Evangile de Jésus ChristLa foi |
Qu'est-ce que la foi ?
Ce verset à lui seul pose le fondement de la foi : l'espace spirituel, invisible, était préexistant à l'espace matériel, visible, qui fut créé. Cependant, notre nature humaine, matérielle, charnelle, nous incite à la tentation de voir, de toucher ... « Alors la femme vit que l’arbre était bon à manger et attirait les yeux. Elle convoita l'arbre qui ouvre l’intelligence. Elle prit de son fruit et en mangea. » (Genèse 3.6) 1.1. Croire en Dieu ou croire Dieu ?1.1.1. Croire en Dieu.
Tout en demeurant ainsi attachés aux biens matériels, beaucoup professent leur foi en l'existence d'un Dieu en disant simplement : "Je crois en Dieu". Mais ... « Tu crois que Dieu est unique ? Tu fais bien, les démons le croient aussi, et ils tremblent ! » (Jacque 2.19) A la différence des hommes qui, pour la plupart, n'ont pas reconnu Jésus comme Fils de Dieu, les démons, eux, l'identifiaient aussitôt : « Que me veux-tu Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me tourmente pas. » (Matthieu 8.29 - Marc 5.7 - Luc 8.28) Les démons, tout comme le serpent de la Genèse, n'ont pas douté un seul instant de l'existence de Dieu. Eux aussi "croient en Dieu", mais leur problème c'est qu'ils refusent de "croire Dieu" et mettent Sa parole en doute quand Il nous dit de suivre Ses commandements : « Nous mangeons du fruit de l'arbre du jardin.
Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Elohim a dit : "Vous n’en mangerez pas et vous ne le toucherez pas, de peur d'en mourir."
Le serpent dit à la femme : "Vous n'en mourrez pas !" » A quoi bon "croire en Dieu" ... si nous ne L'écoutons pas !
L'homme et la femme avaient entendu la parole de Dieu, Sa mise en garde quand Il disait de ne pas toucher « du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin ». Mais ils ont préféré écouter la parole du serpent, incarnation du diable, qui les invitait à voir, à regarder, à contempler cet abre qui attirait les yeux, à convoiter et à toucher son fruit. Ainsi, méfions-nous de nos sens, de nos regards, de ce qui est visible afin de mieux écouter, c'est-à-dire observer, la Parole de Dieu. La foi ne se fonde pas sur ce qui est visible car « la foi vient de ce que l'on écoute en écoutant la parole du Christ. » (Romains 10.17) Ainsi nous serons bienheureux ! « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. Mais certains parmi vous ne croient pas. » (Jean 6.63-64) Jésus savait identifier parmi ceux qui Le cotoyaient ceux qui ne Le croyaient pas car ils ne L'écoutaient pas. C’est l’Esprit quand Il nous parle qui nous permet de croire Dieu et d'orienter notre vie en conséquence.
1.2. Juifs et païens.
Jésus eut beau accomplir de nombreux miracles, bon nombre de Juifs restèrent insensibles à ce qu'Il faisait et, à plus forte raison, à Ses prédications : « Hélas pour vous, légistes, qui avez confisqué la clé de la connaissance. Vous-mêmes, vous n'êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les avez empêchés. » (Matthieu 23.13 et Luc 11.52) Non contents d'être eux-mêmes dépourvus de foi, les dirigeants religieux faisaient obstacle à leurs contemporains susceptibles d'avoir la foi. Certes, comme le dit Jésus, Ses prédécesseurs avaient subi un traitement similaire : « A vrai dire, aucun prophète n'est bien accueilli dans sa patrie. » (Luc 4.24 - Matthieu 13.57 - Marc 6.4) Et si Sa patrie ne le recevait pas, ne faudrait-il pas se tourner vers d'autres nations ? « Car Ses frères non plus ne croyaient pas en Lui. » (Jean 7.5)
