Lecture de la Bible au quotidien


La chute de la cité
et le repas de noce

Livre de l'Apocalypse (19.7 ~ Traduit du grec) :

« Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse,

rendons-Lui gloire, car voici la noce de l’Agneau,

et Son épouse s’est préparée. »

Lecture du

29 Décembre



« Elle est tombée, elle est tombée, la grande Babylone ! » (verset 2)

Lorsque Jean reçut cette vision, la cité de Babylone ne jouait plus guère de rôle dans le monde antique.

Le centre du monde méditerranéen, à cette époque, c'est Rome.

Aussi la chute de la "grande cité" peut annoncer le déclin de l'empire romain après les "invasions barbares" qui commenceront au IVe siècle.

Mais la "chute" de l'empire romain, tout comme la déchéance de Babylone ont été progressifs, sans commune mesure avec la violence et la soudaineté des évènements relatés dans ce chapitre de l'Apocalypse.

Lorsque la "grande cité", la "grande prostituée", est présentée à Jean, celui-ci déclare :

« En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement. » (Apocalypse 17.6)

Et les explications de l'ange vont permettre de comprendre que ce que l'on nomme Babylone n'est autre que Rome :

« Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. » (Apocalypse 17.9)

Cette femme, cette "grande prostituée", symbolise la cité de Rome, édifiée sur sept collines, ce qui lui vaut le qualificatif de "cité aux sept collines".

C'est dans les arènes romaines que de nombreux martyrs chrétiens furent exécutés :

« On a trouvé chez toi le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre. » (verset 24)

Mais c'est malheureusement aussi au nom de la "sainte église romaine" que les croisades, l'Inquisition, les persécutions, les conversions forcées et autres crimes furent commandités au cours des siècles qui ont suivi sur toute la terre contre tout ce qui ne répondait pas aux injonctions ou aux dogmes religieux de Rome.

A l'époque de la réforme protestante, amorcée au XVe siècle, les réformateurs entendaient notamment dénoncer la corruption de toute la société engendrée par le commerce des indulgences :

« Malheur de malheur pour la grande cité revêtue de lin fin, de pourpre et d'écarlate, qui était couverte d'or, de pierres précieuses et de perles. » (verset 16)

Mais cette corruption ne concerne pas que l'église romaine, elle touche toutes les couches de la société depuis toujours, indépendamment des courants religieux ou non religieux.

Alors pourquoi Rome ?

Le siège de la papauté ne se devait-il pas d'être exemplaire ?

Faut-il pour autant en conclure que c'est bien sur cette cité romaine que va fondre l'anéantissement total tel qu'il est annoncé au verset 21 ?

« C'est ainsi que sera violemment précipitée la grande cité de Babylone, et personne ne la retrouvera plus. »

Singulièrement, cette prophétie se recoupe avec une autre prophétie qui n'a jamais fait l'objet d'un démenti de la part de l'église romaine.

Il s'agit de la "prophétie des papes", dite de saint Malachie, que la papauté n'a ni validée, ni condamnée, tout en s'y référant implicitement.

La dernière prophétie concernant le dernier pape est la suivante :

« Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations.

Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. »

La source d'inspiration de cette prophétie est très discutable car il est peu probable qu'elle émane du dénommé Malachie qui vécut au XIIe siècle.

C'est à la fin du XVIe qu'elle est "découverte".

Soumise aux cardinaux lors d'un conclave en 1590, en pleine guerre de religion entre catholiques et protestants, elle ne sera pas pour autant jugée hérétique bien qu'elle annonce l'anéantissement de Rome.

Alors, quel crédit apporter à tout ceci ?


La chute de la grande cité

Livre de l'Apocalypse

Traduit du grec : versets 18.1 à 18.24

1. Après cela, je vis un autre ange qui descendait du ciel. Il avait un grand pouvoir et la terre fut illuminée de sa gloire.

2. Il s'écria d'une voix forte : "Elle est tombée, elle est tombée, la grande Babylone ! Elle est devenue la demeure de démons, le repaire de tout esprit impur, de tout oiseau impur, et elle en fut haïe.

3. Car toutes les nations se sont abreuvées du vin de sa fureur de prostitution, et les rois de la terre se sont prostitués avec elle. Les marchands de la terre se sont enrichis de son luxe démesuré."

4. J'entendis une autre voix qui disait dans le ciel : "Sortez, mon peuple, fuyez-là, afin de ne pas vous compromettre dans ses péchés, pour ne pas subir les fléaux qui lui sont destinés.

5. Car ses péchés sont montés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses injustices.

6. Payez-là comme elle a payé et rendez-lui le double de ses œuvres. Dans la coupe de ses compromissions, mélangez-lui le double !

7. Autant elle s'est glorifiée en étalant son luxe, autant vous lui donnerez de tourment et de deuil. Car dans son cœur elle se dit : "Je trône en reine et ne suis point veuve, je ne risque pas de connaître le deuil".

