Evangile de Jésus Christ

Eschatologie et résurrection




Pourquoi associer la résurrection à l'eschatologie ?

Eschatologie vient du grec "eskhatos", un mot qui désigne ce qui se trouve à l'extrémité, en dernier.

L'eschatologie est donc une approche théologique sur les temps de la fin.

Or la résurrection des morts suivie du jugement dernier s'inscrivent dans des temps eschatologiques.

Pour les chrétiens, on peut considérer que les temps de la fin commencent là où s'arrêtent les prophéties bibliques, donc au Ier siècle de notre ère.

Le dernier livre de la Bible canonique étant celui de l'Apocalypse selon Jean, cet ouvrage va nous servir en parallèle de cette étude sur l'eschatologie et la résurrection à partir des Evangiles.

1. Deux mille ans d'histoire sainte ...

Qu'est-ce que l'histoire sainte ?

C'est un récit intemporel qui croise ponctuellement les temps historiques tels que les humains les ont perçus et interprétés.

De ce fait, ce que l'histoire humaine pourra retenir omettra souvent ce que l'histoire sainte a pu révéler pour ceux qui peuvent le percevoir.

L'histoire sainte commence avec la Genèse, et les deux mille ans qui nous séparent depuis la révélation du Christ forment une première tranche accomplie des enseignements eschatologiques des Evangiles.

La seconde tranche, non accomplie, sera étudiée en seconde partie.

1.1. Au temps de Jésus.

1.1.1. Les résurrections du fait de Jésus.

De Son vivant, dans Son enveloppe corporelle, Jésus a ressuscité des morts.

Voici quelques exemples de personnes réputées décédées ... et que Jésus considérait simplement comme endormies.

Dans une ville appelée Naïn, on portait en terre un mort, fils unique dont la mère était veuve. Jésus s'approcha du cercueil et dit :

« Jeune homme, je te le dis, réveille-toi ! » (Luc 7.14)

Le jeune homme était bien mort, mais le croyant assimile cet état au sommeil, dans l'attente d'un réveil que l'on qualifie de résurrection.

Jaïre était responsable d'une synagogue. Sa fille de douze ans était mourante et Jaïre est venu chercher Jésus.

Arrivés sur place, elle était morte mais Jésus la ressuscita en prenant sa main et Il dit énergiquement :

« "Talitha koum", ce qui se traduit par : Petite fille, je te le dis, réveille-toi ! » (Marc 5.41 - Matthieu 9.25 - Luc 8.54)

Un troisième exemple est des plus mémorables : c'est celui de Lazare de Béthanie qui était mort depuis quatre jours.

Jésus cria d'une forte voix :

« Lazare, viens dehors ! » (Jean 11.43)

Si Jésus s'est exprimé avec énergie, d'une voix forte, ce n'était pas parce que Lazare était sourd mais pour exercer Son autorité sur la mort.

Jésus a ressuscité des morts de Son vivant ... et Sa mort suivie de Sa résurrection a suscité une réaction en chaîne :

« Les tombeaux s’ouvrirent, et de nombreux corps de saints endormis se relevèrent.

Sortis des tombeaux après Sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à beaucoup de gens. » (Matthieu 27.52-53)

La résurrection de Jésus est le facteur déclenchant d'une première résurrection de masse.

Quand Il a envoyé Ses apôtres en mission, Jésus les a invités à en faire autant :

« Guérissez les malades, réveillez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. » (Matthieu 10.8)

Les Evangiles ne nous disent pas s'ils ont réveillé des morts, mais les Actes des Apôtres nous informent que Paul l'a fait au moins une fois :

« Assis sur la fenêtre, un jeune homme nommé Eutychos, s’endormit profondément pendant le long discours de Paul. Entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut soulevé mort.

Paul descendit, se pencha sur lui et le prit dans ses bras. Il dit :

Ne vous inquiétez pas, car son âme est en lui ! » (Actes 20.9-10)

L'autorité sur la mort, cette puissance de la foi, était à l'œuvre ...


1.1.2. Que Ton règne vienne !

Que signifient nos prières ?

Répété des milliards de fois depuis deux mille ans, le Notre Père ne doit pas être une récitation traditionnelle mais un acte de foi.

Lorsque nous disons ...

« Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton Règne vienne. » (Matthieu 6.9-10 et Luc 11.2)

... nous émettons le vœu que les temps de la fin arrivent, avec tout ce que cela implique d'épreuves préalables.

C'est une prière qui a un sens eschatologique et si Jésus a insisté pour qu'il en soit ainsi c'est bien parce qu'Il veut nous associer au Royaume de Dieu.

