« N'offrez pas une occasion au diable. » (Ephésiens 4.26)
Car le diable aime les ténèbres de la nuit, il peut agir sur nos états d'âmes lorsque nous dormons, sans défense, sans la conscience qui peut lui ordonner de se retirer.
Mais pour cela, encore faut-il avoir la foi.
Cette foi qui permit à Jésus de se maîtriser ... tout en se relâchant si nécessaire !
« Venez à moi vous tous qui peinez d'avoir été chargés. Moi, je vous donnerai le repos !
Portez mon joug sur vous et écoutez-moi. Car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos en vos âmes.
En effet, mon joug est aisé à porter et mon fardeau est léger. »
(Matthieu 11.28-30)
Parmi les peines dont nous pouvons nous décharger figure la colère.
Ne vous couchez pas sur votre amertume mais priez Jésus de vous en décharger et Il vous donnera le repos.
Tel est le traitement qu'Il préconise contre la colère.
Il est cependant préférable de s'être déchargé de sa colère bien avant d'aller se coucher ... et, autant que possible, de ne pas s'être mis en colère.
« Mais moi je vous dis que quiconque est en colère contre son frère sera passible du tribunal ; celui qui dit à son frère : "Sot !" sera passible du Sanhédrin ; et celui qui lui dit : "Fou !" sera passible de la géhenne du feu.
Donc, si tu présentes ton offrande à l’autel, et là tu te rappelles que ton frère a quelque chose contre toi :
Laisse là ton offrande devant l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; et en revenant présente ton offrande. »
(Matthieu 5.22-24)
Ni colère, ni injures ... et si cela vous a échappé, ne tardez pas à vous réconcilier !
Ne vous emprisonnez pas dans la colère comme le frère du fils perdu qui n'a pas supporté que son père ait fêté son retour :
« Il se mit en colère et ne voulut pas entrer. Son père sortit et le pria avec insistance. » (Luc 15.28)
Ce père qui nous prie avec insistance de pardonner pour effacer la colère, n'est-ce pas notre Père qui nous invite à la sagesse par la voie de l'Esprit Saint qui nous habite ?
Il faut être conscient que la colère peut nous pousser à tuer, comme Caïn qui fut jaloux de son frère Abel, ou Hérode qui ne supporta pas avoir été trompé :
« Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, fut extrêmement en colère et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous dans Bethléhem et dans tout son territoire, selon l'époque qu'il s’était fait préciser auprès des mages. » (Matthieu 2.16)
2. Jésus en colère.
Jésus a pu dire ... « Car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos en vos âmes. » (Matthieu 11.29)
... Il n'en demeure pas moins sensible à la colère :
« Les regardant tour à tour avec colère, affligé par l'endurcissement de leur cœur, Il dit à l'homme : "Tends la main."
Il l'étendit et sa main fut rétablie. »
(Marc 3.5)
Cela se passait dans une synagogue un jour de sabbat et on voulait L'accuser s'Il guérissait ce jour là un homme dont la main était paralysée.
Jésus les a regardés en colère, affligé par leur indifférence à l'égard des souffrances de cet homme.
Il s'est aussi mis en colère face à Pierre qui voulait s'opposer à Son sacrifice.
« Va-t'en hors de ma vue, Satan ! Tu me scandalises, car tu ne vois pas les choses de Dieu mais les choses des hommes. » (Matthieu 16.23 - Marc 8.33)
Et Jésus passera de la colère à la violence face aux vendeurs dans le Temple de Jérusalem :
« Jésus entra dans le temple et expulsa tous ceux qui vendaient et achetaient dans le temple. Il renversa les tables des changeurs et les sièges des vendeurs de colombes. » (Matthieu 21.12 - Marc 11.15 - Luc 19.45 - Jean 2.15)
Cet évènement a particulièrement marqué les esprits puisque les quatre évangélistes en témoignent.
La colère, voire la violence, sont-elles compatibles avec le Dieu d'amour ?
Dieu est patient, et Jésus n'avait pas pour mission de juger le monde mais de le sauver.
Aussi, quand des Samaritains on refusé de L'accueillir avec Ses disciples qui préconisaient de faire descendre le feu du ciel, « Il se retourna pour les réprimander. » (Luc 9.55)
Pourtant, peu de temps après, Il dira à propos des villes qui refusèrent de les accueillir :
« Je vous dis que pour Sodome, au temps venu, il y aura plus de tolérance que pour cette ville. » (Luc 10.12)
Au temps venu ... c'est-à-dire lors du jugement du monde.
Alors la colère de Dieu s'exprimera pleinement pour ceux qui n'ont pas compris le langage de l'amour ...
« Si quelqu'un adore la bête et son image et reçoit sa marque sur son front ou sur sa main, il boira lui aussi du vin de la fureur de Dieu, celui qui est versé sans mélange dans la coupe de Sa colère. » (Apocalypse 14.9-10)
Texte mis à jour le 02/11/2023
