettre de l'alphabet hebraïque qui équivaut numériquement au chiffre 1.
Les rabbins s'interrogèrent : pourquoi la Torah ne commence t-elle pas par la première lettre de l'alphabet qui est celle de l'Unité ?
L'Evangile selon Jean répond à cette interrogation : il place Dieu et Sa Parole avant le premier acte créateur de Dieu.
L'Unique est préexistant à la création qui se manifeste par la dualité (les cieux et la terre).
Par cette simple affirmation, « Au commencement était la Parole », Jean nous transmet la révélation de l'antériorité de la Parole (le logos) sur Sa manifestation phénoménologique (l'acte créateur).
Mais il souligne aussi que la parole, en grec le "logos", s'est incarnée :
« La Parole est devenue chair ... » (verset 14)
L'incarnation de Dieu en la personne de Jésus Christ est rejetée par les non chrétiens. Dieu et Jésus, Père et Fils, forment les deux premières personnes de la Trinité.
L'Esprit Saint constitue la troisième personne qui va permettre, à ceux qui le reçoivent, d'être "engendrés de Dieu" (Jean 1.13).
Que Jésus existe à la fois aux côtés de Dieu, car « la Parole était auprès de Dieu », et en Dieu, puisque « Dieu était la Parole », n'est concevable que par la foi.
Jean résume cette réalité comme suit :