Cela peut commencer par un rêve, comme celui que fit la femme de Pilate qui dit à son époux sur le point de faire crucifier Jésus : « Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ; car aujourd’hui j’ai été très tourmentée en songe à cause de lui. » (Matthieu 27.19) Sans avoir reconnu le Fils de Dieu dans la personne de Jésus, elle savait cependant que c'était un juste. Car des justes, il y en a toujours eu dans le monde, notamment chez les païens. Certains, comme ce centurion romain, outre qu'il soit juste envers ses proches, a aussi révélé sa foi envers Jésus quand il lui dit : « Seigneur, je ne suis pas assez digne pour que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri. » (Matthieu 8.8 et Luc 7.6-7) Est-ce le même centurion, ou un autre, qui va s'exclamer quand Jésus expira : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu. » (Matthieu 27.54 - Marc 15.39 - Luc 23.47) Ainsi des païens affichaient plus de foi que des Juifs qui avaient reçu la Loi de Moïse. On ne sait pas si Zachée, chef des collecteurs d'impôts, un homme riche, était Juif ou païen. Mais pour les donneurs de leçons qui ne manquaient pas de juger les autres, c'était un pécheur ! Pour Jésus, même s'il s'agissait d'un pécheur, cet homme affichait plus de foi que les autres car il était capable d'être généreux et de se repentir : « Voila, Seigneur, je donne la moitié de mes biens aux pauvres et si j'ai extorqué quelqu'un, je lui rends quatre fois plus. » (Luc 19.8) Face à l'absence de foi de Ses contemporains, y compris au sein de Sa propre famille, Jésus leur dit un jour en montrant Ses disciples : « Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de mon Père céleste, celui-là est mon frère, ma sœur ou ma mère. » (Matthieu 12.49-50 - Marc 3.34-35 - Luc 8.21) Jésus, fils de Joseph et de Marie aux yeux du monde, venait d'instituer un nouveau lien familial : la filiation par la foi ! « Car ceux qu'Il a connus d'avance, Il les a aussi prédestinés conformes à l'image de Son Fils, afin que Celui-ci soit le premier-né parmi beaucoup de frères. » (Romains 8.29)
1.3. Les faiblesses dans la foi.
Il s'avère cependant que les signes se sont souvent révélés insuffisants pour édifier dans la foi les personnes présentes. « Malgré tant de signes accomplis devant eux, ils ne croyaient pas en Lui. » (Jean 12.37) Jésus savait que le fait de voir n'ouvre pas les yeux de l'âme qui, seuls, permettent de croire ... sans voir : « Comme je vous l’ai dit, vous m’avez vu et vous ne croyez pas. » (Jean 6.36) Il avait beau argumenter afin de surmonter leur manque de foi ... « Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas.
Mais si je les fais, même si vous ne croyez pas en moi, croyez en ces œuvres. Pour les avoir connues, vous connaîtrez que le Père est en moi et moi dans le Père. » ... manifestement, le message ne passait pas ! Et si certains semblaient séduits par les signes accomplis, Jésus savait que cette conversion était superficielle : « Comme Il était à Jérusalem, pendant la fête de la Pâque, plusieurs crurent en Son nom, à la vue des signes qu’Il faisait.
Mais Jésus, Lui-même, ne les croyait pas, parce qu’Il les connaissait tous.
Car Il n’avait pas besoin qu’on Lui rende témoignage au sujet de l'homme. Lui-même, en effet, savait ce qui est dans l'homme. » Il en arriva à refuser de faire des signes à ceux qui venaient Lui en demander : « Les Pharisiens et les Sadducéens Lui demandèrent de leur montrer un signe du ciel pour Le mettre à l'épreuve. » (Matthieu 16.1 - Marc 8.11) Il devait cependant se résoudre à en accomplir sachant les limites de ce procédé : « Si vous ne voyez ni signes, ni prodiges, vous ne croirez jamais ! » (Jean 4.48) Car il arrivait aussi qu'il s'en suive une véritable conversion, comme pour cet officier royal dont le fils fut guéri : « Le père reconnut alors que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit : "Ton fils est en vie." Il crut par lui-même ainsi que toute sa maison. » (Jean 4.53) Tout un chapitre de l'Evangile selon Jean est consacré à la guérison d'un aveugle qui n'avait rien demandé mais que Jésus a cependant guéri. Au terme de nombreuses discussions avec ses voisins, les Pharisiens et ses parents, Jésus le rejoint et voulut tester la foi de cet homme. Celui-ci finit par proclamer : « Seigneur, je crois ! » (Jean 9.38) Jésus a opéré de multiples guérisons corporelles mais il est évident que les guérisons spirituelles ne peuvent se réaliser sur des individus qui refusent de croire.