1.2. De la Pâque à la résurrection de Jésus.


1.2.1 La résurrection de Jésus.

Les enseignements de Jésus sont souvent imprégnés de considérations eschatologiques, à commencer par celles qui Le concernaient quand Il annonçait les temps de Sa fin sur terre ... avant Son retour :

« Voici, j'expulse des démons et j'accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, mais au troisième jour j’aurai fini.

En effet, il faut que je marche aujourd’hui, demain, et le jour suivant, car il n'est pas possible qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. » (Luc 13.32-33)

La Pâque approchait et Jésus savait ce qui devait s'accomplir à Jérusalem ... et ensuite :

« En effet, de même que Jonas passa trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre. » (Matthieu 12.40)

Ces trois jours entre Sa mort et Sa résurrection n'ont été anticipés ni par Ses adversaires, ni par Ses disciples.

Lui seul savait ...

« Jésus leur répondit : "Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai."

Les Juifs dirent alors : "Ce temple a été construit en quarante-six ans. Et toi, en trois jours, tu le relèverais ?"

Mais Il parlait du temple de Son corps.

C’est pourquoi, quand Il fut relevé d'entre les morts, Ses disciples se rappelèrent qu’Il avait dit cela, et ils crurent à l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite. » (Jean 2.19-22)

Qui aurait pu comprendre ces paroles ?

« Encore un peu, et vous ne me verrez plus, puis, peu de temps après, vous me verrez. » (Jean 16.16)

Après Sa mort, les grands-prêtres et les Pharisiens ont craint que le corps de Jésus ne soit enlevé par Ses disciples et sont allés voir Pilate :

« Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, quand il était encore vivant : "Après trois jours, je me relèverai." » (Matthieu 27.63)

Mais la garde du tombeau n'a pas empêché Jésus d'en sortir ...


1.2.2. L'Ascension.

Jésus avait annoncé Sa mort, Sa résurrection, et laissé entendre qu'Il serait ensuite enlevé auprès du Père :

« Quand le Fils de l'homme sera élevé, alors vous reconnaîtrez que moi, "Je suis", et que je ne fais rien de moi-même. Car je dis ce que le Père m'a enseigné. » (Jean 8.28)

« Quant à moi, quand je serai élevé de la terre, je les attirerai tous. » (Jean 12.32)

Car afin d'engager ce processus d'évangélisation, il fallait auparavant que le Fils rejoigne le Père au jour de l'Ascension ... avant la venue du Paraclet.

1.3. Le temps de l'Eglise.


1.3.1. Le temps de l'évangélisation.

Avant Son départ, Jésus a fait cette promesse aux disciples :

« Et moi je prierai le Père. Il vous donnera un autre Intercesseur, afin qu’il soit éternellement avec vous.

C'est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, car il ne Le voit pas et ne Le connaît pas. Vous, vous Le connaissez, car Il demeure auprès de vous et Il est en vous. » (Jean 14.16.17)

Quand Il était présent sur terre, Jésus faisait directement fonction d'intercesseur auprès du Père.

Après Son départ, c'est à l'Esprit Saint, l'Esprit de vérité, qu'il incombe de représenter Jésus au sein des disciples.

Cet Intercesseur, appelé aussi Défenseur ou Paraclet (en grec "parakletos") est invisible au monde, mais seulement perceptible par ceux qui le reçoivent.

« Mais moi, je vous dis la vérité : il est préférable pour vous que je parte. Car si je ne pars pas, le Défenseur ne viendra pas à vous. Mais si je pars, je vous L'enverrai. » (Jean 16.7)

Cette effusion de l'Esprit s'est réalisée depuis la Pentecôte, Jésus ayant recommandé aux disciples de rester à Jérusalem dans ce but :

« Et moi je vous enverrai ce que mon Père a promis. Restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut. » (Luc 24.49)

Ainsi pouvait commencer le temps de l'évangélisation du monde, non sans se heurter aux forces hostiles ...

« Ils vous excluront des synagogues, et même l’heure vient où, quiconque vous tuera, croira rendre un culte à Dieu. » (Jean 16.2)

Les apôtres ne vont pas échapper à ces persécutions, à commencer par Pierre que Jésus a prévenu :

« Oui, à vrai dire, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même et tu allais où tu voulais. Mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains et un autre te ceindra pour t'entraîner là où tu ne voudras pas. » (Jean 21.18)

En apprenant cela, Pierre s'est inquiété de ce qu'il adviendrait de Jean :

« Seigneur, et lui, que deviendra-t-il ? » (Jean 21.21)

On ignore quelle fut la fin de Jean, mais tout porte à croire qu'il fut exilé sur l'île de Patmos comme nous l'indique (Apocalypse 1.9) :

« Moi, Jean, votre frère et votre compagnon dans l'épreuve, le Royaume et la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. »

Quant aux autres disciples, la mission d'évangélisation qui s'est engagée depuis deux mille ans se poursuit encore de nos jours ...