8. De ce fait, les fléaux fondront sur elle en un seul jour : mort, deuil, famine, et elle sera consumée par le feu, car Il est puissant le Seigneur Dieu qui l'a jugée.

9. Les rois de la terre pleureront et se frapperont la poitrine à cause d'elle quand ils verront la fumée qui l'embrase, car ils se sont prostitués avec elle en étalant leur luxe.

10. Ils se tiendront à distance car ils redouteront de tels tourments et diront : "Malheur de malheur, la cité de la grande Babylone, cette puissante cité, il a suffi d'une heure pour que vienne ton jugement !"

11. Les marchands de la terre pleureront et seront en deuil à cause d'elle, car plus personne n'achètera leurs cargaisons.

12. Des cargaisons d'or et d'argent, de pierres précieuses, de perles, de lin fin, de pourpre, de soie, d'écarlate, toutes sortes de bois parfumés et d'objets en ivoire, en bois précieux, en bronze, en fer, en marbre.

13. De la canelle, de l'amome, des parfums, de la myrrhe, de l'encens, du vin, de l'huile, de la fleur de farine, du froment, du gros bétail, des moutons, des chevaux, des chars et des hommes, corps et âmes.

14. Le temps des fruits que ton âme désirait s'est éloigné de toi, tous ces luxes, toutes ces splendeurs sont perdus à jamais et nul de les retrouvera.

15. Les marchands qui s'étaient enrichis de tout ceci se tiendront à distance par crainte de tels tourments en pleurant dans le deuil.

16. Ils diront : "Malheur de malheur pour la grande cité revêtue de lin fin, de pourpre et d'écarlate, qui était couverte d'or, de pierres précieuses et de perles.

17. En une heure, toute cette richesse n'est plus que ruine !" Et tous les capitaines, tous les matelots qui naviguent de port en port comme tous ceux qui vivent de la mer se tinrent à distance.

18. Ils s'écriaient en voyant la fumée de l'incendie qui l'embrasait : "Qui était comparable à la grande cité ?"

19. Alors ils se jetèrent de la poussière sur la tête en criant, pleurant, portant le deuil, en disant : "Malheur de malheur pour la grande cité. Tous les armateurs se sont enrichis de son opulence et en une heure elle est ruinée."

20. "Que le ciel se réjouisse de sa ruine ! Ainsi que les saints, les apôtres et les prophètes, car Dieu l'a jugée en vous rendant justice."

21. Puis un ange puissant souleva une pierre semblable à une énorme meule et la jeta dans la mer en disant : "C'est ainsi que sera violemment précipitée la grande cité de Babylone, et personne ne la retrouvera plus.

22. On n'entendra plus chez toi le son des cithares, des musiciens, des joueurs de flûtes et de trompettes. On ne trouvera plus chez toi d'artisan de tous métiers, et le bruit de la meule ne s'entendra plus chez toi.

23. La lumière de la lampe ne luira plus chez toi et l'on n'entendra plus la voix du fiancé et de sa fiancée, parce que tes marchands, qui étaient les plus grands de la terre, ont séduit toutes les nations par ton ensorcellement.

24. De plus, on a trouvé chez toi le sang des prophètes, des saints, et de tous ceux qui furent immolés sur la terre."



Les noces de l'Agneau

Livre de l'Apocalypse

Traduit du grec : versets 19.1 à 19.21

1. Après cela, j'entendis comme la voix d'une foule innombrable dans le ciel qui disait : "Alleluia ! Le salut, la gloire et la puissance sont à notre Dieu.

2. Ses jugements sont vrais et justes car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre de sa prostitution, et Il a vengé le sang de Ses serviteurs qu'elle avait fait couler."

3. Et ils dirent une seconde fois : "Alléluia ! Et sa fumée s'élève aux siècles des siècles."

4. Les vingt-quatre vieillards et les quatre animaux se prosternèrent pour adorer Dieu, qui siège sur le trône, en disant : "Amen ! Alléluia !"

5. Une voix sortit du trône en disant : "Louez notre Dieu, vous tous Ses serviteurs, ceux qui Le craignent, les petits comme les grands.

6. Et j’entendis comme la voix d’une foule nombreuse, un bruit de grandes eaux, un vacarme de coups de tonnerre, disant : "Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans Son règne.

7. Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, rendons-Lui gloire, car voici la noce de l’Agneau, et Son épouse s’est préparée.

8. Et il lui a été donné d'être revêtue d’un lin fin, éclatant et pur. Car le lin fin, ce sont les œuvres justes des saints."

9. Quelqu'un me dit : "Ecris : Heureux ceux qui sont appelés au dîner de noce de l’agneau." Puis il me dit : "Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu."

10. Je tombai à ses pieds pour me prosterner, mais il me dit : "Garde-toi de le faire ! Je suis un serviteur comme toi et tes frères qui portent le témoignage de Jésus. Prosterne-toi devant Dieu ! Car le témoignage de Jésus, c'est l’esprit de la prophétie."

11. Je vis le ciel ouvert, apparut alors un cheval blanc sur lequel était assis Celui que l'on nomme Fidèle et Véritable. Il juge et combat pour la justice.