N'avoir aucun doute implique une position hermétique qui conduit à des affirmations pour ou contre la foi ... mais probablement pas à des échanges constructifs. L'apôtre Paul écrivait : « Recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. » (Romains 14.19) Une telle recherche suppose nécessairement une communication entre les individus qui sera difficile avec ceux qui s'enferment dans leurs affirmations. L'existence des doutes va moduler notre comportement et définir des niveaux de foi. Car nous pouvons toujours nous efforcer de conforter notre foi par la lecture et la méditation de la Parole de Dieu. Jésus a simplifié cela en identifiant quatre positions dans la parabole du semeur : « Voici ce que signifie cette parabole : la semence, c'est la parole de Dieu.
Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont écouté. Ensuite, vient le diable, et il enlève la parole de leur cœur, de peur qu'ils ne croient et soient sauvés.
Ceux qui sont sur la pierre, sont ceux qui, lorsqu'ils l'entendent, accueillent la parole avec joie. Mais n'ayant pas de racines, ils croient pendant un temps puis s'écartent face à l'épreuve.
Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu mais qui, à cause des soucis, des richesses et des plaisirs de la vie, sont étouffés en cours de route et n'arrivent pas à maturité.
Ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, d'un cœur bon et bienveillant, ont entendu la parole, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. » Une foule nombreuse écoutait Jésus ce jour-là et Ses disciples les plus proches étaient présents. Ce sont eux qui vont par la suite répandre la Parole de Dieu et porter du fruit avec persévérance. Pourtant Jésus leur dira quand ils n'ont pas pu guérir un enfant épileptique : « Parce que vous avez peu de foi. » (Matthieu 17.20) Il sera même plus dur en leur disant : « Génération sans foi, combien de temps serai-je près de vous ? » (Marc 9.19 et Luc 9.41) Et Jésus ajoute : « A vrai dire, si vous aviez une foi de la taille d'un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : "Déplace-toi d'ici à là-bas !" Et elle se déplacerait. Rien ne vous serait impossible. » (Matthieu 17.20) Les doutes des disciples vont se manifester fréquemment bien qu'ils aient vécu aux côtés de Jésus. Et lors de Sa résurrection, quand les femmes sont venues le dire aux apôtres : « Pour eux, ces paroles étaient insensées et ils ne les croyaient pas. » (Luc 24.11 et Marc 16.11) Les récits des évangélistes nous indiquent que les femmes ont affiché une plus grande foi en la résurrection de Jésus : « Elles s’éloignèrent vite du tombeau, avec crainte et grande joie, et coururent l'annoncer à Ses disciples. » (Matthieu 28.8) Un disciple cependant va manifester sa foi quand il voit le tombeau vide : « A ce moment, l'autre disciple qui était arrivé le premier au tombeau entra à son tour. Il vit et il crut. » (Jean 20.8) Le même jour, Jésus va rencontrer deux disciples sur le chemin d'Emmaüs : « Ensuite, Il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui marchaient pour se rendre à la campagne. Ceux-ci rapportèrent la nouvelle aux autres et ils ne furent pas crus. » (Marc 16.12-13 et Luc 24.13) Ce fut donc Jésus en personne qui leur fit la leçon : « Finalement, Il se manifesta aux Onze qui étaient à table. Il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leur cœur parce qu'ils n'avaient pas cru en ceux qui L'avaient vu réveillé. » (Marc 16.14) Mais bien qu'Il leur montre Ses mains et Ses pieds et qu'ils puissent le toucher ... « Sous l'effet de la joie, ils restaient incrédules et s'étonnaient. » (Luc 24.41) Vous pouvez toujours voir, toucher, quand la foi vous fait défaut tout s'embrouille. « Les disciples furent remplis de joie d'avoir vu le Seigneur. » (Jean 20.20) ... et Jésus va les retrouver en Galilée. Cependant : « Quand ils Le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. » (Matthieu 28.17) On songe souvent à Thomas qui a cru après avoir touché les blessures de Jésus, mais manifestement Thomas n'était pas le seul à être dubitatif. Jésus lui dira : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ? Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu ! » (Jean 20.29) Rien d'étonnant, donc, que deux mille ans plus tard le quart ou le tiers des chrétiens, selon les confessions, ne croient pas en la résurrection de Jésus. Qui pourrait leur en tenir rigueur alors que Ses propres apôtres ont eu tant de difficultés à l'admettre !