« Comme Tu m'as envoyé dans le monde, je les envoie de même dans le monde. » (Jean 17.18)


1.3.2. Le Judaïsme depuis deux mille ans.

Jésus s'est clairement prononcé sur les perspectives eschatologiques qui s'annonçaient pour le peuple juif, peuple élu de la première alliance.

Certes, Caïphe, un grand-prêtre, avait formulé cette prophétie :

« Calculez donc qu'il est avantageux, pour vous, qu'un seul homme meure pour le peuple afin que la nation entière ne périsse. » (Jean 11.50)

En disant cela, Caïphe et ceux qui l'écoutaient ont probablement songé au peuple juif et à la nation d'Israël.

Mais il faut élargir le champ de cette prophétie.

Effectivement, il est avantageux pour l'humanité pécheresse qu'un seul homme meure afin que l'humanité entière ne périsse.

Mais si l'on rapproche cette prophétie du Plan de Dieu, le peuple juif n'ayant pas reçu le Fils de Dieu, la parabole des vignerons nous enseigne ceci :

« Aussi je vous dis que le Royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une Nation qui produira Ses fruits. » (Matthieu 21.43 - Marc 12.9 - Luc 20.16)

Cette perspective de déchéance du peuple juif a conduit Jésus à se lamenter sur le sort qui attendait les fils et filles de la première alliance ...

« Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et lapide ceux qui lui sont envoyés. Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, à la manière d'une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !

Voici, votre maison vous sera laissée déserte.

Car, je vous le dis, vous ne me verrez sûrement plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !"» (Matthieu 23.37-39 et Luc 13.34-35)

Suivant cette perspective eschatologique, le peuple juif n'est pas irrémédiablement condamné comme Paul l'écrivait par ailleurs :

« Or, si leur faute a fait la richesse du monde, et leur échec la richesse des païens, quelle plénitude à venir pour eux !

Car si leur mise à l'écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie ? » (Romains 11.12 & 15)

Comme le reste de l'humanité, tous devront tôt ou tard s'incliner devant Jésus lors de Son retour en disant :

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Mais dans un premier temps, ce qui devait se réaliser est devenu effectif en l'an 70 quand les Romains ont mis la ville à sac et détruit le Temple de Jérusalem :

« Ils feront table rase de toi, de tes enfants au milieu de toi, et ne laisseront pas pierre sur pierre en toi, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée. » (Luc 19.44)

Puis les Juifs se sont dispersés dans le monde ...

1.4. Approches eschatologiques.


1.4.1. La grande tribulation.

Si les Juifs ont connu bien des tribulations depuis deux mille ans, et même avant, l'humanité dans son ensemble va connaître des temps très difficiles.

Jésus ne nous invite pas à nous défiler devant ce temps d'épreuves mais à montrer de la persévérance ...

« Celui qui restera ferme jusqu’à la fin, lui sera sauvé. » (Matthieu 24.13 - Marc 13.13 - Luc 21.19)

Il y a un préalable incontournable à ces évènements :

« Car il faut d'abord que l'Evangile soit proclamé à toutes les nations. » (Marc 13.10)

Il semble cependant que l'on puisse distinguer deux phases dans cette grande épreuve.

La seconde phase nous semble plus redoutable que la première :

« En effet il y aura alors une grande détresse, telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu'à présent. Assurément, cela ne se reproduira pas. » (Matthieu 24.21 - Marc 13.19)

Mais déjà, au regard de l'état actuel de notre monde, nous voyons poindre les prémices de ce qui doit advenir avec les conséquences du changement climatique ...

« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse parmi les peuples inquiets du fracas de la mer et des flots.

Les hommes seront défaillants de crainte dans l’attente de ce qui surviendra sur le monde habité, car les puissances des cieux seront ébranlées. » (Luc 21.25-26)


1.4.2. L'enlèvement de l'Eglise.

C'est au terme de cette période de grande tribulation que Jésus nous annonce :

« Il enverra ses anges avec la grande trompette et, des quatre vents, ils rassembleront ses élus d'une extrémité à l'autre des cieux. » (Matthieu 24.31 - Marc 13.27)

Jésus a en effet promis par ailleurs :

« Après vous avoir préparé une place, je reviendrai pour vous prendre auprès de moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. » (Jean 14.3)

Cet évènement est concomitant avec le retour du Seigneur.

