Faut-il voir ... pour croire ?

Faut-il voir ... pour croire ?

Spécificités

de Jean

Huitième spécificité :

Le fils de l'officier


Evangile selon Jean : Chapitre 4

46. Il se rendit de nouveau à Cana de Galilée où Il avait fait du vin avec l'eau. Il y avait un officier royal dont le fils était malade à Capharnaüm.

47. Quand il apprit que Jésus était passé de Judée en Galilée, il vint Le trouver pour demander qu'Il descende guérir son fils qui était sur le point de mourir.

48. Jésus lui dit alors : « Si vous ne voyez ni signes, ni prodiges, vous ne croirez jamais ! »

49. L'officier royal Lui répondit : « Viens Seigneur, avant que mon enfant ne meure. »

50. Jésus lui dit : « Va, ton fils est en vie. » L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il s'en alla.

51. Comme il descendait, ses serviteurs vinrent à sa rencontre pour lui dire que son fils vivait.

52. Alors il leur demanda à quelle heure il s'était porté mieux. Ils lui répondirent : « C'est hier, à la septième heure que la fièvre l'a quitté. »

53. Le père reconnut alors que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit : « Ton fils est en vie. » Il crut par lui-même ainsi que toute sa maison.

54. Ce fut le second signe que Jésus accomplit en allant de Judée en Galilée.

Attention aux signes !
Lorsque l'officier se présente à Jésus afin qu'Il guérisse son fils, Jésus lui répond :

« Si vous ne voyez ni signes, ni prodiges, vous ne croirez jamais ! » (verset 48)

Cette parole s'adresse-t-elle seulement à l'officier ou à tous ceux qui venaient voir Jésus ?

Ne s'adresse-t-elle pas aussi à cette multitude de croyants qui voudraient tant voir un signe, un miracle ? Faut-il voir ... pour croire ?

Après Sa résurrection, Jésus dit à Thomas qui doutait :

« Parce que tu m'as vu, tu as cru ? Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu ! » (Jean 20.29)

Bienheureux ceux qui croiront sans avoir vu, par l'intensité de la foi qui règnera au fond de leur âme.

Songeons que sur les dix lépreux que Jésus a guéris, un seul est revenu (Luc 17.15).

Les signes miraculeux peuvent guérir les corps, mais seule la foi peut guérir nos âmes et ouvrir les portes de la vie éternelle.

Les signes ne sont là que pour nous accompagner, nous inciter à aller plus loin sur le chemin de la foi.

Donc, attention aux signes, ils ne suffisent pas à nous ancrer dans la foi !

Bien vite, ce qui nous aura fasciné un jour s'estompera dans notre mémoire et nous penserons qu'il ne s'agissait, peut-être, que d'un concours de circonstances favorables ... ou d'une illusion.

Concernant l'officier, la conclusion est la suivante :

« Il crut par lui-même ainsi que toute sa maison. » (verset 53)

Il crut par lui-même, par la foi, et non par le signe de la guérison.

Il importe aussi de vérifier d'où vient le signe, qui l'a accomplit.

Attention aux signes, ils peuvent être trompeurs !

En Apocalypse 13.11, nous voyons apparaître une bête étrange dont il est dit : « Elle faisait de grands prodiges, jusqu’à faire descendre du ciel un feu sur la terre, à la vue des hommes. Elle séduit les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné de faire en présence de la bête. » (Apocalypse 13.13-14)

Cette bête n'est autre que l'Antéchrist qui accomplit, comme le Christ, toutes sortes de signes prodigieux. Et c'est ainsi qu'elle séduira les habitants de la terre par des signes trompeurs ...

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