Paul était confronté à des réactions d'hostilité mettant en cause son ministère.
Comment réagir dans de telles situations ?
Les réactions humaines sont fréquentes, même de la part de chrétiens profondément ancrés dans la foi.
Mais l'essentiel du combat spirituel doit se fonder sur la prière qui ouvre la porte aux oeuvres de l'Esprit.
Le combat spirituel doit porter du fruit en se fondant sur « ... l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ... » (Galates 5.22-23)
C'est au fruit que l'on reconnaît l'arbre.
Si le combat spirituel se fonde sur la chair au lieu de l'Esprit, il produira « l'immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l'adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l'envie, l'ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre. » (Galates 5.19-21)
Cette " production " en terme de résultat ne sera pas le reflet d'un combat au nom de l'Esprit Saint mais au bénéfice de l'Adversaire.
On peut identifier la nature du combat qui a été mené en observant les fruits qu'il produit et il est également possible d'identifier ce qui anime l'esprit du " combattant ".
Certains se présentent parfois en se disant porteur d'un mandat " de Dieu ".
Pour identifier ces " envoyés ", il faut être attentif à ce qu'ils produisent.
Mais il faut faire vite ... car la " production " peut être très dommageable.
Pour limiter les dégâts, il y a un moyen de reconnaître ces " faux prophètes " du combat spirituel, car bien souvent ils se recommandent eux-mêmes, aussi prétentieux que l'ange déchu qui les manipule.
L'humilité est un signe distinctif du véritable " homme de Dieu " :
« Certes, nous n'aurions pas l'audace de nous prétendre égaux ou même comparables à certains qui se recommandent eux-mêmes ! La mesure avec laquelle ils se mesurent, c'est eux-mêmes, et ils ne se comparent à rien d'autre qu'à eux-mêmes. N'est-ce pas là une preuve de leur folie ? » (2 Corinthiens 10.12)
Fort de son expérience dans ce domaine, Paul pouvait conclure : « Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, c'est celui que le Seigneur recommande. » (2 Corinthiens 10.18)