2. Les temps eschatologiques.

2.1. L'avènement du Royaume de Dieu.


2.1.1. La parousie.

« Alors le signe du Fils de l'homme se manifestera dans le ciel et toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine. Elles verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel en puissance et pleine gloire. » (Matthieu 24.30 - Marc 13.26)

La seconde venue du Seigneur ou Parousie, en grec "parousia" signifie présence, est annoncée plusieurs fois dans les Evangiles et de diverses façons.

Quand Jésus s'adressa aux premiers disciples, Il leur dit :

« Oui, à vrai dire, vous verrez le ciel s'ouvrir et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. » (Jean 1.51)

Il a ensuite illustré Son propos en évoquant le retour du Maître et en disant :

« Aussi, vous, soyez prêts, car le Fils de l'homme va venir à l'heure à laquelle vous ne pensez pas. » (Luc 12.40)

Puis une parabole sur deux serviteurs évoque ce même retour et la satisfaction de voir un des deux serviteurs avoir fait preuve de persévérance :

« Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera agissant de la sorte. » (Luc 12.43 et Matthieu 24.46)

Une autre parabole, celle des dix vierges, met en scène cinq insensées et cinq sages qui s'entendent dire à la fin :

« Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. » (Matthieu 25.13)

Les dix vierges ignoraient quand aurait lieu la Parousie ... et nous n'en savons pas plus !

« Au sujet de ce jour et de cette heure, personne ne sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais seulement le Père.

En effet, l’avènement du Fils de l’homme rappellera les temps de Noé. » (Matthieu 24.36-37 et Luc 17.26)

Et quand les Pharisiens l'ont interrogé à ce sujet, Jésus leur a répondu :

« Car le jour du Fils de l'homme sera comme l'éclair qui jaillit dans le ciel et brille au travers.

Mais il faut d'abord qu'il ait beaucoup souffert et soit rejeté par cette génération. » (Luc 17.24-25)

Approchant du terme de Sa mission sur terre, Jésus a affronté Ses accusateurs en leur disant :

« Cependant, je vous dis que vous verrez désormais le Fils de l’homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » (Matthieu 26.64 - Marc 14.62 - Luc 22.69)

Mais cette perspective ne se réalisera que dans un futur qui n'est pas encore accompli.

Aussi Jésus a pu dire devant Pilate :

« Pour l'instant, mon royaume n’est pas ici. » (Jean 18.36)


2.1.2. Le Royaume de Dieu.

« Pour l'instant, mon royaume n’est pas ici. » (Jean 18.36)

Si le Royaume de Dieu n'est pas sur terre ... quelle est sa nature ?

Jésus s'est exprimé plusieurs fois à ce sujet de différentes façons mais nous allons ici nous intéresser à la perpective eschatologique du Royaume de Dieu.

La parabole sur le pardon va nous y aider. Elle commence ainsi :

« Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. » (Matthieu 18.23)

Le Seigneur va pardonner à un serviteur mais celui-ci va se révéler incapable d'en faire autant envers un autre serviteur.

De ce fait, il sera exclu du Royaume de Dieu et Jésus conclut ainsi :

« Ainsi, c’est ce que mon Père céleste vous fera si chacun de vous ne pardonne à son frère, de tout son cœur. » (Matthieu 18.35)

Le pardon est un pilier du Royaume de Dieu. Rappelons que la prière du Notre Père nous invite à ouvrir notre cœur, dans la perspective de notre accès au Royaume :

« Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous les pardonnons à nos débiteurs ... » (Matthieu 6.12 et Luc 11.4)

Cependant, l'ouverture des portes du Royaume n'est pas uniquement conditionnée au pardon. Il faut aussi s'efforcer de s'améliorer dans la vie courante ...

« Si ta main ou ton pied te fait trébucher, coupe-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer dans la vie manchot ou boiteux que d'être jeté dans le feu éternel en ayant deux mains ou deux pieds.

Et si ton œil te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer borgne dans la vie que d'être jeté dans la géhenne de feu en ayant deux yeux. » (Matthieu 18.8-9)

Jésus est-il excessif quand Il parle ainsi ou est-ce seulement Matthieu qui a retenu de tels propos ?

Non, nous trouvons l'équivalent chez Marc :

« Si ta main est une cause de scandale, coupe-la ! Il vaut mieux pour toi entrer manchot dans la vie, plutôt que de s'en aller avec les deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas.

Si ton pied est une cause de scandale, coupe-le ! Il vaut mieux pour toi entrer estropié dans la vie, plutôt que d'avoir les deux pieds et d'être jeté dans la géhenne.