1.4. Ceux qui ont cru.
« Jésus s'adressa aux Juifs qui avaient cru en Lui :
Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. Ainsi vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Un débat contradictoire s'engage avec eux, le ton monte, et au terme de cette discussion ceux-ci ont, de toute évidence, refusé de demeurer dans la Parole : « Ils ramassèrent alors des pierres pour Lui jeter. Jésus se cacha et sortit du temple. » (Jean 8.59) La rapidité de ce revirement de la part de ceux qui n'ont pas supporté l'enseignement de Jésus prouve à quel point la foi peut être fragile. A l'inverse, nous trouvons un personnage qui a manqué de foi quand l'ange Gabriel lui a parlé. En conséquence : « Alors voici, tu seras muet et tu ne pourras parler jusqu’au jour où tout ceci arrivera, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps. » (Luc 1.20) Il s'agit de Zacharie. L'ange lui avait annoncé que sa femme âgée et stérile aurait un enfant. Zacharie n'a pas cru mais il va se raviser et retrouver la parole : « Alors Zacharie demanda une tablette pour écrire : "Son nom est Jean".
Ils étaient tous stupéfaits. A cet instant, sa bouche s’ouvrit et sa langue se délia. Il parlait, bénissant Dieu. » Zacharie avait compris la leçon et son revirement était positif.
Commençons par les mages qui se sont satisfaits du signe d'un astre : « Où est le roi des Juifs qui est né ? En effet, nous avons vu son astre à l'Orient et nous sommes venus nous prosterner devant Lui. » (Matthieu 2.2) Joseph, pour sa part, s'est contenté d'un rêve pour mettre sa foi en pratique : « Réveillé du sommeil, Joseph fit ce que lui avait prescrit l’ange du Seigneur et prit la femme avec lui. » (Matthieu 1.24) Et c'est de nouveau après un rêve que Joseph décida de quitter l'Egypte : « Celui-ci se leva. Il prit le petit enfant et sa mère et rentra en terre d’Israël. » (Matthieu 2.21) Un tel comportement rappelle celui d'Abram qui obéit par la foi à cette injonction du Seigneur : « Va-t'en ! De ta terre, de ta famille, de la maison de ton père, vers la terre que je te montrerai. » (Genèse 12.1) Et parmis les bienheureux d'avoir écouté la Parole de Dieu, il ne faut pas oublier Elisabeth qui dit à Marie : « Bienheureuse celle qui a cru que ce qui lui a été dit de la part du Seigneur se réalisera. » (Luc 1.45) Aussi Marie s'en remettra-t-elle à la volonté de son fils, Jésus, même si elle ne comprend pas pourquoi : « Quoi qu'il vous dise, faites-le. » (Jean 2.5) S'il est préférable de se méfier de ce que l'on voit afin de mieux écouter, il n'en va de même de ce que le Seigneur voit en nous. C'est ainsi qu'Il identifia un homme de foi chez Nathanaël qui Lui dit aussitôt : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu, c'est toi le roi d'Israël. » (Jean 1.49) Les yeux de la foi dépassent largement notre champ visuel ... « Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois ? Tu verras de plus grandes choses ! » (Jean 1.50) Enfin, pour conclure cet inventaire sommaire de personnages bibliques qui ont su vivre par la foi, n'oublions pas Marie de Béthanie qui préférait écouter Jésus plutôt que de s'adonner à des tâches ménagères secondaires. Aussi le Seigneur dit à sa sœur, Marthe : « Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites beaucoup.
Une seule chose est nécessaire, et Marie a choisi la meilleure part, celle qui ne lui sera pas retirée. »
2. La foi et Jésus.2.1. Un nouveau départ.
Citons l'exemple de Matthieu auquel Jésus a simplement dit : « Suis-moi.
Abandonnant tout, il se leva et Le suivit. » Tous cependant vont s'enfuir lors de l'arrestation de Jésus. Tous ... sauf cet inconnu : « Alors ils Le laissèrent et s'enfuirent tous.
Mais un jeune homme Le suivait, seulement vêtu d'une mince étoffe. Ils se saisirent de lui. Celui-ci, lâchant l'étoffe, s'enfuit nu. » L'appel de la foi implique bien souvent des aventures sans précédent.
« Croyez-vous que je puisse faire cela ? » (Matthieu 9.28) Quand Jésus s'est adressé à deux aveugles qui Le suppliaient de leur rendre la vue, Jésus a posé un préalable : la foi ! Dans d'autres cas, ce sont les malades qui affichent spontanément leur foi, comme ce lépreux qui dit à Jésus : « Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre pur. » (Matthieu 8.2 - Marc 1.40 - Luc 5.12) La foi de cet homme est indiscutable.
