Le bon berger

Le bon berger

Spécificités

de Jean

Vingt-deuxième spécificité :

Le bon berger


Evangile selon Jean : Chapitre 10

7. Aussi, Jésus ajouta : « Oui, à vrai dire, c'est moi qui suis la porte des brebis.

8. Tous ceux qui sont venus avant moi, ce sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés.

9. Moi, je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé. Il entrera et sortira et trouvera son paturage.

10. Le voleur ne vient que pour voler, égorger pour mettre à mort. Moi, je suis venu pour qu'elles vivent et ceci dans l'abondance.

11. Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie aux brebis.

12. Le mercenaire, qui n’est pas le berger, les brebis n'étant pas les siennes, voit venir le loup et abandonne les brebis. Il s'enfuit et le loup s'en empare et les disperse.

13. Car c'est un mercenaire qui ne se soucie pas des brebis.

14. Moi, je suis le bon berger. Je connais les miennes et elles me connaissent.

15. Comme le Père me connaît et comme je connais le Père, je donne ma vie en faveur des brebis.

16. J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là, il me faut les conduire. Elles entendront ma voix et formeront un seul troupeau pour un seul berger.

17. C'est pour cela que le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.

18. Personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre. Tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

19. Ces paroles suscitèrent de nouveau une division chez les Juifs.

20. Plusieurs parmi eux disaient : « Il est démoniaque et fou ! Pourquoi l'écoutez-vous ? »

21. D'autres disaient : « Ces paroles ne viennent pas d'un démoniaque. Un démon peut-il ouvrir les yeux d'un aveugle ? »

La porte des brebis
Les disciples n'ayant pas compris la parabole du berger, Jésus devint plus explicite en leur disant clairement :

« Oui, à vrai dire, c'est moi qui suis la porte des brebis. » (verset 7)

Il est intéressant de noter que, dans un premier temps, Il ne se présente pas comme le berger mais comme la porte.

Une porte qui est ouverte par le berger afin que les brebis Le suivent.

C'est une autre façon de présenter ce que Jésus dit par ailleurs :

« Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père autrement que par moi. » (Jean 14.6)

Le chemin passe par la porte, en suivant Jésus, afin de venir au Père.

L'image du berger, guide spirituel et sauveur de Ses disciples, est l'une des figures les plus répandues de Jésus.

Le terme de "bon" berger entre en opposition avec la notion de "faux" bergers qui se font payer comme des mercenaires et s'affichent comme des gourous.

« Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie aux brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le berger, les brebis n'étant pas les siennes, voit venir le loup et abandonne les brebis. Il s'enfuit et le loup s'en empare et les disperse. » (versets 11-12)

Le vrai berger a pour mission de rassembler, sur toute terre, l'ensemble de la communauté des croyants.

« J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là, il me faut les conduire. Elles entendront ma voix et formeront un seul troupeau pour un seul berger. » (verset 16)

La finalité de l'Evangile est donc bien d'annoncer au monde entier cette Bonne Nouvelle afin d'assembler les disciples issus de toutes les nations.

Tout ceci était déjà annoncé dans le Premier (Ancien) Testament :

« C'est moi qui ferai paître mes brebis, c'est moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l'Éternel.

Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade.

Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice. » (Ezéchiel 34.15-16)

"Paître avec justice" est une expression qui annonce le jugement du monde.

Le berger saura alors identifier Ses brebis et rendra justice du comportement de ceux qui ont "engraissé" au détriment des autres, saccageant les pâturages et polluant la Terre ...

« Voici, je jugerai entre brebis et brebis, entre béliers et boucs. Est-ce trop peu pour vous de paître dans le bon pâturage, pour que vous fouliez de vos pieds le reste de votre pâturage ?

De boire une eau limpide, pour que vous troubliez le reste avec vos pieds ?

Et mes brebis doivent paître ce que vos pieds ont foulé, et boire ce que vos pieds ont troublé ! » (Ezéchiel 34:17-19)

Cet avertissement, formulé il y a plus de 2 500 ans, a ensuite été repris en d'autres termes par Jean lorsqu'il évoquait le retour de Jésus, le Berger.

« Le moment est venu de juger les morts, de récompenser Tes serviteurs, les prophètes et les saints et ceux qui craignent Ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre. » (Apocalypse 11.18)

Des avertissements qui deviennent plus que jamais d'actualité lorsque l'on voit ce qu'est devenue notre Terre où une minorité s'engraisse dans l'indifférence d'une majorité qui vit avec le minimum ... ou meure de faim !

La porte demeure ouverte afin de permettre encore à ceux qui veulent bien prendre conscience des injustices qu'il est toujours possible de changer de comportement.

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