Et si ton œil est une cause de scandale, arrache-le ! Il vaut mieux pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu plutôt qu'être jeté avec les deux yeux dans la géhenne. » (Marc 9.43-47 et Matthieu 5.29-30)

Il est arrivé à Jésus de dire que tous nos péchés seront pardonnés sauf le blasphème contre l'Esprit (Matthieu 12.31 et Marc 3.28-29) mais bon nombre d'enseignements laissent peser la crainte que le Royaume de Dieu se ferme pour beaucoup, sinon tous, à défaut d'avoir une attitude irréprochable.

« Vous serez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5.48)

La perfection est-elle compatible avec notre nature humaine ?

Luc nous donne une autre approche de cette perfection attendue des disciples :

« Soyez compatissants autant que votre Père est compatissant. » (Luc 6.36)

Nous comprenons alors qu'il ne s'agit pas d'être parfait ... mais de tendre vers la perfection !

Car la véritable nature du Royaume de Dieu : c'est la perfection.

2.2. Les choix du libre arbitre.


2.2.1. Perspectives de jugement.

Il nous incombe donc d'assumer nos choix : se satisfaire de la médiocrité en ce monde ... ou tendre vers la perfection.

Jésus nous a indiqué la marche à suivre :

« Qui vous accueille m'accueille, et celui qui m'accueille, accueille Celui qui m'a envoyé.

Qui accueille un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.

Et quiconque donne à un seul de ces petits une coupe d'eau fraîche en sa qualité de disciple, ma foi, je vous le dis, il ne risque pas de perdre sa récompense. » (Matthieu 10.40-42)

Accueillir pour être ensuite accueilli dans le Royaume de Dieu, nos actes répondront de nous :

« Car on donnera à celui qui a tout fait, et il sera dans l’abondance. Par contre, celui n’ayant rien fait, on lui enlèvera même ce qu’il a. » (Matthieu 25.29 et Luc 19.26)

Donner afin que l'on vous donne en retour lors du jugement, la parabole du riche qui ignora le pauvre Lazare toute sa vie est édifiante sur ce point.

Dans le séjour des morts, le riche s'entend dire :

« Mon enfant, souviens-toi, tu as reçu tes biens pendant ta vie et Lazare autant de maux. Maintenant, par contre, lui est consolé ici pendant que toi tu es torturé.

De plus, entre nous et vous, un vaste abîme a été établi afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous ne le puissent pas, et que l'on ne puisse traverser de là-bas vers nous. » (Luc 16.25-26)

Un fossé sépare ceux qui demeurent attachés aux valeurs de ce monde de ceux qui ont choisi le Royaume de Dieu.

Certes, ces derniers seront méprisés, ridiculisés, persécutés ... cependant :

« N'ayez aucune crainte de ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l'âme. Mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne. » (Matthieu 10.28 et Luc 12.5)

Car ceux qui ont persécuté les justes devront en assumer les conséquences :

« Ainsi retombera sur vous tout le sang des justes répandu sur la terre depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, le fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l'autel. » (Matthieu 23.35 et Luc 11.50-51)

Ceux qui ont fermé leurs portes à la Parole de Dieu auront raté l'occasion de s'approcher du Royaume de Dieu :

« Quand vous entrez dans une ville où l'on ne vous reçoit pas, allez sur leurs places et dites :

"Même la poussière de votre ville collée à nos pieds, nous l'essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez que le Royaume de Dieu s'est approché."

Je vous dis que pour Sodome, au temps venu, il y aura plus de tolérance que pour cette ville. » (Luc 10.10-12)

Les uns comme les autres s'exposent à un jugement à la hauteur de leurs actes :

« Malheureuse es-tu Chorazin ! Malheureuse es-tu Bethsaïda ! Car si les actes renversants arrivés parmi vous étaient arrivés à Tyr et à Sidon, elles se seraient converties depuis longtemps, revêtues de sac et assises dans la cendre.

Ainsi, pour Tyr et Sidon, le jugement sera plus supportable que pour vous.

Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel ? Jusqu'en enfer tu descendras ! » (Luc 10.13-15 et Matthieu 11.21-24)

Quant aux autres, qui auront su reconnaître en Jésus leur sauveur, cette Parole est pour eux :

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père céleste. Mais quiconque me renie devant les hommes, je le renie aussi devant mon Père céleste. » (Matthieu 10.32-33 et Luc 12.8-9)

En effet, comme le proclamait Job, submergé par les épreuves :

« Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, Mon témoin est dans les lieux élevés. » (Job 16.19)

Le Royaume de Dieu s'approche ... et le temps du jugement aussi.