Les guérisons posent problème dans la mesure où l'on peut se demander s'il s'agit seulement d'une guérison corporelle ... ou spirituelle ? Jésus dit à un aveugle qu'Il venait de guérir : « Va, ta foi t'a sauvé.
Et aussitôt il retrouva la vue et Le suivit sur le chemin. » Le fait que cet aveugle, ils étaient deux selon Matthieu, aient suivi Jésus, permet de supposer que leur guérison physique s'est accompagnée d'un acte de foi : rejoindre les disciples qui suivaient Jésus. Mais il arrive aussi que ceux qui étaient guéris reprennent le cours de leur vie sans avoir compris que le salut de leurs âmes leur avait échappé. C'est notamment le cas de neuf lépreux sur les dix que Jésus avait guéris. Seul le Samaritain est revenu vers Jésus : « N'avez-vous pas été purifiés tous les dix ? Où sont les neuf autres ?
Aucun n'a été trouvé faisant demi-tour pour rendre gloire à Dieu, sinon cet étranger ? »
Alors Il lui dit : "Lève-toi et va, ta foi t'a sauvé !" »
Confronté à une femme grecque, d'origine syro-phénicienne, qui Lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille, Jésus a accédé à sa requête en Lui disant : « Femme, ta foi est grande. Qu’il en soit pour toi comme tu le veux. » (Matthieu 15.28 et Marc 7.29) Après avoir opposé le fait qu'Il n'était envoyé que pour les brebis perdues de la maison d’Israël, Jésus s'est ouvert au monde païen face à l'humilité de cette femme qui Lui avait répondu : « Seigneur, aussi les petits chiens mangent-ils les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » (Matthieu 15.27 et Marc 7.28)
Les Evangiles nous révèlent plusieurs cas de guérisons en touchant le vêtement de Jésus. Comme cette femme atteinte d'une perte de sang et qui, poussée par la foi, se dit : « Si seulement je touche son vêtement, je serai sauvée. » (Matthieu 9.21 - Marc 5.28 - Luc 8.44) Cette pratique s'est d'ailleurs généralisée : « Ils lui demandaient de toucher seulement la frange de Son vêtement, et tous ceux qui Le touchaient furent sauvés. » (Matthieu 14.36 et Marc 6.56)
Qu'est-ce qu'un intercesseur ? C'est une personne qui intervient en faveur d'une autre personne. « Ils se rendirent à Bethsaïda. On Lui amena un aveugle et ils Le supplièrent de le toucher. » (Marc 8.22) Cet aveugle ne pouvait venir de lui-même et c'est la foi de ceux qui l'ont accompagné qui va permettre sa guérison par Jésus. Un autre exemple est bien plus impressionnant ... « Un paralytique soulevé par quatre hommes fut porté à proximité.
Ils ne pouvaient le porter à travers la foule et découvrirent le toit au-dessus de Lui. Par le trou, ils firent descendre le grabat sur lequel était couché le paralytique.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : "Mon enfant, tes péchés sont pardonnés". » C'est ici la foi des intercesseurs qui a permis non seulement la guérison physique de cet homme mais aussi sa justification.
Heureusement, tout le monde n'a pas besoin de guérisons physiques. Mais tout le monde a besoin de guérisons spirituelles. La pécheresse qui a versé du parfum en abondance sur Jésus, qui embrassait Ses pieds, semble être en bonne santé. Mais son dévouement envers le Seigneur va lui valoir cette Parole : « Ta foi t’a sauvée, va en paix. » (Luc 7.50) Les voies du salut sont ouvertes à tous ceux qui veulent sincèrement les emprunter.
