Meurtre de Jean-Baptiste

Meurtre de Jean-Baptiste

Les concordances entre

trois Evangiles

Vingt-et-unième concordance :

Meurtre de Jean-Baptiste


Evangile selon Matthieu : Chapitre 14

1. En ce temps-là, Hérode le tétrarque entendit parler de Jésus.

2. Il dit à ses serviteurs : « C’est Jean le baptiste qui s'est réveillé des morts, et c’est pourquoi il accomplit des miracles. »

3. En effet Hérode, s'étant saisi de Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de Philippe, son frère.

4. Car Jean lui disait : « Il ne t’est pas permis d'avoir cette femme. »

5. Il voulait le tuer, mais il craignait la foule, parce qu’on le tenait pour un prophète.

6. Lors de l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu de tous et plut à Hérode.

7. Aussi il l'assura dans un serment de lui donner ce qu’elle demanderait.

8. Poussée par sa mère, elle déclara : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le baptiste. »

9. Le roi, attristé, à cause de ses serments et des convives, ordonna qu’on la lui donne.

10. Et il envoya décapiter Jean dans la prison.

11. Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille qui la porta à sa mère.

12. Les disciples de Jean vinrent enlever le cadavre et l’ensevelirent. Puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Evangile selon Luc : Chapitre 9

7. Hérode le tétrarque apprit tout ce qui était arrivé. Il était perplexe car certains disaient que Jean était ressuscité des morts.

8. Pour d’autres, Elie était apparu. Pour d’autres encore, un des anciens prophètes s'était relevé.

9. Hérode disait : « J’ai fait décapiter Jean. Qui donc est celui-ci, dont j’entends dire de telles choses ? » Et il désirait Le voir.

Evangile selon Marc : Chapitre 6

14. Le roi Hérode en fut informé car Son nom était connu. Certains disaient : « Jean, celui qui baptisait, est réveillé d'entre les morts et c'est à cause de lui que s'accomplissent des miracles. »

15. D'autres disaient cependant : « C'est Elie, et d'autres qu'Il était : « Prophète comme les autres prophètes. »

16. Quand il entendit cela, Hérode dit : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est revenu à la vie. »

17. Hérode, en effet, avait ordonné de se saisir de Jean pour l'enchaîner en prison à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe, son frère, qu'il avait épousée.

18. Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. »

19. Hérodiade lui en voulait et l'aurait fait périr, mais elle ne pouvait pas.

20. Car Hérode craignait Jean, sachant que cet homme était juste et saint. Il le protégeait. Il était très embarassé de l'avoir entendu mais il l'écoutait avec plaisir.

21. Mais le jour propice arriva quand Hérode, pour son anniversaire, organisa un banquet pour ses notables, les chefs militaires et les personnalités de Galilée.

22. Invitée, la fille d'Hérodiade dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille :
« Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai. »

23. Il lui fit cette promesse : « Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, serait-ce la moitié de mon royaume. »

24. En sortant, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Celle-ci dit : « La tête de Jean le baptiste. »

25. Aussitôt, elle rentra en hâte auprès du roi et demanda : « Je veux que tu me donnes tout de suite, sur un plat, la tête de Jean le baptiste. »

26. Attristé, le roi ne voulut pas lui refuser à cause de ses serments et des convives.

27. Le roi envoya aussitôt un garde du corps avec l'ordre d'apporter la tête. Il se rendit dans la prison pour le décapiter.

28. Il rapporta la tête sur un plat et la donna à la jeune fille. La jeune fille donna celle-ci à sa mère.

29. Quand ils l'apprirent, ses disciples vinrent enlever le cadavre et le déposèrent dans un tombeau.

Commentaires et annotations

Hérode le tétrarque
Hérode Antipas, "Tétrarque", avait un titre que Rome donnait à des princes trop peu importants pour être appelés rois, du fait notamment qu'ils ne gouvernaient que le quart d'une province romaine.

Hérode était donc un Juif, collaborateur de l'empire romain, disposant d'une autorité dans la limite de ce que Rome voulait bien lui concéder.

Ce faisant, il avait donc le pouvoir de faire le bien comme le mal, mais cette seconde option était trop souvent prioritaire.

Il était le digne héritier de son père, Hérode le Grand, auquel la Bible impute le massacre des innocents lors de la naissance de Jésus (Matthieu 2.16).

Sa façon de gérer l'emprisonnement puis la mort de Jean-Baptiste atteste d'une absence de valeurs morales.

Jean-Baptiste avait été emprisonné sans jugement parce qu'il déplaisait à Hérode comme à sa femme, Hérodiade.

Il sera décapité, sans jugement, suivant la volonté d'Hérodiade.

De telles pratiques étaient courantes dans le monde antique, mais elles existent encore dans de nombreux pays de notre monde moderne ...

Crimes et châtiment
Hérode et ceux qui gravitaient autour de lui devaient, comme il se doit, donner l'apparence de la religiosité.

Ils ne manquaient pas les cérémonies où les dirigeants s'affichent et semblent faire preuve d'une certaine foi.

Cependant leurs crimes demeuraient impunis et les autorités religieuses se gardent bien, dans de telles situations, d'élever la voix.

Le temps du jugement et du châtiment viendra pour tous ...

« Rien n'est caché qui ne sera révélé, ou de secret qui ne sera connu. » (Luc 12.2)

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