Heureux ceux qui ont compris que le monde est prêt pour la moisson.


2.2.2. La moisson.

« Ainsi, le Royaume de Dieu est comme un homme qui aurait semé en terre.

Qu'il dorme ou qu’il soit éveillé, nuit et jour, la semence germe et grandit sans qu’il sache comment.

Spontanément, la terre porte du fruit. D’abord de l’herbe, ensuite l’épi, puis plein de blé dans l'épi.

Quand le fruit est mûr, on passe la faucille, car la moisson est prête. » (Marc 4.26-29)

Nous ignorons le jour et l'heure où la moisson s'accomplira, mais quoi qu'il en soit nul n'empêchera que cela arrive.

Le bon grain aura poussé aux côtés du mauvais ...

« Laissez croître les deux ensemble jusqu’à la moisson, et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs :

Recueillez d’abord les ivraies, et liez-les en bottes pour les brûler, mais rassemblez le blé dans mon grenier. » (Matthieu 13.30)

Les disciples demandèrent alors à Jésus d'expliquer cette parabole, et Il précisa ceci :

« La moisson, c’est la fin des temps. » (Matthieu 13.39)

Mais ce n'était pas suffisant, une autre parabole était nécessaire, celle du filet :

« Ainsi en sera-t-il à la fin des temps, les anges sortiront et sépareront les méchants des justes. » (Matthieu 13.49)

La fin des temps est une notion difficile à expliquer ... car il n'y a probablement pas de fin des temps qui se traduirait par un arrêt de l'horloge universelle.

Ce qui va prendre fin, c'est le temps tel que nous le vivons dans un monde où le Royaume de Dieu ne peut s'épanouir.

2.3. Les résurrections.


2.3.1. Une première résurrection ?

« Les tombeaux s’ouvrirent, et de nombreux corps de saints endormis se relevèrent.

Sortis des tombeaux après Sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à beaucoup de gens. » (Matthieu 27.52-53)

Matthieu est le seul à évoquer cette résurrection de saints qui, probablement, sont ensuite décédés dans l'attente d'une ultime résurrection.

Mais ce qui attire l'attention dans cet évènement, c'est qu'il nous annonce une autre résurrection des saints énoncée comme suit vers la fin de la Bible :

« Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas d'emprise sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et règneront avec Lui pendant mille ans. » (Apocalypse 20.5)

Cette première résurrection est celle qui précède l'instauration du Royaume de Dieu sur la terre pour mille ans.

Certains seront ainsi surpris de se réveiller avant les autres, car la mort est un sommeil et les siècles s'écoulent comme quelques minutes.

C'est pourquoi Jésus a pu dire au brigand qui s'est repenti sur la croix :

« A vrai dire, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23.43)

Cet homme était un pécheur repenti, converti aux dernières heures de sa vie.

C'est ainsi que nombreux sont ceux qui le rejoindront dans le Royaume des cieux :

« Je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant et se mettront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le Royaume des cieux.

Mais les fils du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres à l'extérieur. » (Matthieu 8.11-12)

Nombreux aussi ceux qui, issus du peuple élu, n'ont pas reconnu Jésus et l'ont condamné :

« Il y aura des pleurs et des grincements de dents lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu alors que vous serez jetés dehors.

Puis il en viendra du levant et du couchant, du nord et du sud pour se mettre à table dans le Royaume de Dieu.

Ainsi, il y a des derniers qui seront premiers et des premiers qui seront derniers. » (Luc 13.28-30)

Les premiers seront les derniers, Jésus l'a répété plusieurs fois :

« Beaucoup de premiers seront les derniers, et de derniers les premiers. » (Matthieu 19.30 - Marc 10.31 - Luc 18.29-30)

Il a aussi illustré son propos avec la parabole du repas des noces :

« Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. » (Matthieu 22.2 et Luc 14.16)

Et pour conclure cette parabole, Jésus nous dit :

« En effet, beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » (Matthieu 22.14 et Luc 14.24)

Mais Il a également dit ceci lors de Son dernier repas avec Ses apôtres :

« Je vous déclare que je ne boirai plus, dorénavant, de ce fruit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père. » (Matthieu 26.29 - Marc 14.25 - Luc 22.18)

A cet instant, Jésus songeait peut-être à ce repas de noces que nous retrouvons en (Apocalypse 19.7) :

« Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, rendons-Lui gloire, car voici la noce de l’Agneau, et Son épouse s’est préparée. »

Un repas probablement réservé à ceux qui auront eu la joie de prendre part à la première résurrection ... les premiers, c'est-à-dire l'Eglise de Jésus-Christ, épouse de l'Agneau de Dieu.

