Traduction Louis Segond 1910
1 L'ancien, à Gaïus, le bien-aimé, que j'aime dans la vérité.
2 Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme.
3 J'ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité.
4 Je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité.
5 Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers,
6 lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l'Eglise. Tu feras bien de pourvoir à leur voyage d'une manière digne de Dieu.
7 Car c'est pour le nom de Jésus-Christ qu'ils sont partis, sans rien recevoir des païens.
8 Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d'être ouvriers avec eux pour la vérité.
9 J'ai écrit quelques mots à l'Eglise ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point.
10 C'est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu'il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l'Eglise.
11 Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu.
12 Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius ; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai.
13 J'aurais beaucoup de choses à t'écrire, mais je ne veux pas le faire avec l'encre et la plume.
14 J'espère te voir bientôt, et nous parlerons de bouche à bouche.
Que la paix soit avec toi ! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun en particulier.
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Nouvelle traduction de la Bible
1. L'ancien à Gaïus, le bien-aimé, que j'aime en toute vérité.
2. Bien-aimé, je te souhaite de prospérer en tous domaines et de te porter bien. Que ton âme soit aussi dans la prospérité.
3. Car j'ai éprouvé une grande joie à l'arrivée des frères qui ont rendu témoignage en vérité à ton sujet, notamment comment tu marches dans la vérité.
4. Je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité.
5. Bien-aimé, tu marches selon la foi par tes actes en faveur des frères, même s'ils sont étrangers.
6. Ils ont rendu témoignage de ton amour devant l'Eglise. Tu feras bien de pourvoir à leurs besoins en vue de leur voyage d'une manière digne de Dieu.
7. En effet, ils se sont mis en route pour le Nom, sans rien recevoir des païens.
8. Nous nous devons donc de les accueillir correctement, afin de collaborer à la diffusion de la vérité.
9. J’ai écrit quelques mots à l’Eglise, mais Diotrèphe, qui aime à tout diriger, ne nous reçoit pas.
10. Aussi, si je viens, je rappellerai les actes qu’il commet. Il se répand contre nous en méchants propos et, non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Eglise.
11 Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu, celui qui fait le mal n’a pas connu Dieu.
12. Pour Démétrius, tout le monde lui rend un bon témoignage, même la vérité ! Alors nous aussi, rendons-lui témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai.
13. J’ai beaucoup de choses à t’écrire, mais je ne veux pas le faire avec l’encre et la plume.
14. J’espère donc te voir bientôt, et nous parlerons de vive voix.
15. Que la paix soit avec toi ! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun en particulier.
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Allez jusqu'au bout de l'Evangile !
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Commentaires et annotations
Versets 1 à 15 : L'esprit sectaire
La diffusion de l'enseignement de Jésus s'est rapidement accompagnée de dérives en tous genres. L'une d'elle, et non des moindres, consiste à voir une Eglise se fermer au monde, sous l'emprise d'un "gourou".
Diotrèphe semble être de ceux-ci et Jean envisage d'intervenir à l'encontre de cette attitude (verset 10).
Soucieux de l'influence qu'il exerce sur une communauté de croyants, celui qui est animé d'un esprit sectaire entend maintenir son emprise en refusant les contacts extérieurs susceptibles de mettre en péril son autorité.
Le meilleur moyen de ne pas être contesté n'est-il pas de se couper du monde ?
Toutefois, cette attitude a des limites car le "gourou" a besoin d'une clientèle. Aussi certaines sectes n'hésitent pas à recruter en allant de portes en portes pour diffuser leurs enseignements.
Jean nous conseille au sujet de ces manipulateurs :
« Si quelqu'un se présente à vous sans apporter cet enseignement, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. » (2 Jean 10)
Cette mise en garde doit nous permettre de mieux apprécier nos interlocuteurs. Sont-ils animés par l'Esprit de l'Evangile ou par une démarche de recrutement sectaire ?
Une Eglise qui ouvre ses portes ouvre son cœur. Elle peut ainsi bénéficer des apports de l'extérieur, positifs ou négatifs.
Le négatif peut mettre en péril le fonctionnement de l'Eglise car nul n'est à l'abri des agissements de l'Adversaire.
Mais en se repliant sur soi, on ne peut que dépérir.
L'esprit sectaire n'a pas sa place dans l'Eglise de Dieu.
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