2.2. L'édification par la foi.
De la solidité de ses fondations dépend notre résistance. « Quiconque entend mes paroles et les applique sera semblable à un homme avisé qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée et les fleuves sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés sur cette maison, mais elle n'est pas tombée car elle avait été fondée sur le roc. » Les fondements de la foi selon l'Ancien Testament reposent sur Dieu, Créateur de l'univers, mais avec le Nouveau Testament le Fils, envoyé du Père, définit les nouvelles fondations. Il en va autrement pour ceux qui ne Le reconnaissent pas ! « Et sa parole ne demeure pas en vous, parce que vous ne croyez pas en celui qu’il a envoyé. » (Jean 5.38) Il importe pour le chrétien de rester attaché à Jésus car le fondateur de la nouvelle maison est aussi Celui qui nous héberge : « Demeurez en moi, et moi en vous ! Tout comme le sarment ne peut porter de fruit par lui-même s'il ne demeure sur la vigne, de même, vous ne le pourrez si vous ne demeurez en moi. » (Jean 15.4) Et notre foi envers le Fils vient enrichir notre relation avec le Père en la fondant sur l'amour : « Car le Père Lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé et avez cru que je suis sorti de Dieu. » (Jean 16.27) « Car je leur ai transmis les paroles que Tu m’as données. Ils les ont reçues et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de Toi. Ainsi ils ont cru que Tu m’as envoyé. » (Jean 17.8) La fermeté de cette foi en Christ a permis aux premiers disciples de résumer ainsi leurs convictions, comme le fit Pierre : « Toi, tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Matthieu 16.16 - Marc 8.29 - Luc 9.20 - Jean 6.69)
Sommes-nous en mesure d'affirmer notre foi comme David ? Les apôtres, quand Jésus les envoya en mission, ont reçu des instructions qui découlent de cette conviction de foi : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne possédez ni or, ni argent, ni sou de bronze dans vos ceintures.
Ne prenez pas de besace pour la route, ni deux tuniques, ou sandales, ou bâton. Car l’ouvrier est digne d'être nourri. » Les dons de Dieu ne se monayent pas et le Seigneur, en retour, prend soin de ceux qui Le servent en leur préparant un lieu où ils seront accueillis. Tout ceci repose sur une relation de foi entre le serviteur et Son Seigneur. Des consignes similaires furent donnés ensuite aux 72 disciples envoyés en mission. « Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni bourse, ni sac, ni sandales et ne saluez personne en chemin.
Quand vous entrez dans une maison, dites d'abord : "Paix sur cette maison !"
Si un homme de paix est là, votre paix reposera sur lui. Sinon, au moins, elle vous reviendra. » Depuis deux mille ans, bon nombre de missionnaires sont partis avec une même confiance. Mais nous ne sommes pas tous envoyés en mission. Pour ceux qui restent, Jésus recommande simplement : « Ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain, en effet le lendemain s'inquiètera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu 6.34 et Luc 12.29) Une recommandation qui nous rappelle ce passage de la prière du Notre Père : « Donne-nous aujourd’hui le pain de ce jour. » (Matthieu 6.11) La foi doit nous inciter à considérer qu'il n'est pas nécessaire de prier pour le lendemain mais seulement pour le pain du jour. Cette approche de Matthieu implique une prière quotidienne. Luc, dans sa formulation, permet d'envisager que cette prière ne se répète pas tous les jours sans pour autant demander au Seigneur que l'on accumule de la nourriture : « Donne-nous, chaque jour, notre pain du jour. » (Luc 11.3) Car le propre de notre société moderne de surconsommation c'est de toujours accumuler, souvent par peur du lendemain, mais aussi par habitude. Les plus pauvres ne peuvent agir ainsi, et Jésus s'en est ému, notamment en voyant une femme donner tout ce qu'elle avait en offrande pendant que les riches donnent ce qu'ils ont en trop : « A vrai dire, cette pauvre veuve, elle-même, a mis plus que tous ceux qui ont donné au trésor.
Car ils ont tous donné de leur superflu. Mais elle, dans son indigence, a donné tout son bien, tout ce qu'elle avait pour subsister. » La foi de cette femme dépasse de loin l'engagement de croyants installés dans leur confort.
2.3. Epreuves et persévérance.
Pris dans une tempête sur une fragile embarcation, ils se sont affolés et Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous apeurés, par manque de foi ? » (Matthieu 8.26 - Marc 4.40 - Luc 8.25) Une autre fois, quand Jésus marcha sur l'eau et appela Pierre pour le rejoindre, celui-ci s'avança puis il prit peur quand le vent agita l'eau : « Incrédule, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14.31) La force de la foi de Pierre ne lui a pas permis d'aller plus loin et il aurait dû se souvenir de cette épreuve qu'il n'avait pas surmonté avant de dire au Seigneur : « Même s'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai sûrement pas. » (Matthieu 26.35 - Marc 14.31 - Luc 22.33 - Jean 13.37) La vantardise n'est pas une bonne conseillère et le Seigneur résiste aux prétentieux. Sachant cela, Jésus a prédit que Pierre le renierait trois fois et cela s'est accompli. Quand Pierre en prit conscience : « Il sortit dehors et pleura amèrement. » (Matthieu 26.75 - Marc 14.72 - Luc 22.62 - Jean 18.27) Pierre avait besoin de vivre cette expérience pour avoir une meilleure conscience de ses limites et retrouver l'humilité. Réfléchissons bien avant de nous engager, en paroles comme en actes. Pourrons-nous tenir nos promesses ? Serons-nous capables d'aller jusqu'au bout de nos engagements ?