Quant aux derniers, ils connaîtront la seconde résurrection.


2.3.2. La seconde résurrection.

Jésus nous a livré cet aperçu de la résurrection et de la vie qui s'en suivra :

« Les gens de ce monde prennent des femmes et des maris.

Mais ceux qui seront jugés dignes du monde à venir et de la résurrection d'entre les morts ne prendront ni femmes ni maris.

Ils ne peuvent plus mourir, parce qu’ils sont pareils aux anges, et qu’ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection.

Que les morts se réveillent, Moïse l'a aussi indiqué devant le buisson quand il appelle le Seigneur "le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac et Dieu de Jacob".

Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui tous sont vivants. » (Matthieu 22.29-32 - Marc 12.24-27 - Luc 20.34.38)

Jésus fonde le principe de la résurrection sur la rencontre de Moïse avec le Seigneur (Exode 3.6) et nous révèle que le processus de multiplication des humains sera désormais terminé car ils seront immortels et assexués.

Qu'en est-il de ceux qui ne seront pas « jugés dignes du monde à venir et de la résurrection » ?

Est-il envisageable que certains ne ressuscitent pas ?

« Comme le Père réveille les morts et redonne la vie, le Fils aussi donne la vie à qui Il veut. » (Jean 9.21)

Si ce verset peut laisser entendre que la vie éternelle est réservée à ceux qui seront retenus par le Seigneur, le verset suivant implique cependant que tout le monde soit réveillé des morts :

« Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient ou tous entendront Sa voix dans les tombeaux.

Et ils en sortiront. Ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui ont mal agi ressusciteront pour le jugement. » (Jean 9.28-29)

Ce sera le temps de la rétribution :

« En effet, il te sera donné en retour à la résurrection des justes. » (Luc 14.14)

Ce sera le temps de la justice de Dieu :

« Et Dieu ne vengerait pas ses élus qui patientent en l'implorant jour et nuit ?

Je vous dis qu'il leur fera justice bien vite. » (Luc 18.7-8)

Ce sera le temps de la reconnaissance pour les plus humbles :

« Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. » (Luc 18.14)

Ce sera le temps de la seconde résurrection et du jugement selon les œuvres :

« Je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Un autre livre fut ouvert, celui de la vie. Les morts furent jugés, selon ce qui était écrit dans les livres, en fonction de leurs œuvres. » (Apocalypse 20.12)

2.4. Un autre monde ...


2.4.1. Le jugement selon les œuvres.

En quoi consiste le jugement selon les œuvres ?

Matthieu nous a livré une prédication édifiante de Jésus à ce sujet en Matthieu 25.31-46.

Les justes s'entendront dire, bien qu'ils n'aient pas connu Jésus du temps de leur vivant, des paroles telles que celles-ci :

« En effet, j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire. J’étais étranger et vous m’avez recueilli.

J’étais nu et vous m’avez vêtu. J’étais malade et vous m’avez rendu visite. J’étais en prison et vous êtes venus vers moi. » (Matthieu 25.35-36)

Ceux-ci ont pratiqué les règles de l'amour du prochain sans même avoir entendu l'Evangile !

Ils rejoindront ceux qui ont été justifiés par leur foi :

« Or la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est de ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.

C'est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils, et croit en lui, ait la vie éternelle. Et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6.39-40)

Eux ont cru au sacrifice de Jésus pour expier leurs péchés :

« Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour que le monde vive. » (Jean 6.51)

Pour avoir suivi Jésus, ils connaîtront la vie éternelle à Ses côtés :

« Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent.

Je leur donne la vie éternelle et elles ne périront jamais. Personne ne les ravira de ma main. » (Jean 10.27-28)

Le jugement selon les œuvres ne concerne pas celui qui s'est engagé sur cette voie :

« Car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau d'où jaillira la vie éternelle. » (Jean 4.14)


2.4.2. La vie éternelle.

Jésus dit un jour aux Juifs qui l'interrogeaient :

« Oui, à vrai dire, avant qu'Abraham ne soit, moi "Je suis". » (Jean 8.58)

En se nommant "Je suis", Jésus se réfère au Père qui s'est manifesté à Moïse en disant :

« Je suis qui je serai. » (Exode 3.14)

Ainsi Dieu révèle Son intemporalité et Jésus revendique le même statut.

Et pour étayer Sa démonstration, Jésus nous dit que Son existence était antérieure à celle d'Abraham.

Car pour le Seigneur, la vie éternelle n'a ni commencement, ni fin.