12. Ses yeux flamboient comme du feu et Sa tête porte de multiples diadèmes avec un nom inscrit, que personne ne connaît, sinon Lui.

13. Il est revêtu d'un manteau qui a été trempé de sang et Il se nomme la Parole de Dieu.

14. Les armées du ciel le suivent sur des chevaux blancs, revêtues de lin fin, blanc et pur.

15. De Sa bouche sort une épée acérée, pour en frapper les nations et Il les mènera paître avec une verge de fer. C'est Lui qui foule la cuve du vin de la colère ardente du Dieu Tout-Puissant.

16. Il porte sur Son manteau et sur Sa cuisse l'inscription d'un nom : Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

17. Je vis un ange debout dans le soleil qui criait d'une voix forte à tous les oiseaux qui volaient au zénith : "Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu !

18. Venez manger les chairs des rois, des chefs d'armées, des puissants, des chevaux et de ceux qui les montent, de tous les hommes libres ou esclaves, petits et grands."

19. Je vis la bête, les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour faire la guerre à Celui qui est assis sur le cheval et à Ses armées.

20. Et la bête fut capturée, ainsi que le faux prophète qui, en accomplissant des signes devant elle, avait séduit ceux qui avaient reçu la marque de la bête et se prosternaient devant son image. Tous deux furent jetés vivants dans l'étang de feu embrasé de soufre.

21. Les autres furent tués par l'épée de Celui qui montait le cheval, celle qui sortait de Sa bouche, et tous les oiseaux se rassasièrent de leurs chairs.

Livre de l'Apocalypse : 20.1 à 21.27 >>>


LE LIVRE DE

L'APOCALYPSE

Pour en savoir

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L'Eglise est l'épouse de l'Agneau, c'est-à-dire du Christ.

Jésus commença l'une de Ses paraboles ainsi : « Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. » (Matthieu 22.2)

Le repas de noce de l'Agneau de Dieu est à la fois un support pour des allégories, comme les paraboles, et une perspective de joie pour tous ceux qui ont la foi et espèrent y être conviés.

L'invitation à ce repas sera collective, destinée à « Son épouse », et individuelle dans la mesure où chaque invité sera membre de l'Eglise.

« En effet, ton époux, c’est celui qui t’a faite, et son nom est l'Eternel, le maître de l’univers ; celui qui te rachète, c’est le Saint d'Israël, et on l’appelle Dieu de toute la terre. » (Ésaïe 54.5)

En quelques mots, Ésaïe a défini qui était l'Époux, le Saint d'Israël, le Messie qui s'est incarné en la personne de Jésus, plus de six siècles après cette prophétie, pour nous racheter.

Pour ce qui est de l'épouse, laissons parler un autre prophète :

« C'est pourquoi voici, je veux l'attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur. » (Osée 2.16)

Osée a en partie vécu à la même époque que le prophète Ésaïe, et ce qu'il a reçu du Seigneur visait "l'épouse", le peuple de Dieu.

Mais l'évocation du désert, si elle rappelle le séjour des Hébreux au temps de Moïse, ne trouve ensuite aucune correspondance dans l'histoire d'Israël.

Par contre, si l'on se tourne vers l'Eglise, son "enlèvement" doit la conduire au désert : « La femme s'enfuit au désert où Dieu lui a préparé un lieu afin qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. » (Apocalypse 12.6)

Pendant ce séjour au désert, lieu de refuge et de purification, le Seigneur parlera « à son cœur ».

Trois ans et demi sont nécessaires pour être aptes à vivre un millénaire auprès du Seigneur (Apocalypse 20.6), tout comme ce millénaire est nécessaire pour se préparer à la vie éternelle.

C'est ainsi que s'annonce le repas de noce entre l'épouse et l'Agneau, entre l'Eglise et Son Seigneur... un mariage non de raison mais un mariage dans l'amour, un mariage pour l'éternité !

« En ce jour-là, dit l'Eternel, tu m'appelleras : Mon mari !

Et tu ne m'appelleras plus : Mon maître ! » (Osée 2.18)

Cependant, une condition est requise pour être invité :

« Et il lui a été donné d'être revêtue d’un lin fin, éclatant et pur. Car le lin fin, ce sont les œuvres justes des saints. » (verset 8)

Le Seigneur parle à notre cœur pour nous inciter à accomplir des œuvres justes.

Il est ensuite écrit au verset 9 :

« Heureux ceux qui sont appelés au dîner de noce de l’agneau. »

Ce repas est un dîner.

Il se tiendra donc un soir, comme la Cène... mais n'est-ce pas ce soir-là que Jésus dit, il y a bientôt deux mille ans :

« Je vous déclare que je ne boirai plus, dorénavant, de ce fruit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père. » (Evangile selon Matthieu 26.29)

Depuis, « Son épouse s’est préparée » en Son absence à ce repas institué lors de la Cène en Sa mémoire.

Nous attendons avec impatience le carton d'invitation...


La noce de l'Agneau

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