Il arrive que des évènements promis s'accomplissent peu de temps après. Peu avant Son Ascension, Jésus dit aux disciples de rester à Jérusalem : « Et moi je vous enverrai ce que mon Père a promis. Restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut. » (Luc 24.49) Ils ont attendu une dizaine de jour avant que ne se réalise cette promesse déjà formulée par ailleurs en ces termes : « Celui qui croit en moi, comme dit l'Ecriture : "Des fleuves d’eau vive couleront de son sein".
Il évoquait ainsi l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui, car l’Esprit n’était pas encore venu. Jésus n’avait pas encore été glorifié. » L'effusion de la Pentecôte fut rapide, mais souvent des chrétiens prient longuement et sans recevoir l'Esprit Saint, ou toutes autres requêtes qu'ils ont formulées. Il faut donc être persévérants dans la foi, le Seigneur sait ce dont nous avons besoin. « Il leur dit une parabole sur la nécessité de prier en tout temps sans se décourager. » (Luc 18.1) Cette parabole sur un juge et une veuve laisse entendre que tôt ou tard le Seigneur se manifestera. « Et Dieu ne vengerait pas ses élus qui patientent en l'implorant jour et nuit ? » (Luc 18.7) Mais cet exemple, qui se réfère au jugement final, permet d'envisager que l'accomplissement sera peut-être effectif après la mort et la résurrection. « C’est pourquoi, vous aussi, soyez prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas. » (Matthieu 24.44) Soyons prêts, fidèles au poste qui nous a été assigné, dans l'attente de Son retour, de Son Royaume, de Son jugement. Ne cherchons pas à sauver cette vie qui, tôt ou tard, devra de toutes façons s'achever. « Celui qui cherchera à préserver sa vie la perdra. Par contre, celui qui la perdra la sauvera. » (Luc 17.33) Si nous sommes justifés par notre foi, notre salut dépend de notre persévérance dans nos œuvres. « Celui qui restera ferme jusqu’à la fin, lui sera sauvé. » (Matthieu 24.13 - Marc 13.13 - Luc 21.19)
2.4. Vainqueur par la foi.
« Joseph d'Arimathée, un éminent conseiller, arriva. Lui aussi attendait le Royaume de Dieu. Il osa entrer chez Pilate et demanda le corps de Jésus. » (Matthieu 27.57-58 - Marc 15.43 - Luc 23.50-52 - Jean 19.38) Joseph d'Arimathée a, d'une part, osé réclamer le corps à Pilate, mais surtout il s'est exposé aux représailles des Juifs qui pouvaient ne pas apprécier que l'on honore la dépouille de Jésus.
Notre niveau de foi est toujours insuffisant, nous ne pouvons nous en satisfaire. Prions comme les apôtres : « Les apôtres dirent au Seigneur : "Augmente notre foi !" Le Seigneur dit alors :
Si vous aviez de la foi comme une graine de moutarde, vous auriez-dit à ce sycomore : "Déracine-toi et plante-toi dans la mer", et il vous aurait obéi. » Notons que Jésus ne leur a pas délivré pour autant un mode d'emploi pour accroître la foi. Il faut chercher une réponse ailleurs à cette requête ...
« Je vous ai parlé maintenant avant que cela arrive. Ainsi, quand cela arrivera, vous croirez. » (Jean 14.29) Jésus répond ici à la requête des apôtres car c'est en annonçant préalablement ce qui allait s'accomplir qu'Il allait accroître la foi des disciples quand ils prendraient conscience que Jésus avait raison.
La parabole du berger expose la relation entre Jésus et Ses disciples. C'est une relation de confiance réciproque ... « Il appelle par leur nom ses propres brebis et les conduit dehors.
Quand il les a toutes fait sortir, il marche devant elles et les brebis le suivent parce qu'elles connaissent sa voix. »
C'est cette même relation de foi entre les disciples qui doit les inciter à unir leurs forces dans la prière : « Si deux d'entre vous se sont accordés sur la terre au sujet de quoi que ce soit, ce qu'ils demanderont leur sera accordé par mon Père céleste.
