Autorité de Jésus

Autorité de Jésus

Les concordances entre

trois Evangiles

Quarante-troisième concordance :

Autorité de Jésus


Evangile selon Matthieu : Chapitre 21

23. Comme Il était entré dans le temple et enseignait, les grands-prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de Lui en disant : « De quelle autorité fais-tu cela ? Et qui t'a donné l'autorité de le faire ? »

24. Jésus leur répondit : « Moi aussi, je vous poserai une question, une seule à laquelle, si vous me répondez, je vous dirai de quelle autorité je fais cela.

25. Le baptême de Jean, d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? » Ceux-ci réfléchissaient, ils pensaient : « Si nous disons : "Du ciel", il nous dira : "Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui ?"

26. Mais si nous disons : "Des hommes", il faut craindre la foule car tous tiennent Jean pour prophète. »

27. Et ils répondirent à Jésus : « Nous ne savons pas. » Aussi, Il leur déclara : « Moi non plus, je ne vous dirai pas de quelle autorité je fais cela. »

Evangile selon Marc : Chapitre 11

27. Ils se rendirent de nouveau à Jérusalem. Pendant que Jésus marchait dans le temple, les grands-prêtres, les scribes et les anciens s'approchèrent de Lui.

28. Ils Lui dirent : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou qui t’a donné autorité pour le faire ? »

29. Alors Jésus leur dit : « Je vous poserai une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai de quelle autorité je fais cela.

30. Le baptême de Jean venait-il du ciel, ou des hommes ? Répondez-moi. »

31. Ils raisonnèrent entre eux en ces termes : « Si nous répondons : "Du ciel", il dira : "Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ?"

32. Mais si nous disons : "Des hommes ..." » Ils craignaient la foule, car tous tenaient réellement Jean pour un prophète.

33. Alors ils répondirent à Jésus : « Nous ne savons pas. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. »

Evangile selon Luc : Chapitre 20

1. Un jour où Il enseignait le peuple dans le temple et annonçait la Bonne Nouvelle, les grands prêtres et les scribes arrivèrent avec les anciens.

2. Ils Lui adressèrent ces paroles : « Dis-nous en vertu de quelle autorité tu fais ceci ou bien qui t'a conféré cette autorité ? »

3. Alors, Il leur répondit : « Je vous poserai moi aussi une question. Dites-moi :

4. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou bien des hommes ? »

5. Ils se concertèrent en ces termes : « Si nous disons : "Du ciel", il dira : "Pourquoi n'avez-vous pas cru en lui ?"

6. Et si nous disons : "Des hommes", tout le peuple va nous lapider car il est persuadé que Jean était un prophète. »

7. Et ils répondirent ne pas le savoir.

8. Jésus leur dit : « Alors moi non plus, je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ceci. »

Commentaires et annotations

Un dialogue impossible
Jésus enseignait dans le Temple et les autorités religieuses Lui ont demandé de quel droit.

Qui l'avait autorisé à agir de la sorte, à tenir des enseignements et, implicement, qui pouvait bien avoir donné à Jésus le pouvoir de guérir des malades, des infirmes, des esprits possédés ?

Pour eux, cette autorité ne venait ni des hommes, ni de Dieu, mais plutôt du diable.

Ils disaient : « Il est possédé par Beelzébul, et c’est par le prince des démons qu’il expulse les démons. » (Marc 3.22)

Au temps de l'Inquisition, Jésus aurait été accusé de sorcellerie !

Et s'Il s'avisait de répondre que Son autorité venait de Dieu, Ses détracteurs l'auraient aussitôt accusé de blasphème.

Mais Jésus a su déjouer leur provocation en leur demandant ce qu'ils pensaient de Jean-Baptiste.

Faute de pouvoir répondre, ceux-ci ont préféré feindre l'ignorance.

A leur absence de réponse, Jésus a répondu de la même façon.

De tels échanges verbaux relèvent d'un dialogue de sourds.

Il est impossible de communiquer entre individus qui parlent des langages différents, affichent des opinions différences sans accepter que les autres aient le droit de penser autrement.

L'apôtre Paul a écrit : « Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses opinions. » (Romains 14.1)

C'est un conseil de sagesse qui évite aux discussions de s'envenimer. Le silence est alors préférable.

Par contre : « Recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. » (Romains 14.19)

Mais c'est parfois impossible !

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