Et Son règne est appelé à s'inscrire aussi dans l'éternité :

« Il règnera sur la maison de Jacob pour toujours, et son règne n’aura pas de fin. » (Luc 1.33)

Cette intemporalité est plus qu'un attribut du Seigneur, c'est un commandement qui régit Son existence :

« Et je sais que son commandement est la vie éternelle. » (Jean 12.50)

Il veut associer à ce commandement ceux qui seront à Ses côtés ... pour toujours ...

« Voici, Moi je suis avec vous tous les jours jusqu'à l'achèvement des temps. » (Matthieu 28.20)

Maintenant, sommes-nous prêts ?

Le Royaume de Dieu est déjà parmi nous si nous avons reçu l'onction de l'Esprit Saint que Jésus a promis d'envoyer à Ses disciples.

Mais ceci ne nous dispense pas d'œuvrer pour nous tendre vers la perfection.

Nous serons ainsi préparés pour vivre au mieux l'achèvement des temps de la fin.

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Récapitulatif

des versets cités

dans leurs contextes

1 ... Luc 7.11-17

2 ... Marc 5.21-43

3 ... Matthieu 9.18-26

4 ... Luc 8.40-56

5 ... Jean 11.1-46

6 ... Matthieu 27.45-56

7 ... Matthieu 10.5-15

8 ... Matthieu 6.5-15

9 ... Luc 11.1-4

10 ... Luc 13.31-33

11 ... Matthieu 12.38-42

12 ... Jean 2.13-22

13 ... Jean 16.16-33

14 ... Matthieu 27.62-66

15 ... Jean 8.21-30

16 ... Jean 12.27-36

17 ... Jean 14.14-31

18 ... Jean 16.5-10

19 ... Luc 24.44-49

20 ... Jean 16.1-4

21 ... Jean 21.15-19

22 ... Jean 21.20-25

23 ... Jean 17.1-26

24 ... Jean 11.47-57

25 ... Matthieu 21.33-46

26 ... Marc 12.1-12

27 ... Luc 20.9-19

28 ... Matthieu 23.37-39

29 ... Luc 13.34-35

30 ... Luc 19.41-44

31 ... Matthieu 24.1-14

32 ... Marc 13.1-13

33 ... Luc 21.5-19

34 ... Matthieu 24.15-35

35 ... Marc 13.14-31

36 ... Luc 21.20-33

37 ... Jean 14.1-14

38 ... Jean 1.35-51

39 ... Luc 12.35-40

40 ... Luc 12.41-48

41 ... Matthieu 24.45-51

42 ... Matthieu 25.1-13

43 ... Matthieu 24.36-44

44 ... Luc 17.26-37

45 ... Luc 17.20-25

46 ... Matthieu 26.57-68

47 ... Marc 14.53-65

48 ... Luc 22.63-71

49 ... Jean 18.28-38

50 ... Matthieu 18.21-35

51 ... Matthieu 18.5-10

52 ... Marc 9.43-50

53 ... Matthieu 5.27-32

54 ... Matthieu 12.31-32

55 ... Marc 3.28-30

56 ... Matthieu 5.38-48

57 ... Luc 6.27-36

58 ... Matthieu 10.40-42

59 ... Matthieu 25.14-30

60 ... Luc 19.11-27

61 ... Luc 16.19-31

62 ... Matthieu 10.26-31

63 ... Luc 12.2-7

64 ... Matthieu 23.13-36

65 ... Luc 11.42-54

66 ... Luc 10.1-12

67 ... Luc 10.13-16

68 ... Matthieu 11.20-24

69 ... Matthieu 10.32-33

70 ... Luc 12.8-9

71 ... Marc 4.26-29

72 ... Matthieu 13.24-30

73 ... Matthieu 13.36-43

74 ... Matthieu 13.47-52

75 ... Luc 23.26-43

76 ... Matthieu 8.5-13

77 ... Luc 13.22-30

78 ... Matthieu 19.27-30

79 ... Marc 10.28-31

80 ... Luc 18.28-30

81 ... Matthieu 22.1-14

82 ... Luc 14.15-24

83 ... Matthieu 26.26-29

84 ... Marc 14.22-25

85 ... Luc 22.14-20

86 ... Matthieu 22.23-33

87 ... Marc 12.18-27

88 ... Luc 20.27-40

89 ... Jean 9.1-41

90 ... Luc 14.12-14

91 ... Luc 18.1-8

92 ... Luc 18.9-14

93 ... Matthieu 25.31-46

94 ... Jean 6.22-50

95 ... Jean 6.51-59

96 ... Jean 10.22-42

97 ... Jean 4.1-42

98 ... Jean 8.31-59

99 ... Luc 1.26-38

100 ... Jean 12.37-50

101 ... Matthieu 28.16-20