En effet, là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux ! »
Armés d'une telle foi, les disciples peuvent envisager d'accomplir des miracles comme au temps de Jésus : « Tout ce que vous demanderez par la prière, dans la foi, vous le recevrez. » (Matthieu 21.22)
Jésus a ressuscité Lazare par la foi, Il a vaincu la mort et Il nous invite, par notre propre foi, à vaincre notre mort : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il est mort, vivra ! » (Jean 11.25)
La foi n'est pas prisonnière de l'espace-temps car elle permet de dépasser cette dimension en nous projetant dans le futur : « Aussi je vous dis que tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et cela vous sera accordé ! » (Marc 11.24)
« Oui, à vrai dire, celui qui croit en moi, celui-là fera aussi les œuvres que je fais. Il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que je vais au Père. » (Jean 14.12) Entendre Jésus nous dire que nous pourrions accomplir des œuvres plus grandes que celles du Fils de Dieu dépasse l'entendement. Il est difficilement envisageable qu'il en soit ainsi en ce monde, dans notre nature charnelle. Pourtant, Jésus l'a dit ... et Il croit en ce qu'Il dit !
« Oui, à vrai dire, si un homme n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu. » (Jean 3.3) On ne naît pas avec la foi, car celle-ci suppose la conversion d'un individu conscient ce qui lui permettra de porter un regard différent sur le monde et de discerner ce qui est invisible au commun des mortels : le Royaume de Dieu. Rappelons ici que la foi est « la démonstration des réalités invisibles. » (Hébreux 11.1) Cette conversion c'est la nouvelle naissance, ou baptême de l'Esprit Saint : « Oui, à vrai dire, nul s'il n'est engendré d'eau et d'Esprit ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. » (Jean 3.5) Si nous sommes engendrés d'eau lors de notre naissance physique, notre nouvelle naissance spirituelle devrait nous conduire à tout miser sur le Royaume éternel : « Le Royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. Un homme l'ayant trouvé, il le cache, et dans sa joie, il s'en va et vend tout ce qu'il a pour acheter ce champ. » (Matthieu 13.44) C'est dans ce but que Jésus s'est incarné et sacrifié : afin que notre foi nous délivre du péché qui règne sur ce monde matérialiste. « Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils, l'Unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3.16) Ayant reçu le baptême spirituel dans la foi, nous pouvons fructifier en nous-mêmes et autour de nous en annonçant le Royaume de Dieu : « Celui qui boit de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif. Car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau d'où jaillira la vie éternelle. » (Jean 4.14) Croire ou ne pas croire Dieu est un choix individuel. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. Mais celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, car la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3.36) La foi en Dieu n'est pas le produit du baptême d'eau que l'on peut recevoir et le salut ne découle pas de ce baptême mais d'une foi active. « Celui qui a cru et est baptisé sera sauvé. Mais celui qui est incrédule sera condamné. » (Marc 16.16) Il est évident que l'homme sur la croix auquel Jésus a dit : « A vrai dire, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23.43) ... cet homme n'a pu descendre de sa croix pour se faire baptiser. C'est la foi en Jésus qui l'a sauvé ! Le baptême d'eau ne sauve personne et, administré à des individus conscients, il va simplement être un support de témoignage émanant de celui ou celle qui se fait baptiser. Témoigner fait partie de la mission du croyant, comme le fit Jean quand il dit à propos de l'Evangile : « Celui qui a vu cela en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai. Et il sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi, vous croyiez. » (Jean 19.35) Les Evangiles et les autres textes du Nouveau Testament sont des témoignages de foi pour annoncer la vie éternelle en Jésus Christ : « Jésus accomplit bon nombre d'autres signes devant Ses disciples, lesquels n'ont pas été écrits dans ce livre.
Ceux-ci ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et afin que, en croyant, vous ayez la vie en Son nom. » Il importe donc que les disciples relayent le message de la foi à tous les peuples et en tous temps : « On proclamera en son nom la conversion et la rémission des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Vous en êtes les témoins. » (Luc 24.47-48) Il nous dit auparavant : « L'amour ne succombe jamais. Les prophéties ? Elles seront abolies. Les langues ? Elles cesseront. La connaissance ? Elle sera abolie.
Mais que vienne la perfection, et ce qui est partiel sera aboli. » Cela signifie que l'amour, la foi et l'espérance sont des valeurs éternelles. C'est sur ces bases indestructibles que s'édifie le Royaume de Dieu. |
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